CHAPITRE V

LES RÈGLES DE COURSE

 

 

LES RÈGLES DU CHAPITRE 2.

"QUAND LES VOILIERS SE RENCONTRENT".

 

 

PRÉAMBULE

".....Les Règles du Chapitre 2 s'appliquent entre des voiliers qui naviguent dans ou près de la zone de course et ont l'intention de courir, sont en course, ou ont été en course. Cependant, un voilier qui n'est pas en course ne doit pas être pénalisé pour une infraction à l'une de ces Règles sauf la Règle 22-1......."

(se reporter au paragraphe V.12 de ce document pour l'étude de la Règle 22-1.)

De plus, ce préambule implique qu'un voilier, qui aurait pu enfreindre une Règle sans avoir effectué une pénalité ou abandonné, bénéficie de tous ses droits conformément aux Règles de ce Chapitre 2.

 

SECTION A - PRIORITÉ

10 -SUR DES BORDS OPPOSES.

11 - SUR LE MÊME BORD, ENGAGES.

12 - SUR LE MÊME BORD, NON ENGAGES.

13 - PENDANT LE VIREMENT DE BORD.

 

SECTION B - LIMITATIONS GÉNÉRALES

14 - ÉVITER LE CONTACT.

15 - ACQUÉRIR UNE PRIORITÉ.

16 - MODIFIER SA ROUTE.

17 - SUR LE MÊME BORD, ROUTE NORMALE.

 

SECTION C - AUX MARQUES ET OBSTACLES.

18 - DOUBLER DES MARQUES ET DES OBSTACLES.

19 - PLACE POUR VIRER DE BORD A UN OBSTACLE.

SECTION D - AUTRES RÈGLES.

20 - ERREURS DE DÉPART - ROTATION DE PÉNALITÉ - CULER.

21 - CHAVIRE, MOUILLE OU ÉCHOUÉ - PORTANT ASSISTANCE.

22 - GÊNER UN AUTRE VOILIER.

V.1. LES DÉFINITIONS.

 

BORD TRIBORD ou BABORD .......Un voilier est sur un bord, tribord ou bâbord correspondant à son côté au vent..."

Les voiliers A1, A2, A3, A4 sont tribord amures.

A1 au près,

A2 vent de travers,

A3 au largue,

A4 vent arrière,

 

Les voiliers B1, B2, B3, B4 sont bâbord amures.

B1 au près,

B2 vent de travers,

B3 au largue,

B4 vent arrière,

SOUS LE VENT et AU VENT....Le côté sous le vent d'un voilier est le côté le plus éloigné du vent, ou lorsqu'il est bout au vent, le côté qui était le plus éloigné du vent. Cependant, lorsqu'il navigue sur la fausse panne ou plein vent arrière, son côté sous le vent est le côté sur lequel il porte sa grand-voile. L'autre côté est son côté au vent. Lorsque deux voiliers sur le même bord sont engagés, celui qui est du côté sous le vent de l'autre est le voilier sous le vent. L'autre est le voilier au vent.....".

ROUTE LIBRE DERRIÈRE, ROUTE LIBRE DEVANT, .....Un voilier est en route libre derrière un autre quand sa coque et son équipement, en position normale, sont derrière une ligne perpendiculaire au point le plus arrière de la coque et de l'équipement de l'autre voilier en position normale. L'autre voilier est en route libre devant...."

 

B, tribord amures, au près, est en route libre derrière A, tribord amures, au près. A est en route libre devant B.

 

D, bâbord amures, au près, est en route libre derrière C, bâbord amures, au près. C est en route libre devant D.

 

 

B, tribord amures, au largue, est en route libre derrière A tribord amures, au largue.

A est en route libre devant B

 

D, bâbord amures, au largue, est en route libre derrière C, bâbord amures, au largue.

C est en route libre devant D.

 

 

 

B, tribord amures, grand largue, est en route libre derrière A, tribord amures, grand largue.

A est en route libre devant B.

C, bâbord amures, au grand largue, est en route libre derrière D, bâbord amures, au grand largue.

D est en route libre devant C.

 

 

ENGAGEMENT........Ils sont engagés, quand aucun des deux n'est en route libre derrière ou quand un voilier situé entre eux établit un engagement sur les deux. Ces termes ne s'appliquent pas à des voiliers sur des bords opposés, sauf si la Règle 18 s'applique.....".

 

A et B, au près, tribord amures, sont engagés. A est sous le vent de B.

B est au vent de A.

 

C et D, au près, bâbord amures, sont engagés. C est sous le vent de D.

D est au vent de C.

 

 

A et B, au largue, tribord amures, sont engagés. B est sous le vent de A.

A est au vent de B.

 

 

 

 

 

A, tribord amures, au près, et B, tribord amures, au vent arrière, sont engagés.

A est sous le vent de B. B est au vent de A.

 

 

 

 

C est engagé avec A, et avec B, donc A et B sont engagés.

A est sous le vent de C et de B.

C est sous le vent de B et au vent de A.

B est au vent de C et de A.

 

 

 

 

 

 

Exception : Bien que sur des bords différents, B et A, qui s'approchent de la marque sous le vent, sont engagés au sens de la règle 18.

 

 

 

ROUTE NORMALE......Une route qu'un voilier suivrait pour finir aussitôt que possible en l'absence des autres voiliers auxquels la Règle utilisant ce terme fait référence. Un voilier n'a pas de route normale avant son signal de départ.....".

 

 

A, prioritaire, pourra suivre sa route normale. B devra se maintenir à l'écart de A.

 

B pourra réclamer contre A s'il considère que A navigue au-dessus de la route normale.

 

MARQUE............Un objet tel que les Instructions de Course exigent d'un voilier qu'il le passe d'un côté spécifié, à l'exclusion de sa ligne de mouillage et des objets qui y sont temporairement ou accidentellement attachés...."

OBSTACLE..........Un objet qu'un voilier ne pourrait pas passer sans modifier sensiblement sa route alors qu'il navigue directement vers lui et qu'il en est distant d'une longueur de coque.

Un objet que l'on peut doubler en sécurité seulement d'un côté et une zone ainsi définie dans les Instructions de Course sont aussi des obstacles.

Cependant, un voilier en course n'est pas un obstacle pour les autres voiliers, à moins qu'ils ne soient obligés de s'en maintenir à l'écart ou de lui donner de la place ou l'éviter, si la Règle 21 s'applique......."

 

 

 

A, tribord amures, est prioritaire . B et C, bâbord amures sont obligés de se maintenir à l'écart de A.

A est un obstacle pour B et C.

C n'est pas un obstacle pour A et B.

 

 

V. 2. VOILIERS SUR DES BORDS OPPOSES.

 

  1. 2. 1. LA RÈGLE.

10 - SUR DES BORDS OPPOSES.

 

  1. 2. 2. DÉFINITIONS.

 

BORD, TRIBORD ou BÂBORD.......... Un voilier est sur un bord, tribord ou bâbord correspondant à son côté au vent...."

SE MAINTENIR A L'ECART...........Un voilier se maintient à l'écart d'un autre si cet autre voilier peut naviguer sur sa route sans avoir à agir pour l'éviter et, lorsque les voiliers sont engagés sur le même bord, si le voilier sous le vent peut modifier sa route dans les deux directions sans immédiatement entrer en contact avec le voilier au vent......"

Cette nouvelle définition importante implique de la part du voilier tenu de se maintenir à l'écart :

- une obligation de laisser un espace suffisant pour permettre à l'autre voilier de naviguer sur sa route, y compris au-dessus de sa route normale si la Règle concernée l'autorise.

- une obligation de conserver cet espace aussi longtemps qu'il lui sera nécessaire. En conséquence, ces obligations vont nécessiter une vigilance accrue au moment de la perte de priorité et une veille constante tout au long de la non priorité.

 

CHAVIRE..........Une planche à voile est chavirée quand sa voile ou le corps du concurrent est dans l'eau......"

 

REDRESSEMENT.........Une planche à voile se redresse depuis le moment où sa voile, ou lors d'un départ dans l'eau, le corps du concurrent est hors de l'eau, jusqu'à ce qu'elle soit manoeuvrante......"

PLACE...............L'espace dont un voilier a besoin dans les conditions existantes pendant qu'il manoeuvre rapidement en bon marin....."

 

V. 2. 3. EXIGENCE DE LA RÈGLE

Le texte de la règle est en lui-même une exigence

".......Quand des voiliers sont sur des bords opposés, un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures......" (Règle 10)

 

 

 

B, bâbord amures, au près, doit se maintenir à l'écart de A, tribord amures, au près, c'est-à-dire, d'après la définition, A peut naviguer sur sa route sans agir pour éviter B.

 

 

 

B, bâbord amures, au près, doit se maintenir à l'écart de A, tribord amures, au largue. c'est -à-dire, d'après la définition, A peut naviguer sur sa route sans agir pour éviter B.

 

 

 

 

 

 

B, bâbord amures, au largue, doit se maintenir à l'écart de A, tribord amures, au près. c'est à dire, d'après la définition, A peut naviguer sur sa route sans agir pour éviter B.

