EDITORIAL
Lors de sa réunion du 14 juin dernier, le Comité Directeur de la Fédération a confirmé, sur la base d'un projet présenté par les responsables du Département Développement, sa volonté de s'engager dans une meilleure prise en compte des dimensions touristiques, éducatives et sociales de la voile.
S'appuyant pour cela sur le travail déjà réalisé depuis 10 ans, et en particulier sur les solides fondations que constitue le réseau des Ecoles Françaises de Voile, mais aussi celui des Stations Voile, ce projet s'attache à :
1.Clarifier les objectifs de la politique à engager, qui sont de développer et d'organiser la voile socio-éducative et touristique, mais aussi de mieux former tous nos pratiquants et de défendre leurs intérêts.
2.Préciser les actions à mener en matière de tourisme et de loisir : l'amélioration de la qualité de l'enseignement dans nos EFV, mais aussi la promotion de nouveaux concepts à développer pour permettre une plus grande accessibilité de la pratique de la voile, avec le souci constant de l'indispensable adaptation de notre offre aux attentes des clientèles touristiques.
3.Assurer, au travers d'une convention avec le Ministère de l'Education Nationale, et la mise en place de chartes de qualité au plan départemental, la pérennisation des activités de voile à l'école.
4.Proposer des actions concrètes pour que notre sport puisse mieux participer au besoin d'insertion sociale de nombreux jeunes en difficulté.
5.Réaliser les outils qui aideront nos structures affiliées, mais aussi nos relais au plan départemental ou régional que sont les ligues et les comités départementaux, à réussir cette politique de développement. Ce sont les dossiers de la formation professionnelle, de la convention collective, de la fiscalité, de l'aide à la gestion, du groupement d'achats, de la promotion, etc.
6.Enfin, quantifier les moyens financiers et humains indispensables à la réussite du projet, moyens à obtenir autour de réorientations au sein du budget fédéral, mais aussi et surtout en générant des moyens financiers nouveaux découlant de l'élargissement de notre champ d'action.
La réussite de cet ambitieux projet ne peut s'envisager sans la mise en place d'une véritable politique de régionalisation. Partant de cet évident constat, il a été proposé et voté le principe de la répartition des missions entre le niveau national et le niveau régional. Sachant que si nous voulons des régions motivées, nous devons convaincre, déléguer, et répartir non seulement les actions, mais aussi les ressources financières indispensables à leur réalisation.
Cette volonté fédérale est d'ores et déjà concrétisée par la possibilité offerte aux régions de mettre en oeuvre le Passeport Voile qui, s'il les responsabilise dans la gestion d'un titre fédéral, leur donne aussi la possibilité de développer leurs ressources financières pour mener leurs actions. Sept ligues sont aujourd'hui engagées dans cette politique de décentralisation, plusieurs autres les rejoindront dès 1998.
Tous ces points ont constitué l'essentiel des travaux et réflexions du premier colloque du développement qui s'est déroulé à Granville du 5 au 8 novembre 1997. Vingt-et-une ligues y étaient représentées, confirmant ainsi l'intérêt que portent nos régions à cette politique de développement.
Par ailleurs, tout en concentrant les travaux de ce colloque sur nos champs d'action privilégiés, il a aussi été fortement réaffirmé que notre conception de la pratique de la voile est globale, qu'il n'y a pas une bonne façon de faire du bateau, que ce sport soit pratiqué dans un cadre sportif, touristique ou éducatif, peu importe, l'important c'est de naviguer.
C'est dans ce souci permanent de cohérence qu'a été retenu le principe d'une collaboration avec le Département Compétition sur, en particulier le domaine charnière que constituent la politique Jeunes et le fonctionnement de nos écoles de sports, mais aussi au travers d'une meilleure utilisation de l'image de nos compétiteurs de haut niveau qui sont les vecteurs privilégiés de la promotion de nos activités. Ce supplément de la lettre de Grand'Voile, en faisant le compte rendu détaillé de nos travaux vous permettra de mieux prendre conscience de l'ampleur de la politique engagée.