 

 

 

B, bâbord amures, au largue, doit se maintenir à l'écart de A, tribord amures, au largue, c'est-à-dire, d'après la définition, A peut naviguer sur sa route sans agir pour éviter B.

 

 

B, bâbord amures, au largue, doit se maintenir à l'écart de A, tribord amures, au largue, c'est à dire, d'après la définition, A peut naviguer sur sa route sans agir pour éviter B.

 

 

L'obligation du voilier bâbord est très clairement exprimée, il doit se maintenir à l'écart, il ne devrait donc pas y avoir de passage à très faibles distances, mais...

Il y aura toujours des passages à dix centimètres devant, ou à trente centimètres derrière, ainsi que des virements de bord dans l'axe de la route du voilier naviguant sur un bord.

La nouvelle expression "se maintenir à l'écart" implique l'exigence de la part du voilier bâbord de naviguer suffisamment loin du voilier tribord pour que ce dernier soit convaincu qu'il n'a pas besoin d'agir pour l'éviter.

Toutefois, il y a pour le voilier tribord amures, donc prioritaire, une obligation qui lui est imposée par la règle 16 "Modifier sa route".

La Règle 16 précise clairement :

".....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......."

 

 

B, bâbord amures, lofe pour éviter A, tribord amures. A, tribord amures, prioritaire, vire de bord pour éviter la dévente de B. A peut modifier sa route, mais il doit laisser, d'après la définition, l'espace dont le voilier B a besoin dans les conditions existantes pour manoeuvrer en bon marin de manière à se maintenir à l'écart.

 

 

 

A, tribord amures, modifie sa route en lofant.

B, bâbord amures, qui passait normalement devant A est obligé d'abattre en grand.

La question se poserait :

A a-t-il laissé à B la place pour se maintenir à l'écart ?

 

 

 

 

B, bâbord amures, estime qu'il passera devant A, tribord amures. Le vent adonne pour A qui lofe. A n'enfreint pas la règle 16.

 

 

 

 

 

 

 

A, tribord amures, lofe et prend sa route pour prendre le départ. A n'enfreint pas la règle 16, car lorsque A lofe pour venir au plus près, B a encore de la place pour virer de bord ou abattre pour passer sur l'arrière de A.

 

 

 

A, tribord amures, vent de travers, longe la ligne de départ.

Au signal de départ, il lofe en grand. A, prioritaire, modifie sa route sans laisser à B la place de se maintenir à l'écart, comme lui en fait obligation la Règle 16.

A aurait dû lofer plus tôt.

 

 

 

 

La Règle 14 dit :

".......Un voilier doit éviter le contact avec un autre voilier dans la mesure du possible.

Cependant, un voilier prioritaire ou un voilier ayant droit à de la place

a) n'a pas besoin d'agir pour éviter un contact jusqu'à ce qu'il soit clair que l'autre voilier ne se maintient pas à l'écart ou ne donne pas la place.

b) ne doit pas être pénalisé selon cette Règle, sauf si le contact cause un dommage......."

 

A, tribord amures, se met bout au vent pour éviter l'abordage avec B, bâbord amures. B ne fait aucune tentative pour éviter l'abordage. A n'a pas enfreint la règle 14. B a enfreint les Règles 10 et 14. D'après la Règle 44-1, B peut effectuer une pénalité de rotation de 720°, Cependant, s'il a causé un sérieux dommage, il doit abandonner.

Dans le cas d'une réclamation de A, si B a causé un sérieux dommage et n'a pas abandonné, le Jury devra ou le disqualifier ou le pénaliser.

ÉTUDE DE DIFFÉRENTS CAS

IL Y A EU ABORDAGE

Tribord réclame,

Bâbord reconnaît les faits, il est disqualifié ou pénalisé.

Tribord et Bâbord réclament,

Dans sa réclamation, Bâbord invoque la règle 16 :

Le Comité de Réclamation devra établir les faits avec le plus de rigueur possible quant aux exigences de la Règle 16 avant de disqualifier le voilier tribord prioritaire.

Tribord et Bâbord réclament,

Dans sa réclamation, Bâbord invoque la règle 14 :

Le Comité de Réclamation devra établir les faits avec le plus de rigueur possible quant aux conduites des concurrents sur l'eau, pour éviter le contact.

En effet, la prise de conscience du risque d'abordage par le voilier tribord - "jusqu'à ce qu'il soit clair" - n'est pas identique pour tous les concurrents. Et de plus, s'il y a dommage, l'appréciation "dans la mesure du possible" doit intervenir.

 

IL N'Y A PAS EU D'ABORDAGE

Tribord réclame,

Bâbord reconnaît les faits, il sera disqualifié ou pénalisé.

Tribord réclame,

Bâbord ne reconnaît pas les faits évoqués.

Le Comité de Réclamation doit établir les faits avec le plus de rigueur possible. Il conviendra qu'il se réfère à la définition "se maintenir à l'écart".

En effet, le voilier prioritaire peut avoir été convaincu que, de par la position ou l'action du voilier bâbord, il devait agir pour éviter le contact.

V. 3. VOILIERS SUR LE MÊME BORD

 

V. 3. 1. LES RÈGLES

 

11 - SUR LE MÊME BORD, ENGAGES.

12 - SUR LE MÊME BORD, NON ENGAGES.

 

V. 3. 2. DÉFINITIONS

SOUS LE VENT et AU VENT.....Le côté sous le vent d'un voilier est le côté le plus éloigné du vent ou lorsqu'il est bout au vent, le côté qui était le plus éloigné du vent. Cependant, lorsqu'il navigue sur la fausse panne ou plein vent arrière, son côté sous le vent est le côté sur lequel il porte sa grand-voile. L'autre côté est son côté au vent.

Lorsque deux voiliers sur le même bord sont engagés, celui qui est du côté sous le vent de l'autre est le voilier sous le vent. L'autre est le voilier au vent....".

ROUTE LIBRE DERRIÈRE, ROUTE LIBRE DEVANT, .....Un voilier est en route libre derrière un autre quand sa coque et son équipement, en position normale, sont derrière une ligne perpendiculaire au point le plus arrière de la coque et de l'équipement de l'autre en position normale. L'autre voilier est en route libre devant.

Ils sont engagés quand aucun d'eux n'est en route libre derrière ou quand un voilier situé entre eux établit un engagement sur les deux ...."

V. 3. 3. EXIGENCES DES RÈGLES

 

La Règle 11 " SUR LE MÊME BORD, ENGAGES " :

fait obligation au voilier au vent de se maintenir à l'écart du voilier sous le vent, mais le voilier s'engageant sous le vent devra au début de l'engagement, laisser au voilier au vent une large place et la possibilité de s'écarter

".......Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l'écart d'un voilier sous le vent....." (Règle 11).

 

".....Un voilier se maintient à l'écart d'un autre si cet autre voilier peut naviguer sur sa route sans avoir à agir pour l'éviter et, lorsque les voiliers sont engagés sur le même bord, si le voilier sous le vent peut modifier sa route dans les deux directions sans immédiatement entrer en contact avec le voilier au vent...." (Définition)

 

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart, sauf s'il acquiert la priorité en raison des actions de l'autre voilier........" (Règle 15)

 

La Règle 12 "SUR LE MÊME BORD, NON ENGAGES"

fait obligation au voilier en route libre derrière de se maintenir à l'écart. Si la Règle 15 s'applique au voilier en route libre derrière, lorsqu'il s'engage sous le vent, le voilier en route libre devant devenant voilier au vent est soumis à la Règle 11 et il est contraint de se maintenir à l'écart.

"....Lorsque des voiliers sont sur le même bord et non engagés, un voilier en route libre derrière doit se maintenir à l'écart d'un voilier en route libre devant......" (Règle 12)

 

V. 3. 4. ÉTUDE DES CAS

 

Règle 11

** Un contact a eu lieu, le voilier sous le vent a maintenu son cap faisant une route normale. Le voilier au vent devait se maintenir à l'écart.

 

** Un contact a eu lieu, le voilier sous le vent a modifié sa route,

mais sans naviguer au-dessus de sa route normale.

Le voilier au vent devait se maintenir à l'écart..

 

*** Le voilier a navigué au-dessus de sa route normale. L'incident se rapporte à la Règle 17.

 

B, tribord amures, engagé au vent de A, tribord amures, doit se maintenir à l'écart de A, c’est à dire d’après la définition, rester assez éloigné de A pour permettre à ce dernier de lofer sans entrer immédiatement en contact avec B.

 

 

 

 

 

B, tribord amures, au largue, engagé au vent de A, tribord amures, au près, doit se maintenir à l'écart de A.

 

 

REMARQUES

 

Le voilier sous le vent prioritaire est soumis à la Règle 16.

B s'engage au vent de A. vent de travers, en se maintenant à l'écart de A.

A lofe brusquement en grand.