En conclusion, je voudrais profiter de cette lettre pour remercier tous les participants de ce colloque qui sont les véritables acteurs de notre politique, notre partenaire le CIDIL qui, par les moyens qu'il met à notre disposition, participe grandement à la réussite de nos actions, la Mairie de Granville, les Présidents de la Ligue Basse Normandie et du CDV Manche, nos amis du C.R.N.G. qui ont su mettre en place les conditions matérielles et créer la convivialité permettant la qualité des travaux et des productions, enfin les élus et l'équipe technique du Département Développement, François, Thierry, Fred, Nathalie et Corinne, qui toute l'année oeuvrent au développement de la voile.
Jean KERHOAS, Vice-Président Chargé du Développement
Le C.R.N.Granville, troisième EFV au TOP-96 était chargé du 5 au 8 novembre d'organiser l'accueil du premier Colloque du Développement faisant suite aux huit précédents colloques EFV.
Une cinquantaine de participants venant de vingt et une ligues, représentées par leurs élus ou responsables techniques ont planché sur la voile grand public de demain en présence des élus nationaux J.Kerhoas, N.Villerot, B. Chable, F.Peters et de P.Lamballe représentant les secteurs sportifs.
Le président de la FFV Jean-Pierre Champion a clôturé le samedi des travaux d'une grande qualité menés dans un cadre favorisant échanges et convivialité. Que soient ici remercié Jean-Marie Potrel et toute l'équipe du CRNG pour la qualité de l'accueil, de l'hébergement et de la restauration dont ont bénéficié l'ensemble des participants.
BILAN GENERAL
La richesse de la voile c'est sa diversité, ce colloque en a développé les multiples facettes.
Colloque de transition, où ont alterné, interventions d'experts, informations descendantes et débats.
La richesse des travaux réalisés en commissions sur le thème du loisir confirme, si cela est nécessaire, l'intérêt de privilégier beaucoup plus dans l'avenir ces formes de travail.
Le colloque de Granville a été intensif, participatif, convivial et constructif.
Sur la voie de la recherche d'une plus grande cohérence dans la mise en place d'une politique de développement, les participants ont confirmé par leur investissement et leur adhésion, la plus forte cohésion du réseau, sa plus grande maturité ainsi que son ouverture vers des voies de plus en plus innovantes.
BILAN EFV
Présenté par F.Gravier, ce bilan met en évidence des avancées très positives, quelques faiblesses et les pistes qui sont envisagées de suivre demain.
La soirée des Dix ans de l'EFV qui a eu lieu en décembre 1996 est évoquée, soirée ayant rassemblé tous les acteurs du réseau, et offerte par l'ensemble des partenaires de l'EFV, ce qui en dit long sur la reconnaissance dont elle est l'objet. La publication Une Ecole pour la Voile est elle aussi évoquée, publication dont le premier objet est de conserver la mémoire de la création du réseau EFV et du Département Développement.
Les avancées positives en 1997
- la collaboration avec le Club Méditerranée, demandeur d'échanges en matière de pédagogie,
- la tournée Sensations Pures exemple de passerelle avec le Haut Niveau,
- une réalisation exemplaire avec Plastimo (4500 brassières diffusées),
- la très bonne santé du produit nautique Jeunes enfants,
- des initiatives remarquables (voile sociale - bassins itinérants),
- des résultats quantitatifs en licences école et passeports satisfaisants : + 6%.
Des faiblesses répertoriées
Des échanges et débats ont permis d'envisager d'améliorer :
- le taux de réponses en baisse à nos questionnaires nationaux,
- la faiblesse de la signalétique de certaines structures,
- l'adhésion de seulement 50% des EFV aux Journées Nationales EFV,
- les réponses pas toujours satisfaisantes aux attentes de nos partenaires les Produits Laitiers,
- la structuration régionale du réseau.
Les pistes envisagées pour 1998
- mise en place de groupes de réflexion pour définir de nouveaux produits.