A n'a peut être pas laissé à B la place de se maintenir à l'écart. Les deux voiliers sont soumis à la Règle 14 "Eviter le contact"

Règle 12

 

 

 

B, au près, bâbord amures, en route libre derrière A, au près, bâbord amures, doit se maintenir à l'écart de A.

 

 

 

 

 

 

 

 

B, au largue, tribord amures, en route libre derrière A, au largue, tribord amures, doit se maintenir à l'écart de A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B, au vent arrière, tribord amures, en route libre derrière A, vent arrière, tribord amures, doit se maintenir à l'écart de A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REMARQUES

Le voilier en route libre devant prioritaire est soumis à la Règle 16

 

A, vent de travers, en route libre devant, lofe brusquement en grand

A n'a peut être pas laissé à B la place de se maintenir à l' écart..

 

Règle 15.

"...Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart...."

*** si un contact se produit au début, le voilier sous le vent s'est engagé trop près, il n'a pas laissé au voilier en route libre devant la place et la possibilité de se maintenir à l'écart. Il doit être sanctionné.

 

 

A, tribord amures, au près, qui établit un engagement sous le vent de B, tribord amures, au près, doit laisser à B, au début de l'engagement une large place et la possibilité de se maintenir à l'écart de A..

 

 

 

 

V. 4. VOILIERS SUR LE MÊME BORD.

 

  1. 4. 1. LES RÈGLES

 

17 - SUR LE MÊME BORD - ROUTE NORMALE.

16 - MODIFIER SA ROUTE.

15 - ACQUÉRIR UNE PRIORITÉ.

 

 

V. 4. 2. DÉFINITIONS

 

ROUTE NORMALE......Une route qu'un voilier suivrait pour finir aussitôt que possible en l'absence des autres voiliers auxquels la Règle utilisant ce terme fait référence.

Un voilier n'a pas de route normale avant son signal de départ....".

.

V. 4. 3. LES POSSIBILITÉS OFFERTES PAR LA RÈGLE 17

 

V. 4. 3. 1. La Règle 17-1

 

V. 4. 3. 1. 1. Engagement sous le vent.

Le voilier en route libre derrière qui devient engagé sous le vent est soumis à la Règle 17-1quelle que soit la façon dont l'engagement a été établi.

".....Un voilier en route libre derrière qui devient engagé sous le vent et à moins de deux fois sa longueur de coque ne doit pas naviguer au-dessus de sa route normale tant que les voiliers restent engagés et séparés par une distance inférieure à ces deux longueurs, sauf si cela a pour effet de l'amener en arrière du voilier au vent....."

A, tribord amures au largue, plus rapide, établit un engagement sous le vent de B, tribord amures, au largue, à moins de deux longueurs.

A ne pourra pas naviguer au-dessus de sa route normale pendant tout l'engagement. Il pourra le faire lorsqu'il aura rompu l'engagement, mais voilier prioritaire (Règle 12) il devra laisser à B la place de se maintenir à l'écart (Règle 16).

 

REMARQUE

Lorsque A établit l'engagement sur B, il acquiert ainsi une priorité, en tant que voilier sous le vent (Règle 11), il doit au début laisser à B la place de se maintenir à l'écart (Règle 15).

"...Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart, sauf s'il acquiert la priorité en raison des actions de l'autre voilier ..." (Règle 15)

 

 

 

A, bâbord amures, vent arrière, établit un engagement sous le vent de B, bâbord amures, vent arrière, à moins de deux longueurs.

 

A pourra naviguer au-dessus de sa route normale pour lui permettre de passer derrière B, sans le gêneret en évitant tout contact.

 

 

 

 

 

A, bâbord amures, au près, établit un engagement sous le vent de B, bâbord amures, au près.

 

 

A ne peut pas naviguer au-dessus de sa route normale, mais il peut modifier sa route en direction du vent qui adonne. A, voilier prioritaire, en fonction de la Règle 11, devra laisser à B la place de se maintenir à l'écart (Règle 16).

 

 

 

- - Avant le signal de départ, A s'engage sous le vent de B en respectant la Règle 15.Comme A n'a pas de route normale, il peut lofer jusqu'à être bout au vent, mais en respectant la Règle 16.

- Après le signal de départ, la route normale de A est le plus près. Comme A s'est engagé depuis une route libre derrière, il doit abattre jusqu'au plus près.

Tout au long de cet engagement, la Règle 11 s'applique et B, voilier au vent, doit se maintenir à l'écart de A

 

 

V. 4. 3. 1. 3. Engagement au vent.

 

Qu'advient-il dans le cas où un voilier A établit ou tente d'établir un engagement au vent de B à partir d'une route libre derrière ?

Le voilier B, en route libre devant, puis sous le vent, est toujours prioritaire (Règles 12 et 11).

Aucune Règle ne lui interdit de naviguer au-dessus de sa route normale, mais B, voilier prioritaire, qui modifie sa route doit laisser à A la place de se maintenir à l'écart (Règle 16), ainsi B ne peut modifier sa route que lentement.

 

A, tribord amures, au près, en route libre derrière établit un engagement au vent de B, au près, tribord amures.

B peut naviguer au-dessus de sa route normale en laissant à A la place de se maintenir à l’écart.(Règle 16).

Si A est en position sans issue, il peut passer sur l’arrière de B.

 

Avant le signal de départ.

B s’engage au vent de A. A, sous le vent peut lofer en respectant la Règle 16.

Après le départ, la Règle 17-1 ne s’applique pas.

A, sous le vent, peut continuer son lof jusqu’au bout au vent, en respectant la Règle 16.

Tout au long de l’engagement la Règle 11 s’applique et B doit se maintenir à l’écart de A.

 

 

 

A, bâbord amures, vent arrière, en route libre derrière, s'engage au vent de B, bâbord amures, vent arrière.

B, sous le vent, prioritaire, peut naviguer au-dessus de sa route normale en laissant à A la place de se maintenir à l'écart.

Si A, plus rapide, rompt l'engagement sur B, A en route libre devant peut reprendre sa route normale.

B, en route libre derrière doit se maintenir à l' écart de A. (Règle 12)

 

 

 

A, au largue, s’engage au vent de B. B peut lofer en respectant la Règle 16. A doit respecter la Règle 11 et se maintenir à l’écart de B.

A, plus rapide rompt l’engagement sur B et passe en route libre devant, B doit se maintenir à l’écart de A (Règle 12).

A reprend sa route et B devient engagé sous le vent de A. La Règle 17-1 s’applique, B ne peut naviguer au-dessus de sa route normale.

 

 

V. 4. 3. 2. La Règle 17- 2 .

 

V. 4. 3. 2. 1. Sur les sections aux allures portantes du parcours

 

Sur les sections aux allures portantes du parcours,

"....Sauf lors d'un louvoyage au vent, pendant qu'un voilier est à moins de deux fois sa longueur de coque d'un voilier sous le vent ou d'un voilier en route libre derrière, faisant une route sous le vent de la sienne, il ne doit pas naviguer au-dessous de sa route normale, sauf s'il empanne....."

 

 

A, bâbord amures, vent arrière, navigue à plus de deux longueurs de B, bâbord amures, sous le vent de A.

A peut naviguer au-dessous de sa route normale jusqu'à ce qu'il soit à deux longueurs de B.

Il doit ensuite reprendre sa route normale.

 

 

A, bâbord amures, navigue en route libre derrière B en faisant une route sous le vent de B, B ne doit pas naviguer au-dessous de sa route normale.

 

 

 

 

 

V. 4. 3. 2. 2. Sur les sections au près du parcours

 

Sur une section au près du parcours, la Règle 17-2 ne s'applique pas.

Autrement dit, pendant qu'un voilier est à moins de deux fois sa longueur de coque d'un voilier sur le même bord qui est soit sous le vent, soit en route libre derrière, faisant une route sous le vent de la sienne, il peut naviguer au-dessous de sa route normale.

 

 

 

A, tribord amures, au près, navigue au vent de B, tribord amures, au près.

 

A peut naviguer au-dessous de sa route normale, mais il est évident que A, voilier au vent de B, est soumis à la Règle 11, il doit se maintenir à l'écart de B tant qu' existera cet engagement.

 

 

 

 

 

A, bâbord amures, au près, navigue en route libre devant B qui fait une route sous le vent de A.

 

 

A peut naviguer au-dessous de sa route normale, mais A, voilier prioritaire (Règle 12) qui modifie sa route doit laisser à B la place de se maintenir à l'écart (Règle 16).

 

 

 

 

REMARQUE

Si B, sous le vent, établit un engagement, il deviendra prioritaire (Règle 11), A devra se maintenir à l' écart de B.

 

 

 

V. 5. CHANGEMENT D'AMURES : VIREMENT DE BORD.

 

V. 5. 1. LA RÈGLE

 

13 - PENDANT LE VIREMENT DE BORD.

 

V. 5. 2. DÉFINITIONS

 

 

SE MAINTENIR A L’ECART.........Un voilier se maintient à l'écart d'un autre si cet autre peut naviguer sur sa route sans avoir à agir pour l'éviter et, lorsque les voiliers sont engagés sur le même bord, si le voilier sous le vent peut modifier sa route dans les deux directionssans immédiatement entrer en contact avec le voilier au vent....."