- projet d'évaluation extérieure de la qualité des prestations EFV,
- remise à jour des droits et des devoirs des EFV,
- projet d'orienter les cofinancements vers les structures jouant le jeu fédéral et celui du partenariat,
- favoriser de nouvelles adhésions au réseau EFV sur la base de la qualité,
- mieux communiquer (plus grande collaboration avec Voiles et Voiliers),
- ouvrir de nouveaux chantiers : les seniors par exemple,
- travailler sur le cadre juridique d'un groupement d'achat national.
Les résultats quantitatifs en 1997
Licences Ecole et Passeports Voile Bretagne :
1996 : 143 229 dont 52 294 P.V. Bretagne
1997 : 152 201 dont 57 019 P.V. Bretagne
J.Cathelineau informe le colloque que le projet d'arrêté inclut l'ensemble des propositions rédigées par la FFV.
Le dispositif est plus flexible, il responsabilise les structures et leurs responsables dans des domaines où une vue générale se révèle le plus souvent inadaptée et moins efficace que les décisions issues du bon sens et de la compétence professionnelle.
Le nouveau texte assouplit certaines dispositions devenues obsolètes et en renforce d'autres, obligeant notamment à une rigueur accrue des moyens d'intervention et de coordination de ces moyens. D'ores et déjà, le Ministre de la Jeunesse et des Sports a accepté que disparaisse l'exigence actuelle du certificat médical de non contre-indication à la pratique de la voile et modifie partiellement sa position quant aux aptitudes des pratiquants à nager et s'immerger.
Si les avancées de ce texte, qui était sous certains aspects un frein au développement, doivent nous réjouir, il est bien évident que jusqu'à la sortie officielle du nouvel arrêté, nous devons poursuivre nos activités dans le respect stricte de l'arrêté du 2 août 1985. La Mission Formation de l'Encadrement informera les clubs des avancées de ce dossier.
CONVENTION COLLECTIVE SPORT
Le bureau du Conseil Social du Mouvement Sportif (CNMS) a rencontré les grandes centrales syndicales (FO, CFDT, CGT) sur le projet, la démarche entreprise a reçu un très bon accueil. Un certain nombre de points ont été abordés notamment dans l'objectif de préciser le champ d'application de cette nouvelle convention. Le CSMS a décidé de fixer l'échéancier suivant :
- novembre, rencontre avec le Ministère des Sports,
- décembre, rencontre avec le Ministère du Travail,
- avant la fin de l'année rencontre avec les organisations d'employeurs.
- premier trimestre 1998 : négociation de la Convention Collective Sport.
FISCALITE
La FFV travaille en relation avec le cabinet Lefebvre sur ce dossier. Une réunion est prévue le 24 novembre avec le service de la Législation Fiscale du Ministère du Budget. Dans l'état actuel des négociations, l'idée d'une TVA à 5,5% pour l'ensemble de nos activités semble écartée.
La démarche adoptée s'axe donc sur une fiscalité adaptée. L'enjeu de la réunion prochaine est de négocier une défiscalisation sur les stages d'enseignement dans un cadre très précis qui reste à définir.
PARTENARIAT CIDIL - FFV
Comme chaque année l'équipe du CIDIL était présente sur le Colloque occasion pour Y. Boutonnat son Directeur Général, R. Mont-Reynaud et T. Zagaroli de rappeler la nature des relations qui nous lient.
Ni sponsor, ni mécène, mais réellement partenaire, le CIDIL est à l'écoute de notre Fédération pour réaliser avec elle les actions qui répondent à des objectifs réciproques, cela en parfaite complémentarité.
Depuis 1992, le partenariat s'est considérablement élargi. D'abord fixé sur l'EFV, il s'est étendu aux Championnats de France Espoirs, à l'Equipe de France de 49er, à la Coupe de France des Clubs et projette en 1998 de s'étendre à la Voile à l'Ecole dans le cadre d'un budget communautaire. Un tel partenariat, est-il besoin de le rappeler, impose des droits et des devoirs aux institutions elles-mêmes bien sûr, mais aussi aux clubs et écoles qui sont les lieux de concrétisation de ce partenariat.