 

 

BORD, TRIBORD ou BABORD.........Un voilier est sur un bord, tribord ou bâbord correspondant à son côté au vent......"

 

 

 

  1. 5. 3. EXIGENCE DE LA RÈGLE .

"......Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près. Pendant ce temps, les Règles 10, 11 et 12 ne s'appliquent pas. Si deux voiliers sont soumis à cette Règle, en même temps, celui qui est du côté bâbord de l'autre doit se maintenir à l'écart......"

 

La Règle 13 oblige le voilier qui vire de bord à se maintenir à l'écart d'un voilier qui court sur un bord, ou tout au moins à manoeuvrer sans le gêner, depuis le moment où il est bout au vent jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Pendant ce temps, bien défini par la Règle 13, le voilier sur un bord peut naviguer sur sa route, sans avoir à agir pour éviter le voilier qui vire de bord, jusqu'à ce qu'il soit clair que l'autre voilier ne se maintient pas à l'écart, comme précisé par la Règle 14.

Le Comité de Réclamation devra établir les faits avec un maximum de rigueur car les juges ne peuvent plus s’appuyer sur la Règle qui précisait à qui appartenait la charge de convaincre .

REMARQUE

Si un voilier qui vire de bord acquiert une priorité, il doit aussi, au début, laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart (Règle 15).

Par ailleurs, lorsque deux voiliers sont bord à bord, sous la même amure, la Règle oblige le voilier à bâbord de se maintenir à l'écart dans le cas d'une manoeuvre simultanée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les deux cas, B, bâbord amures, vire de bord, pour obtenir la priorité sur A (Règle 10 ou Règle 11).

B doit se maintenir à l'écart de A, lorsqu'il vire de bord

(Règle 13).

De plus, B qui acquiert une priorité doit, au début, laisser à A la place de se maintenir à l'écart (Règle 15).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A et B, bâbord amures, au près virent de bord en même temps.

A qui est du côté bâbord de B doit se maintenir à l'écart de B, depuis la position bout au vent jusqu'à la position tribord au près.

 

 

 

 

 

 

  1. complémentaire " EMPANNAGE "

Aucune Règle ne stipule qu’un voilier qui empanne doit se maintenir à l’écart d’un voilier sur un bord.

Le voilier est pratiquement toujours sur un bord, soit tribord amures, soit bâbord amures au sens des définitions de ces termes, en effet le passage de la bôme au-delà de l’axe longitudinal du voilier est quasiment instantané.

 

 

 

A, vent arrière, sous le vent de B est prioritaire. Sans modifier sa route, A empanne de bâbord à tribord. A conserve donc sa priorité pendant qu’il empanne. B doit en permanence se maintenir à l’écart de A en application de la Règle 11, puis de la Règle 10.

 

 

 

 

REMARQUE

Si le voilier A qui empanne modifie sa route, il est soumis à la Règle 16.

Naturellement, les deux voiliers sont soumis à la Règle 14 " Eviter le contact ".

 

 

V. 6. CONTOURNER OU DOUBLER DES MARQUES

ET OBSTACLES

 

  1. 6. 1 LES RÈGLES

 

18-1 QUAND CETTE RÈGLE S'APPLIQUE.

18-2 SE MAINTENIR A L'ÉCART, DONNER DE LA PLACE.

18-3 VIRER DE BORD.

18-4 EMPANNER.

18-5 DOUBLER UN OBSTACLE CONTINU.

 

 

  1. 6. 2. DÉFINITIONS

MARQUE.............U n objet tel que les Instructions de Course exigent d'un voilier qu'il le passe d'un côté spécifié, à l'exclusion de sa ligne de mouillage et des objets qui y sont temporairement ou accidentellement attachés......".

OBSTACLE...........Un objet qu'un voilier ne pourrait pas passer sans modifier sensiblement sa route alors qu'il navigue directement vers lui et qu'il en est distant d'une longueur de coque.

Un objet que l'on peut doubler en sécurité seulement d'un côté et une zone aussi définie dans les Instructions de Course sont aussi des obstacles.

Cependant, un voilier en course n'est pas un obstacle pour les autres voiliers à moins qu'ils ne soient obligés de se maintenir à l'écart ou de lui donner de la place ou, si la Règle 21 s'applique de l'éviter........"

 

ZONE DES DEUX LONGUEURS..........L'espace autour d'une marque ou d'un obstacle sur une distance correspondant à deux longueurs de coque du voilier qui en est le plus proche.

 

 

 

  1. 6. 3. EXIGENCES DE LA RÈGLE

 

 

V. 6. 3.1. La Règle 18-1. "QUAND CETTE RÈGLE S'APPLIQUE"

 

".......La Règle 18 s'applique à une marque ou un obstacle devant être laissé du même côté lorsque les voiliers sont sur le point de le doubler, jusqu'à ce qu'ils l'aient passé.

Cependant, elle ne s'applique pas

    1. à une marque de départ ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable, à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées, ou

b) entre des voiliers sur des bords opposés lors d'un louvoyage au vent ou lorsque la route normale pour l'un d'entre eux est de virer de bord pour doubler la marque ou l’obstacle......."

 

 

 

 

La Règle 10 s'applique aux voiliers A et B sur des bords opposés au louvoyage.

La Règle 18 ne s'applique pas.

 

 

 

 

 

La Règle 13 s’applique. Pour contourner la marque, A doit virer de bord devant B.

La Règle 18 ne s’applique pas.

 

 

 

 

 

La Règle 18 ne s'applique pas à une marque de départ ou à sa ligne de mouillage pendant que les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et les doublent.

B sous le vent n'est pas tenu de donner de la place à A pour doubler le Bateau Comité. La Règle 18 ne s'applique pas.

Avant le signal de départ,

La route normale pour B n’existe pas.

B, sous le vent, au près, prioritaire, peut lofer jusqu'à venir bout au vent, en effet, la Règle 11 s'applique et A, voilier au vent, doit se maintenir à l'écart de B.

B, qui modifie sa route, est soumis à la Règle 16.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le signal de départ,

Si B avait établi un engagement sous le vent de A, B est soumis à la Règle 17-1 et doit reprendre sa route normale au près .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si A avait établi un engagement au vent de B, la Règle 17-1 ne s’applique pas et B pouvait continuer de modifier sa route au-delà du plus près.

 

 

 

 

 

 

V. 6. 3. 2. La Règle 18-2. "DONNER DE LA PLACE - SE MAINTENIR

A L'ÉCART"

 

V. 6. 3. 2. 1. La Règle 18-2-a

 

"......a) lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'entre eux atteigne la zone des deux longueurs, si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque ou l'obstacle, ou si le voilier à l'intérieur est prioritaire, le voilier à l'extérieur doit se maintenir à l'écart....."

La Règle 18-2-a s'applique lorsque des voiliers sont engagés :

- si le voilier à l'intérieur est prioritaire, le voilier à l'extérieur doit se maintenir à l'écart.

- si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque ou l'obstacle

 

A et B, tribord amures, au près, sont sur le point de doubler la marque au vent. A et B sont engagés.

La Règle 18-2-a s'applique.

A, voilier à l'intérieur, engagé sous le vent de B, est prioritaire.

B, voilier à l'extérieur, doit se maintenir à l'écart du voilier A.

A peut naviguer sur sa route sans avoir à agir pour éviter B, il peut même modifier sa route sans immédiatement entrer en contact avec B. A peut donc lofer pour doubler la marque.

 

 

 

 

A et B, bâbord amures, sont sur le point de doubler la marque au vent. A et B sont engagés.

La Règle 18-2-a s'applique.

B, voilier à l'extérieur, sous le vent de A est prioritaire, B voilier à l'extérieur, doit donner de la place au voilier A, à l'intérieur, pour doubler la marque, c' est-à-dire donner l'espace dont A a besoin pour virer de bord en bon marin.

 

 

 

 

 

A et B, vent arrière, sont engagés, et sur le point de contourner la marque sous le vent, A, tribord amures et B, bâbord amures.

Bien que sur des bords opposés, ils sont engagés. La Règle 18-2-a s'applique. A, engagé à l'intérieur, est prioritaire. B, voilier à l'extérieur, doit se maintenir à l'écart de A, c'est-à-dire que A peut maintenir sa route sans avoir à agir pour éviter B, A pourra donc empanner pour doubler la marque.

 

 

 

REMARQUE

P Pour des considérations tactiques et de sécurité, le voilier A, prioritaire, peut modifier sa route en lofant légèrement de manière à contourner la marque en empannant en toute sécurité et à reprendre rapidement sa route au plus près

 

 

 

 

 

 

 

A et B, bâbord amures, vent arrière, engagés, sont sur le point de contourner la marque sous le vent.

La Règle 18-2-a s'applique.

B, voilier à l'extérieur sous le vent est prioritaire.

B doit donner de la place au voilier A pour doubler la marque.

 

 

 

 

 

 

 

REMARQUE

Dans ce cas, le voilier A, non prioritaire, a seulement droit à de la place et en conséquence , il ne peut contourner la marque tactiquement comme dans le cas ci-dessus.

 

La Règle 18-2-a prévoit que si les voiliers :

"......sont encore engagés lorsque l'un d'entre eux atteint la zone des deux longueurs, l'obligation du voilier à l'extérieur est maintenue, même si l'engagement est rompu ultérieurement ....."

A et B sont vent arrière, sur le point de contourner la marque sous le vent. Bien que sur des bords opposés, ils sont engagés.

La Règle 18-2-a s'applique.

A, tribord amures, à l'intérieur, est prioritaire, B, à l'extérieur, doit se maintenir à l'écart de A.

Si, à la suite de la manoeuvre d'empannage, de rentrée du spi, l'engagement est rompu dans les deux longueurs.

B, voilier à l'extérieur, est toujours dans l' obligation de se maintenir à l'écart de A.

 

 

 

 

 

Cas particulier : la Règle 18-4 "EMPANNER"

"......Lorsque la Règle 18-2-a s'applique et qu'un voilier prioritaire, engagé à l'intérieur, doit empanner à une marque ou à un obstacle pour suivre sa route normale, il ne doit pas passer plus loin de la marque ou de l'obstacle qu'il n'est nécessaire pour suivre cette route...."

 

 

 

 

 

A et B, vent arrière, sont sur le point de contourner la marque. Bien que sur des bords opposés, ils sont engagés.

La Règle 18-2-a s'applique.

A, tribord amures, à l'intérieur,est prioritaire.

B, à l'extérieur, doit se maintenir à l'écart de A.

A qui doit empanner pour ensuite remonter au près, devra prévoir largement sa manoeuvre pour la réaliser correctement de manière à ne pas passer plus loin de la marque qu'il n'est nécessaire.

 

 

 

 

 

 

  1. 6. 3. 2. 2. La Règle 18-2-b.

 

La Règle 18-2-b s'applique lorsque les voiliers ne sont pas engagés.

 

".........Si un voilier est en route libre devant quand il atteint la zone des deux longueurs, le voilier en route libre derrière doit se maintenir à l'écart même si un engagement est établi ultérieurement.

La Règle 10 ne s'applique pas. Si le voilier en route libre devant vire de bord, la Règle 13 s' applique et cette Règle-ci ne s'applique plus......."

 

A et B, bâbord amures, au près, sont sur le point de doubler la marque au vent. B est en route libre devant quand il pénètre dans la zone des deux longueurs et la Règle 18-2-b s'applique.

A doit se maintenir à l'écart de B, c'est-à-dire que B peut naviguer sur sa route sans avoir à agir pour éviter A.

 

 

 

 

 

 

 

 

A et B, vent arrière, sur des bords opposés, sont sur le point de doubler la marque sous le vent.

B est en route libre devant quand il pénètre dans la zone des deux longueurs, la Règle 18-2-b s' applique.

A doit se maintenir à l'écart de B.

 

 

 

 

 

 

A et B, vent arrière, sont sur le point de doubler la marque sous le vent.

B, bâbord amures, est en route libre devant A, tribord amures, lorsque B pénètre dans la zone des deux longueurs.

Dans la zone des deux longueurs, A établit un engagement sur B.

La Règle 10 ne s'applique pas, la Règle 18-2-b s’applique et A doit se maintenir à l'écart de B.

 

 

 

A et B, bâbord amures, au près, sont sur le point de contourner la marque au vent.

A est en route libre devant quand il pénètre dans la zone des deux longueurs.

La Règle 18-2-b s'applique et B doit se maintenir à l'écart de A.

Mais, si A vire de bord pour doubler la marque, la Règle 18-2-b ne s'applique plus. A est soumis à la Règle 13,

c'est-à-dire qu'il doit se maintenir à l'écart de B depuis son passage bout au vent jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Si A est suffisamment en avant de B, il pourra virer

sans prendre de risque, s’il passe au ras de la marque

et enchaîné son virement de bord immédiatement.

 

Application de la Règle 18-2 pour plusieurs voiliers.

 

 

A, B, C, D, vent arrière, sont sur le point de doubler la marque sous le vent. Les quatre voiliers sont engagés les uns sur les autres.

A, tribord amures, à l'intérieur est prioritaire, B doit se maintenir à l'écart de A.

D, bâbord amures, à l'extérieur, est sous le vent de C, bâbord amures, D est prioritaire, donc D doit donner de la place à C.

D'autre part, A et B, tribord amures, à l'intérieur, sont prioritaires et ainsi D et C doivent se maintenir à l'écart de B et de A. Donc en définitive, D doit donner de la place à C qui lui-même doit se maintenir à l'écart de B, qui lui aussi doit se maintenir à l'écart de A.

Cependant, A et B qui doivent empanner pour suivre leur route normale sont soumis à la Règle 18-4.

 

 

 

 

 

V. 6. 3. 2. 2. La Règle 18-2-c. "ENGAGES OU NON"

 

L'application de la Règle 18 pose souvent un dilemme aux membres du Jury dans le cas d'une réclamation suite à un contact.

Lors de l'instruction, dans l'établissement des faits un doute peut subsister quant à l'établissement ou non d'un engagement correct.

La Règle 18-2-c nous indique :

".......S'il existe un doute raisonnable sur le fait qu'un voilier a établi ou rompu un engagement à temps, on doit présumer qu'il ne l'a pas établi ou rompu........."

Ainsi en application de cette Règle 18-2-c, dans le doute, ce sera la Règle 18-2-b qui s'appliquera.

 

REMARQUE IMPORTANTE

La Règle 18-2-c s’adresse peut-être plus aux coureurs sur l’eau qu’aux membres du Comité de réclamation à terre.

En effet, dans le cas de contestation de la part d’un voilier sur la réalisation de l’engagement avant l’entrée de l’un d’entre eux dans la zone des deux longueurs, s’il existe vraiment un doute raisonnable, les deux voiliers ont intérêt à appliquer cette Règle 18-2-c, c’est-à-dire de considérer que l’engagement n’a pas été établi ou a été rompu et agir en conséquence (application de la Règle 18-2-b).

 

 

  1. 6. 3. 3. La Règle 18-3 "VIRER DE BORD"

 

Cette Règle est une exception à la Règle 18-2 qui ne s'applique pas. Elle régit le cas où deux voiliers étaient sur des bords opposés sur le point de doubler une marque de parcours.

".....Si deux voiliers étaient sur des bords opposés et que l'un d'eux a viré de bord à l'intérieur de la zone des deux longueurs pour passer une marque ou un obstacle, la Règle 18-2 ne s'applique pas..."

La Règle 18-3 précise alors les obligations du voilier qui a viré de bord.

 

".......Le voilier qui a viré de bord

a) ne doit pas obliger l'autre voilier à naviguer au-delà du plus près pour l'éviter, ou empêcher l'autre voilier de passer la marque ou l'obstacle......et

b) doit se maintenir à l'écart si l'autre voilier devient engagé à l'intérieur, auquel cas la Règle 15 ne s'applique pas........"

 

A et B, au près sur des bords opposés, A, tribord amures, B, bâbord amures sont sur le point de doubler la marque au vent.

B, bâbord amures vire de bord dans la zone des deux longueurs et établit un engagement sous le vent de A.

La Règle 18-3-a s'applique .

B ne doit pas faire en sorte que A navigue au-delà du plus près pour éviter B qui a viré.

Autrement dit, B ne peut forcer le passage en obligeant A à lofer et celui-ci n'est pas tenu de donner la place à B en lofant.

A et B au près, sur des bords opposés, A, tribord amures, B, bâbord amures sont sur le point de doubler la marque au vent.

B passe derrière A et vire de bord au vent de A.

La Règle 18-3-b s'applique.

A, voilier tribord amures devient engagé à l'intérieur et B qui a viré de bord, doit se maintenir à l'écart. La Règle 15 ne s’applique pas, c’est-à-dire que A, ayant acquis sa priorité en raison de l’action de B, n’est pas tenu, au début ,de laisser à B la place de se maintenir à l’écart.

 

REMARQUE

Si A ne peut doubler la marque, B aurait enfreint la Règle 18-3-a, B ne devait pas empêcher A de contourner la marque.

Cette nouvelle Règle importante devrait dissuader les concurrents d’approcher la marque au vent sur la route bâbord.

 

 

V. 6. 3. 4. La Règle 18-5 " DOUBLER UN OBSTACLE CONTINU ".

 

La Règle 18-5 modifie les Règles 18-2-a et 18-2-b dans le cas d'un obstacle continu.

"...........A un obstacle continu, la Règle 18-2 est modifiée de telle façon que pendant que les voiliers doublent l'obstacle, l'obligation d'un voilier à l'extérieur se termine si l'engagement est rompu, et un voilier en route libre derrière peut établir un engagement à l'intérieur seulement, si à ce moment là, il y a de la place pour passer entre l'autre voilier et l'obstacle. S'il le fait, l'obligation prévue par la Règle 18-2-b prend fin........"