CIDIL - EFV EN 1998
Le CIDIL poursuivra les actions engagées en matière de cofinancement et d'aides aux EFV en voiles de PAV, de catamaran, de signalétique et de publications.
Tenues pour moniteurs et monitrices
Une nouvelle ligne vestimentaire créée par des stylistes est présentée au Colloque et a déclenché beaucoup d'enthousiasme de la part des participants. Le pack Moniteur EFV sera présenté au salon nautique et proposé aux structures en cofinancement. Opération qui va dans la durée nous permettre d'ajouter à l'image EFV, celle très performante et maintenant visuelle de son encadrement.
Rappel important
Le CIDIL poursuivra également ses actions sur le Championnat de France Espoirs et la Coupe de France des Clubs. Toutefois, Yves Boutonnat et son équipe font part une nouvelle fois de leur très forte attente en matière de diffusion et de consommation de produits laitiers sur les lieux de pratique.
Il est indispensable que chacun, à son niveau, se mobilise par rapport à cet objectif car il en va du devenir du partenariat de la FFV avec le CIDIL.
EFV ET VOILES ET VOILIERS
En étroite collaboration avec Voiles et Voiliers, le numéro spécial annuel Où apprendre à naviguer? sera reconduit.
Il intégrera en 1998 le numéro spécial consacré à la location. Si l'objectif est d'élargir les cibles de diffusion, deux recommandations subsistent :
- donner au label EFV une place prépondérante (réalité de pratique),
- que tous les acteurs présents participent au financement de ce numéro,
- conserver le tiré à part régional.
LOISIR : VOILE LEGERE ET PLAISANCE
Un travail spécifique sur la voile loisir a permis de mener une réflexion prospective sur cette activité difficile à cerner tant elle est plurielle.
Certaines problématiques étant communes à la voile légère et à la plaisance, il était convenu d'étudier ces deux dimensions de la pratique loisir en même temps.
Les travaux ont été organisés autour de quatre commissions, après qu'un état des lieux présenté par François Peters et Thierry Courty fixe quelques avancées dans le domaine :
- les travaux et études (F.Gravier, FFV, Station Voile, Ligue de Bretagne) et les enseignements qui en découlent,
- les différents types de publics au regard de leurs attentes (services, formation, reconnaissance, animations et convivialité),
- les attentes des Clubs (valorisation et promotion, représentation auprès des instances nationales, services et assistance technique),
- les autres structures d'activité voile loisir, elles s'organisent sans la Fédération.
Un rapide bilan des actions fédérales a également été exposé en particulier concernant le concept Voile Douce-Voile Énergie et sa charte. Un point sur le profil des Clubs Voile Loisir reconnus en 1997 a permis de mieux cerner la typologie de ces clubs.
Au cours de cette présentation, différentes initiatives sont évoquées : les Points Passion Plage, les forfaits nautiques, les espaces nautiques, l'Opération Bosco, le Livret Plaisance, ainsi que diverses animations plaisance dont le Raid Initiative Croisière.
Quelques données statistiques, l'enquête Plaisance commanditée par la Fédération en 1995, le profil et les attentes du plaisancier sont ensuite commentés, permettant d'en approcher les principales caractéristiques.
Cet état des lieux a permis d'introduire les travaux des commissions qui avaient à réfléchir sur des thèmes transversaux :
-contenu de l'activité Loisir, quelles réalités ?
-comment répondre aux attentes des personnes ne pratiquant pas l'activité ?
-un titre fédéral Loisir ? Quels dispositifs d'accompagnement ?
Puis les groupes ont débattu sur les thèmes spécifiques suivants.
Voile légère:
-classification des activités par rapport au label EFV et Voile à l'école,
-quelle reconnaissance pour les Clubs ?
Plaisance:
-quelles prestations plaisance ?
-avenir de l'Opération Bosco ?
-le Livret Plaisance.
Les travaux ont été animés et très riches grâce à l'active participation de tous, en particulier des animateurs de chacune des commissions qu'il convient de remercier ici.