 

 

 

 

A et B, tribord amures, sont sur le point de doubler une partie de la côte.

- Position 1 - B en route libre derrière doit se maintenir à l'écart de A. (Règle 12)

- Position 2 - A atteint la zone des deux longueurs, B est toujours en route libre derrière, il doit se maintenir à l'écart de A (Règle 18-2-b)

- Position 3 - A est toujours dans la zone des deux longueurs, B est toujours en route libre derrière, il doit se maintenir à l'écart de A (Règle 18-2-b)

- Position 4 - B, considérant qu'il a assez de place pour passer entre A et la côte, établit un engagement à l'intérieur en respectant la Règle 15

La Règle 18-2-b ne s'applique plus. A doit se maintenir à l'écart de B (Règle 18-5).

- Position 5 - A, plus rapide, rompt l'engagement sur B, A n'est plus obligé de se maintenir à l' écart de B. La Règle 18-2 est modifiée par la Règle 18-5. C' est à B de se maintenir à l'écart de A.

- Position 6 - B, considérant qu'il n'a pas assez de place pour passer entre A et la côte, ne tente pas d'établir un engagement , à l'intérieur, sur A. Il reste en route libre derrière A.

 

 

 

 

V. 7. AU PLUS PRÈS, APPEL POUR OBTENIR DE

LA PLACE POUR VIRER DE BORD A UN OBSTACLE.

 

V. 7. 1. La Règle 19 "PLACE POUR VIRER DE BORD

A UN OBSTACLE".

 

 

  1. 7. 2. EXIGENCES DE LA RÈGLE.

 

V. 7. 2. 1. Cas général. La Règle 19-1

 

Pour l'application de cette Règle, les voiliers concernés doivent être au plus près et sur le même bord.

Le voilier en route libre devant ou sous le vent doit être pour des raisons de sécurité contraint de modifier sa route de manière sensible, pour éviter un obstacle.

Si cette modification l'entraîne à virer de bord, mais qu'il ne peut le faire sans entrer en collision avec un autre voilier en route libre derrière ou au vent.

Il devra d'abord :

* héler pour demander de la place pour virer.

** donner au voilier hélé le temps de répondre.

Le voilier hélé aura deux possibilités :

* virer de bord dès que possible, et l'autre voilier doit commencer son virement de bord dès que possible.

** répondre immédiatement "Vous virez" auquel cas, le voilier qui a hélé doit virer de bord immédiatement et le voilier hélé doit donner de la place.

 

REMARQUE.

Les Règles 10 et 13 ne s'appliquent pas.

La Règle 19-1 dit simplement :

"........Lorsque la sécurité exige d'un voilier au plus près qu'il fasse un changement de route important pour éviter un obstacle et qu'il a l'intention de virer de bord........"

 

 

 

 

 

A, bâbord amures, au près, sous le vent de B.

A hèle B "Virez de bord".

B accepte et vire de bord.

A vire à son tour (Règle 19-1-a).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A, bâbord amures, au près, en route libre devant B, bâbord amures, hèle celui-ci

"Virez de bord".

Le voilier B, qui estime pouvoir continuer sur son bord, répond

"Vous virez de bord".

A vire immédiatement, B doit donner à A la place et s'en écarter. (Règle 19-1-b)

 

 

 

V. 7. 2. 2. Place pour virer de bord à une marque de départ ou à sa ligne

de mouillage.

 

LA RÈGLE 19-2

"......La Règle 19-1 ne s'applique pas à une marque de départ ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable depuis le moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées......"

 

V. 7. 2. 2. 1. Exigences de la Règle.

Un voilier au plus près, en route libre devant ou sous le vent d'un autre voilier qui s'approche de la ligne de départ, ne peut demander de la place pour virer de bord au voilier en route libre derrière ou à son vent, afin d'éviter d'entrer en collision avec la marque de départ ou la ligne de mouillage de cette marque.

 

 

 

Même en lofant au maximum, le voilier A ne peut parer la ligne de mouillage de la marque. Il ne peut héler B, à son vent, pour virer de bord, A doit abattre en grand et revenir prendre son départ.

 

 

 

 

 

 

V. 7. 2. 3. Place pour virer à une marque où le voilier hélé peut parer.

 

LA RÈGLE 19-2

 

".....La Règle 19-1 ne s'applique pas......à une marque que le voilier hélé peut parer...."

 

V. 7. 2. 3. 1. Exigences de la Règle

 

Aux obstacles qui sont utilisés comme marques de parcours, ces obstacles pouvant être un canot porteur du pavillon "M", un bateau marque, une perche, une marque normale, la Règle prévoit que, lorsque le voilier hélé, c'est à dire le voilier sur le même bord au vent, peut parer l'obstacle, un voilier à l'intérieur qui ne peut parer cet obstacle ne pourra obtenir de place pour virer, même après avoir hélé pour demander cette place. Si par contre, le voilier à l'extérieur ne peut parer cette marque, après avoir refusé de virer, il sera contraint d'accepter une pénalisation (Règle 44).

Il faut rappeler que les apparaux de mouillage ne faisant pas partie de la marque, le voilier à l'intérieur pourra obtenir de la place pour virer de bord et éviter ceux-ci.

Si la Sécurité oblige le voilier à l'intérieur à virer, il devra héler une seconde fois et le voilier à l'extérieur devra s'écarter et donner la place nécessaire, mais le voilier à l'intérieur devra se retirer ou se racheter en acceptant une pénalisation. Si par contre, le voilier à l'extérieur ne peut parer cette marque après avoir refusé de s'écarter, il sera contraint d'accepter une pénalisation .

 

 

 

A, au près, tribord amures, sous le vent du voilier B, au près, tribord amures, ne peut parer la marque. A hèle B pour virer de bord, B persuadé de pouvoir parer cette marque refuse de s'écarter. Le voilier A abat pour éviter la marque. Mais B ne réussit pas à parer la marque, il doit accepter une pénalité de 720°. B aurait dû laisser A virer de bord.

 

 

 

 

V. 8 . REVENIR POUR PRENDRE LE DÉPART OU DU COTE

PRE-DEPART DE LA LIGNE DE DÉPART.

 

V. 8. 1. LA RÈGLE 20 - " ERREURS DE DÉPART"

V. 8. 2. LES DÉFINITIONS

 

DEPART........Un voilier prend le départ quand, après son signal de départ, une partie quelconque de sa coque, équipage ou équipement coupe la ligne de départ pour la première fois et quand il a satisfait à la Règle 29-1 et à la Règle 30-1 si elles s'appliquent...."

 

RAPPELS

Règle 29-1

".....Quand, à son signal de départ, une partie quelconque de la coque, de l'équipage ou de l'équipement d'un voilier se trouve du côté parcours de la ligne de départ, le voilier doit entièrement revenir du côté pré-départ de la ligne avant de prendre le départ...."

 

Au signal de départ, le voilier qui a franchi la ligne prématurément se trouve côté parcours de la ligne de départ.

Le Comité de Course a envoyé le pavillon X - Rappel individuel -

Le voilier doit revenir entièrement du côté pré-départ de la ligne soit directement, soit en contournant le bateau du Comité de Course.

Règle 30-1

"........Si le pavillon I a été envoyé avant ou avec son signal préparatoire et qu'une partie quelconque de la coque, de l'équipage ou de l'équipement d'un voilier se trouve du côté parcours de la ligne de départ ou de ses prolongements, au cours de la minute précédant son signal de départ, le voilier doit revenir du côté pré-départ de la ligne de départ en contournant l'une ou l'autre de ses extrémités avant de prendre le départ...."

 

 

Dans la "minute", le voilier se trouve du côté parcours de la ligne de départ.

Après le signal de départ, le Comité de Course envoie le pavillon X - Rappel individuel -

 

 

 

Le voilier doit obligatoirement rejoindre le côté pré-départ de la ligne de départ, soit en contournant le bateau comité, soit en contournant la marque de départ à l'extrémité de la ligne de départ.

 

V. 8. 2. 1 Exigences de la Règle 20.

"....Un voilier naviguant vers le côté pré-départ de la ligne de départ ou ses prolongements, pour satisfaire à la Règle 29-1 ou à la Règle 30-1, doit se maintenir à l'écart d'un voilier qui ne fait pas de même jusqu'à ce qu'il soit entièrement du côté pré-départ....."

 

REMARQUE

Bien que parti prématurément, A, tribord amures, conserve ses droits jusqu'à ce qu’il soit clair qu’il commence sa manoeuvre ;

A ne retrouvera ses droits qu’à l’instant où il sera revenu entièrement du côté pré-départ de la ligne de départ ;

 

A, tribord amure, a franchi la ligne de départ avant son signal de départ. Le pavillon X a été envoyé.

Il abat pour revenir du côté pré départ de la ligne. Il doit se maintenir à l'écart de B, même si celui-ci est bâbord amures, mais qui a pris correctement le départ

 

 

 

V. 9. ROTATIONS DE PÉNALITÉ, OBLIGATIONS.

 

V. 9. 1. LA RÈGLE 20 - "ROTATIONS DE PÉNALITÉ"

 

 

V. 9. 1 . 1. EXIGENCES DE LA RÈGLE

 

"......Un voilier effectuant des rotations de pénalité doit se maintenir à l'écart d'un voilier qui ne fait pas de même......."

 

  1. 9. 2. LA RÈGLE 44-1 - "EFFECTUER UNE PÉNALITÉ"

 

 

".......Un voilier susceptible d'avoir enfreint une Règle du Chapitre 2 en course peut effectuer une pénalité au moment de l'incident. Sa pénalité doit être une pénalité de rotation de 720°, à moins que les Instructions de Course spécifient l'usage de la pénalité en points ou toute autre pénalité......."

 

 

 

A devait se maintenir à l'écart de B.

Un contact a lieu. B réclame.

A, considérant qu'il a enfreint une Règle du Chapitre 2 décide d'effectuer une pénalité de rotation de 720°.

A s'écarte largement et se maintient à l'écart des autres voiliers C et D qui doublent la marque (Règles 44-2 et 20)

 

REMARQUES

Bien qu’ayant enfreint une Règle, A conserve ses droits jusqu'à ce qu’il soit clair qu’il commence sa manoeuvre de rotation.

 

* Si A ne respecte pas la Règle 20, et établit un contact avec C ou D, la Règle 20 appartenant au Chapitre 2, A pourra effectuer une autre pénalité de rotation de 720°.

** La Règle 22-2 s'impose aux voiliers B, C, D,

"......Un voilier ne doit pas délibérément gêner un voilier qui accomplit des rotations de pénalité dans le but de le retarder....."

 

 

 

V. 10. CULER - OBLIGATION

 

V. 10. 1. LA RÈGLE 20 - "CULER"

 

La Règle 20 impose :

"......Un voilier qui cule au moyen d'une voile à contre doit se maintenir à l'écart d'un voilier qui ne fait pas de même......"

V. 10. 2 . EXIGENCES DE LA RÈGLE

 

Cette situation peut se produire au moment du départ, lorsqu'un voilier veut se ralentir afin de ne pas franchir prématurément la ligne de départ, mais, si bout au vent, le voilier cule, sans voile à contre, il est, par définition, sur l'amure qu'il avait avant de venir bout au vent.

Cette Règle est modifiée pour les Planches à voile.

"........Une planche qui cule doit se maintenir à l'écart de toutes les autres planches et voiliers...." (Règle B-2-1)

La notion de position de la voile disparaît, seule la notion de culer intervient. Ainsi, quelle que soit la position de la voile, dans tous les cas, la planche est tenue de se maintenir à l'écart.

 

 

1 - Le voilier C maintient la voile à contre et cule.

Il doit se maintenir à l'écart du voilier D, qui bien qu'au vent de C devient prioritaire.

2 - Le voilier A bout au vent, voile faseyante.

Toujours tribord amure sous le vent de B, A garde sa priorité. C'est le voilier B, au vent, qui doit se maintenir à l'écart.

 

 

V. 11. VOILIER CHAVIRE, MOUILLE, OU ÉCHOUE .

PORTER ASSISTANCE.

V. 11. 1. LA RÈGLE 21 - "VOILIER CHAVIRE, MOUILLE, OU

ÉCHOUE .

 

V. 11. 2. DÉFINITIONS

CHAVIRE.....ce terme est défini par la Règle 21

"...Un voilier est chaviré lorsque sa tête de mât est dans l'eau........"

Pour les planches, la définition dit:

"........Une planche est chavirée quand sa voile ou le corps du concurrent est dans l'eau....." (Règle B-1 - Définitions)

 

V. 11. 3. EXIGENCES DE LA RÈGLE.

 

LA RÈGLE 21

"........Si possible, un voilier doit éviter un voilier chaviré, ou qui n'est pas encore maîtrisé après un chavirage, qui est au mouillage ou échoué, ou qui est en train d'essayer d'aider une personne ou un navire en danger....."

Si l'expression "si possible" n'implique pas une obligation de résultat, par contre l'expression "doit éviter" implique une obligation de la part du voilier - dans la mesure du possible - d'appliquer cette Règle.

Dans le cas d'un contact, il reviendra au Jury d'apprécier les limites de ce possible.

 

Cas des planches à voile - Pour le redressement -

 

REDRESSEMENT.....Une planche à voile se redresse depuis le moment, ou sa voile, ou lors d'un départ dans l'eau le corps du concurrent est hors de l'eau, jusqu'à ce qu'elle soit manoeuvrante....." (Règle B-1 - Définitions)

 

 

 

La Règle B-2-24 - REDRESSEMENT -

".....Une planche à voile qui se redresse doit éviter une planche à voile ou un voilier qui fait route....."

Autrement dit, la planche à voile doit attendre le moment et l'endroit favorable pour se redresser, afin de ne pas gêner une planche en route, qui n'est pas obligée de l'éviter - la planche n'étant plus chavirée, au sens de la définition.

REMARQUE

La Règle B-2-23 - VOILE HORS DE L'EAU LORS DU DÉPART -

Cette Règle fait obligation aux Planches à Voile s'approchant de la ligne de départ pour prendre le départ d'avoir la voile hors de l'eau et en position normale, sauf si elle est chavirée accidentellement.

Cette Règle ne permet donc pas à un Planchiste indélicat de laisser sa voile dans l' eau à proximité de la ligne de départ en position favorable. La Planche n'étant pas chavirée accidentellement, la Règle 21 ne s'applique pas.

 

V. 12. GENER UN AUTRE VOILIER.

 

V. 12. 1. La Règle 22 " GENER UN AUTRE VOILIER "

 

" .......Dans la mesure du possible, un voilier qui n’est pas en course ne doit pas gêner un voilier qui est en course....... " (Règle 22-1)

" ......Un voilier ne doit pas délibérément gêner un voilier qui accomplit des rotations de pénalité dans le but de le retarder " (Règle 22-2)

 

 

  1. 12. 2. DEFINITION

 

EN COURSE........Un voilier est en course depuis son signal préparatoire jusqu'à ce que soit il ait fini et dégagé la ligne et les marques d’arrivée, soit il ait abandonné, ou jusqu’à ce que le Comité de course ait signalé un rappel général, un retard ou une annulation.

 

 

  1. 12. 3. EXIGENCE DE LA REGLE 22-1.

L’obligation pour un voilier non en course de ne pas gêner un voilier qui est en course d’une façon quelconque, même peu importante, est impérative.

Certes, l’expression "dans la mesure du possible" pourrait en atténuer le caractère. Mais, il convient de ne pas oublier "qu’un voilier qui n’est pas en course ne doit pas être pénalisé pour une infraction à l’une des Règles du Chapitre 2, sauf la Règle 22-1"

 

  1. 12. 4. EXIGENCE DE LA REGLE 22-2.

L’obligation est d’évidence impérative et l’expression "délibérément" indique une volonté de nuire. On peut imaginer qu’une telle attitude pourrait relever de l’application de la Règle Fondamentale 2 " Navigation loyale ".

 

 

 

LES RÈGLES DU CHAPITRE 3

 

LES RÈGLES ÉTUDIÉES

 

31 - ABORDAGE D'UNE MARQUE.

28 - EFFECTUER LE PARCOURS.

 

 

V. 13. ABORDAGE D'UNE MARQUE - RÉPARATION.

 

V. 13. 1. LA RÈGLE 31 - "ABORDAGE D'UNE MARQUE".

 

"......En course, un voilier ne doit pas aborder une marque de départ avant de prendre le départ, une marque qui commence, délimite ou termine la section de parcours qu'il est en train d'effectuer, ou une marque d'arrivée après avoir fini......." (Règle 31-1)

 

V. 13. 2. DÉFINITIONS

 

MARQUE.....Un objet tel que les Instructions de Course exigent d'un voilier qu'il le passe d'un côté spécifié, à l'exclusion de sa ligne de mouillage et des objets qui y sont temporairement ou accidentellement attachés....."

FINIR..........Un voilier finit quand une partie quelconque de sa coque ou de son équipage ou de son équipement en position normale coupe la ligne d'arrivée dans le sens de la route depuis la dernière marque soit pour la première fois, soit, s'il effectue une pénalité, après avoir satisfait à la Règle 31-2 ou la Règle 44-2....."

V. 13. 3. EXIGENCES DE LA RÈGLE

 

LA RÈGLE 31-1 est formelle :

Un voilier doit accomplir son parcours sans aborder aucune marque entre le signal préparatoire qui le concerne et après qu'il ait fini et dégagé la ligne d'arrivée.

Cependant, la Règle 31-3 précise que, s'il est contraint à tort par un autre voilier à aborder une marque, il sera exonéré de toute réparation.

a) si l'autre voilier reconnaît avoir enfreint une Règle du Chapitre 2 en acceptant une pénalité ou en abandonnant immédiatement ou

.

b) selon la Règle 64-1-b après avoir gagné une réclamation contre un autre voilier impliqué dans le même incident.