Synthèse des travaux
1.Le Loisir, contenu, réalité
Les quatre commissions ont mis en évidence la difficulté pour qualifier les activités de loisir d'une autre manière que par exclusion (ce n'est pas la compétition, ce n'est pas de l'enseignement). Au-delà d'un cloisonnement strict, il semble nécessaire d'admettre une notion de zone de recouvrement.
La diversité des activités possibles dans le domaine de la Voile Loisir est relevée constituant à la fois une richesse mais également un frein pour codifier l'activité et l'organiser.
Le projet d'un document d'auto-évaluation, en cours de réalisation au sein du Département Développement visant à aider les Clubs à se structurer, devra intégrer les activités de loisir. Cette transversalité est également évoquée pour ce qui concerne les missions du secteur Vie des Clubs animé par Robert Escure.
La Fédération, au niveau national, doit impulser une dynamique de Clubs en restant à leur écoute. Celle-ci repose sur la mise en place d'animateur Voile Loisir (professionnel ou non).
2.Un titre fédéral Loisir
Comme d'habitude ce sujet a conduit à de nombreux et passionnés échanges.
Des solutions très différentes ont été proposées. En tout cas, le terme licence ne semble pas être approprié (carte ou passeport ont été suggérés), le titre loisir devra être soit une passerelle vers la licence sportive (cas du titre pas cher), soit complémentaire à la licence sportive pour permettre aux clubs de vendre un titre fédéral à tous leurs membres.
3.Loisir Voile Légère et labellisation
Force est de constater que les tentatives de labellisation des structures en matière de loisir sont délicates. La labellisation de produits à partir de cahiers des charges précis assurant une homogénéité et une qualité des prestations se présente comme une possible alternative. Le rôle de la Fédération consisterait à rédiger ces cahiers des charges (aspects organisationnel, réglementaire, encadrement et formation) et en contrôler le respect. D'autre part la promotion de ces produits (ex. Point location FFV, Espaces Nautiques) devra être assurée à l'échelon national puis relayée dans les régions concernées.
4. La Plaisance
Il est commun de dire que peu de plaisanciers adhèrent à la Fédération, lui préférant pour certains une association des plaisanciers plus à même de défendre leurs intérêts directs (défense d'usagers). Par ailleurs il existe une demande de publics souhaitant naviguer qui n'est pas satisfaite.
Il est donc nécessaire d'offrir des services, de proposer des formations (en suscitant un besoin qui n'est pas toujours perçu et encore moins affirmé) et d'organiser des animations. Pour cela, il est indispensable d'aider les Clubs et de les motiver en étant à leur écoute.
La notion d'avantages attachés à un titre est évoquée. La solution d'une carte service telle que la Nauticarte peut être une voie à étudier à nouveau.
Une aide pour la mise en oeuvre d'expérimentations est également suggérée.
La mise en place des prestations plaisance peut relever d'un Bosco dont les missions devront dépasser celles définies dans le cadre de l'Opération Bosco (accueil, animation). Son profil devra répondre aux spécificités de l'activité et des publics. La création d'emploi-jeune, dans le cadre des nouvelles dispositions gouvernementales, peut répondre à ce besoin dans la mesure où les problèmes de formation seront rapidement résolus. Dans tous les cas, une aide incitative sera nécessaire au démarrage. L'emploi pourra être économiquement viable grâce à la mise en vente des prestations proposées.
Synthèse des propositions
Les échanges et la richesse des propositions des quatre commissions montrent, s'il en était besoin, l'intérêt qu'a la Fédération à structurer l'activité Voile Loisir.
Il apparaît nécessaire d'étudier à nouveau la possibilité de créer un titre fédéral loisir considéré comme indispensable pour l'avenir de la Fédération face à ce type d'activité.
Les réflexions et les voies de développement n'ont pas toutes été explorées il est donc proposer de les poursuivre. Dans cette perspective, il est envisagé qu'une démarche prospective soit initiée en 1998. L'objectif de cette démarche sera d'identifier, au niveau du terrain, les initiatives pouvant être soutenues, voire généralisées, à l'échelon national, et de recenser les besoins des structures locales.
Des groupes d'experts pourront être alors réunis pour établir les cahiers des charges des nouvelles prestations.
Il est suggéré qu'un groupe plaisance réfléchisse aux types de service et de prestation destinés aux plaisanciers, élabore des fiches conseil pour leur mise en oeuvre. Dans le cadre d'un soutien possible à des expérimentations, il sera nécessaire d'établir un cadre fixant les règles de fonctionnement (conditions d'aide, convention,...), et d'autre part de mobiliser d'autres acteurs du monde de la plaisance.
En résumé, beaucoup de projets d'idées et de constats concernant les pratiques d'activité dite Voile loisir. Les attentes et les besoins sont importants.
Si, comme nous l'entendons, la Fédération Française de Voile doit jouer un rôle de leader et apparaître incontournable pour ces publics, il est urgent de mettre en place des actions correspondant à leurs besoins et de valoriser les Clubs qui s'engagent à conquérir ces publics tant en voile légère qu'en plaisance
PROJET D'EVALUATION CLUB
Le Département Développement s'est donné comme objectif pour 1998, la création et la diffusion d'un nouvel outil de communication à destination des clubs. Ce document aura vocation d'informer les clubs de façon claire sur le projet fédéral, sur les différents axes du Développement et les labels ainsi que sur leurs critères d'attribution respectifs.
Au-delà de cette dimension informative ce document aura pour ambition de permettre aux responsables de clubs d'évaluer la qualité des fonctionnements de leur structure sur l'ensemble des activités.
Enfin, après avoir aidé, par une analyse point par point, à évaluer les points forts, les points faibles et les potentialités des structures, ce document devrait permettre d'aider à la construction de plans de développement individualisés. En terme d'échéance la diffusion de ce document est prévue avant l'été 1998.
VOILE SOCIALE
Ou comment une EFV, celle de Saint-Victor près de Saint-Etienne peut en partenariat avec des structures socio-éducatives de quartiers participer au défi de la prévention de la délinquance juvénile par la reconstruction du lien social et la création d'activités professionnelles pour les jeunes.
Moment fort du colloque Philippe Vial et son équipe nous ont proposé un modèle de démarche à décliner et l'opportunité avec leur savoir faire et leur organisation de développer une nouvelle génération de bateaux collectifs (goélette Loday).
La richesse des perspectives qu'offre ce dossier en matière d'emploi et de construction nous ont incité à établir un dossier spécifique qui est à votre disposition sur simple demande.
Renseignements :
C.N. St Etienne au 04 77 54 72 92 ou
Ph.Vial au 04 77 81 32 50.
Preuve que le bateau collectif revient à la mode et répond à la fois à des impératifs pédagogiques et économiques, une autre goélette a vu le jour à Marseille. Pouvant embarquer dix personnes mais aussi offrir un programme d'utilisation pour les non valides en fauteuil roulant.
Renseignements :
Noël Villerot au 04 92 72 27 93 ou
C.M.V. Marseille (Jean Risenmey ou Philippe Bonnenfant) au 04
91 76 31 60.
LES COUPS DE COEUR DU COLLOQUE
- La soirée antillaise préparée par l'équipe du CRNG et son animateur transfuge du Club Med, Eric Paris en formation à Granville : nous n'oublierons pas l'embrasement du logo EFV sur fond de vivats!
- La visite hautement symbolique de Christophe Auguin, figure ô combien emblématique de la voile.
- L'après-midi à Chausey qui laissera de longues traces dans les mémoires.
- La vidéo réalisée par Guy Schnurr traitant de la voile à l'école.
VOILE À L'ECOLE
Ayant animé le Colloque Voile à l'Ecole de septembre 1996, Yves Touchard chargé de Mission au Ministère de l'Education Nationale devait être parmi nous à Granville. Le Ministère en a décidé autrement dans le contexte confus de parution de nouveaux textes régissant la pratique des activités nautiques dans les cycles primaires.
Compte tenu de l'imprécision liée à ces textes nous publierons dans le rapport final les dernières décisions officielles. Ceci dit le dossier Voile à l'Ecole se concrétisera en 1998 par :
- la mise en place d'une convention liant Éducation Nationale et FFV.
- le fonctionnement d'une Commission mixte nationale. Ces deux points ont connu des retards dans leur application par le seul fait de l'Education Nationale.
STRUCTURATION DU DEVELOPPEMENT
Un groupe de pilotage du Département Développement sera prochainement mis en place au niveau national, il regroupera un représentant de chaque ligue, chargé par celle-ci d'animer l'ensemble des dossiers du Développement.
DANS LES SECTEURS TOURISTIQUE ET NAUTIQUE
Christine Bouyer de l'AFIT nous a rappelé que si nous souhaitions nous positionner sur le marché du tourisme, il faudrait de plus en plus organiser notre offre au regard de la demande, développer encore et toujours la diversité et la qualité.
Jacques Cathelineau a confirmé que l'organisation de la multi-activité était en marche, et que le premier problème à résoudre dans ce domaine était la cohérence des schémas de formation.
Guy Devaux a fait un tour d'horizon des Stations Voile (fonctionnement, intégration du nautisme, fonctions, structuration nationale et régionale). Sa présence a confirmé qu'il y a au plan national cohérence entre la politique de développement de la FFV et le réseau des Stations Voile, élément fondamental de cette politique. Cohérence généralisable au plan local et régional.
SALON NAUTIQUE
Le stand EFV-CIDIL ne sera plus en face mais fera, cette année, partie intégrante du stand fédéral. Cette évolution est à la mesure de ce que représentent l'EFV et notre partenaire les Produits Laitiers pour la FFV.
INTERVENTION DE JEAN-PIERRE CHAMPION
Le Président remercie les participants pour le travail réalisé dans le cadre du Département Développement. Il qualifie ces travaux d'importants pour le devenir de notre Fédération.
Il précise que si le Haut Niveau tire l'ensemble de la voile, il souligne les dangers des excès en matière de politique sportive. Il recommande de ne pas céder à la tentation de décliner le haut niveau national à l'échelon régional, attitude réductrice qui n'est pas sans conséquence sur les résultats en baisse que connaissent aujourd'hui les licences jeunes.
Jean-Pierre Champion émet quatre souhaits :
- la nécessité d'une transversalité des supports utilisés dans les EFV et le premier niveau de compétition. Il précise sa position en affirmant qu'il n'existe pas de justifications à la course au matériel pour des coureurs en formation sportive (premier niveau de compétition).
Il cite une opportunité, celle de définir un support jeune en catamaran, qui soit commune aux écoles et à la compétition.
La même démarche serait à adopter pour l'habitable et la mise en place d'un second support pour le Championnat de France Jeune Habitable.
- accueillir de nouveaux membres par le biais du dossier plaisance en s'appuyant sur notre savoir faire (Livret Plaisance - Opération Bosco) et de nouvelles initiatives dans le cadre de la réforme informatique (accès à l'information par des bornes interactives dans les ports).
- la nécessaire saisie des licences école et des passeports régionalisés afin de constituer un fichier négociable avec des partenaires et permettant aussi de réaliser des analyses fines des publics fréquentant nos structures.
- mettre en place des stages de vente à tous les niveaux pour mieux négocier différents partenariats.
COLLOQUE DEVELOPPEMENT 1998
Il appartient aux ligues souhaitant organiser le prochain colloque de prendre contact avec le secrétariat du Département Développement pour connaître le cahier des charges.
LE DOCUMENT SPECIAL COLLOQUE
La richesse des débats et des thèmes
abordés nous ont incité à préparer
un rapport plus complet du colloque, diffusé courant décembre
à toutes les ligues et à l'intention de leur responsable
Développement. Ce rapport pourra vous être fourni
sur demande auprès du Département Développement.