La Règle 31-2 accorde au voilier ayant abordé une marque la possibilité de se racheter en effectuant immédiatement un tour complet de 360° (un virement de bord et un empannage dans le même sens) après s'être écarté des autres voiliers aussitôt que possible.

REMARQUE

La Règle 31-1 ne s'applique pas aux Planches . Elle est remplacée par la Règle B-3,

".....Un concurrent ne doit pas s'accrocher à une marque de départ......."

RAPPEL

La Règle 20 prévoit :

".....Un voilier effectuant des rotations de pénalité doit se maintenir à l'écart d'un voilier qui ne fait pas de même....."

 

 

 

 

A, qui a abordé la marque se rachète en effectuant un tour complet de 360°. Il n'a pas terminé en A4. il doit donc se maintenir à l'écart de la route de B.

 

 

 

 

 

 

 

D'après la Règle 18, A devait se maintenir à l'écart de B.

En doublant la marque, il oblige B à aborder celle-ci.

Si à la suite de la réclamation de B,

* A reconnaît avoir enfreint la Règle 18 et effectue une rotation de 720°, B n'est pas tenu d'effectuer une rotation de 360°.

** Si A porte réclamation également, et n'effectue pas de pénalité, B peut ne pas effectuer de pénalité de 360°, mais il lui faudra gagner sa réclamation contre A pour être exonéré.

 

 

Dans le cas où il ne gagnerait pas cette réclamation, il serait disqualifié pour avoir abordé la marque.

Dans le doute, B a peut-être intérêt à effectuer sa rotation de 360°, tout en maintenant sa réclamation.

En effet :

- s'il gagne, A est disqualifié.

- s'il perd, d'après la Règle 44-4-b, il ne peut être disqualifié.

 

REMARQUE

Restriction à l’application de la Règle 31-2

" ......Cependant, si un voilier a obtenu un avantage significatif en abordant la marque, il doit abandonner..... "

Par exemple, un voilier réussit à s’infiltrer à l’intérieur d’un paquet de voiliers engagés contournant une marque sous le vent tout en touchant la marque du côté requis, on peut imaginer que le voilier gagnera des places même en effectuant une rotation de 360°.

 

 

CAS DE L'ABORDAGE D'UNE MARQUE D'ARRIVÉE.

 

La Règle 31-2 précise :

".....Quand un voilier effectue la pénalité après avoir abordé une marque d'arrivée, il doit revenir entièrement du côté parcours avant de finir......"

 

 

 

 

 

Le voilier A a abordé la marque d'arrivée.

Il doit s'écarter nettement des autres voiliers qui finissent, pour effectuer un tour complet de 360°, revenir entièrement du côté parcours et couper la ligne d'arrivée.

 

 

 

V. 14. MANIÈRE D'EFFECTUER LE PARCOURS.

 

V. 14. 1. LA RÈGLE 28 - "EFFECTUER LE PARCOURS".

 

V. 14. 2. DÉFINITIONS

 

EN COURSE....Un voilier est en course depuis son signal préparatoire jusqu'à ce que soit il ait fini et dégagé la ligne et les marques d'arrivée, soit il ait abandonné ou jusqu'à ce que le Comité de Course ait signalé un rappel général, un retard ou une annulation......"

DEPART........Un voilier prend le départ quand, après son signal de départ, une partie quelconque de sa coque, équipage ou équipement coupe la ligne de départ pour la première fois et quand il a satisfait à la Règle 29-1 et la Règle 30-1 si elle s'appliquent...."

 

MARQUE.....Un objet tel que les Instructions de Course exigent d' un voilier qu'il le passe d'un côté spécifié, à l'exclusion de sa ligne de mouillage et des objets qui y sont temporairement ou accidentellement attachés....."

 

FINIR..........Un voilier finit quand une partie quelconque de sa coque de son équipage ou de son équipement en position normale coupe la ligne d'arrivée dans la direction du parcours depuis la dernière marque soit pour la première fois, soit, s'il effectue une pénalité, après avoir satisfait à la Règle 31-2 ou la Règle 44-2....."

 

V. 14. 3. EXIGENCE DE LA RÈGLE.

Un voilier doit prendre le départ et finir conformément aux définitions de ces termes. En cas d'infraction, le Comité de Course devra classer le voilier "DNS", "OCS" ou "DNF".

RAPPEL

"OCS" : du côté parcours de la ligne de départ et a failli à satisfaire à la Règle 29-1 ou à la

Règle 30-1.

"DNF" : n'a pas fini.

"DNS" : n’a pas pris le départ.

Au signal de départ, le voilier doit être du côté pré-départ de la ligne de départ. S'il est côté parcours (une partie de sa coque, de son équipement, de son équipage) au moment du signal de départ, il doit revenir et prendre un départ correct.

Si le pavillon "I" a été envoyé préalablement sur le bateau comité, il reviendra pour prendre le départ en traversant l'un des prolongements de la ligne (il contournera l'une des marques extrémité de la ligne de départ). Par contre, en l'absence de pavillon "I", il pourra couper la ligne de départ pour revenir côté pré- départ.

 

Un voilier ayant "volé" le départ, (départ prématuré) ne pourra prétendre ne pas avoir vu ou entendu son signal de rappel, il sera enregistré "OCS" en application de la Règle A-1-1.

 

La Règle 28 définit la façon dont un voilier doit effectuer le parcours. Les marques doivent être laissées du côté requis et dans l'ordre indiqué dans les Instructions de Course. Si le sillage du voilier était représenté par un fil tendu du départ à l'arrivée, ce fil devrait toucher chaque marque dans l'ordre demandé et du côté requis. Chaque marque a un côté requis sur la section de parcours que commence, délimite ou termine cette marque. La marque n'a plus de côté requis si le voilier navigue sur une autre section du parcours, et la marque devra même être considérée comme un obstacle.

Une marque de départ commence a avoir un côté requis quand un voilier s'approche de la ligne de départ depuis son côté pré-départ pour prendre le départ.

Dans le cas où un voilier n'effectue pas le parcours de la manière indiquée dans les Instructions de Course, le Comité de Course doit réclamer contre le voilier sur les faits au Comité de Réclamation ou Jury qui ouvrira une instruction.

 

Un voilier qui contourne une marque du mauvais côté devra revenir et effectuer son parcours comme prévu par la Règle 28-1 (fil tendu), car il peut corriger toute erreur pour respecter cette Règle pourvu qu'il n' ait pas fini.

Le voilier finissant sa course n'est pas contraint de passer complètement la ligne d'arrivée. Il pourra dégager la ligne dans l'un ou l'autre sens, mais il devra respecter la Règle 22-1 et ne pas gêner un voilier encore en course.

Nota: On pourra se reporter utilement pour l'étude de la règle 28 au chapitre X du livret "Comité de course" (Prendre le départ - Finir la course).

Le côté requis de la marque à contourner est le côté bâbord. A laisse la marque à tribord, s'aperçoit de son erreur et répare sa faute, "il revient dans ses pas"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES RÈGLES DU CHAPITRE 4.

LES RÈGLES ÉTUDIÉES.

42 - PROPULSION.

44 - PÉNALITÉS POUR INFRACTION AUX RÈGLES DU CHAPITRE 2.

 

PRÉAMBULE

Les Règles du Chapitre 4 ne s'appliquent qu'à des voiliers en course.

 

V. 15. PROPULSION.

V.15. 1. LES RÈGLES

42-1 RÈGLE DE BASE.

42-2 ACTIONS INTERDITES.

42-3 EXCEPTIONS.

 

V. 15. 2. EXIGENCES DE LA RÈGLE.

 

La Règle de base 42-1 rappelle qu'un voilier doit concourir en utilisant seulement le vent et l' eau, que son équipage peut ajuster le réglage des voiles et de la coque et accomplir d'autres actions de navigation en bon marin.

Mais la Règle déclare que les membres de l'équipage ne doivent pas déplacer leur corps autrement que pour des actions prévues ci-dessus.

La Règle 42-2 précise de plus les actions interdites en les définissant :

a) pomper : agitation de manière répétée de toute voile, soit en bordant et choquant la voile soit par un mouvement du corps vertical ou perpendiculaire à l'axe du voilier...."

Cette action est tentante pour les dériveurs dans le cas de vent léger ou pour passer les vagues.

La Règle 42-3-b admet que

".....sauf lors d'un louvoyage au vent, lorsque le surfing (accélération rapide en descendant sur le côté sous le vent d'une vague) où le planing est possible, l'équipage du voilier peut pomper l'écoute et la retenue de toute voile dans le but d'initier ce surfing ou planing......"

Mais elle donne par la suite une restriction fondamentale.

".....mais une fois seulement pour chaque vague ou risée......"

b) balancer : roulis répété du voilier, provoqué soit par le mouvement du corps, soit par le réglage des voiles ou de la dérive qui ne facilite pas la conduite.

Cette action est surtout utilisée dans la préparation et le déroulement d'un virement de bord pour permettre de "lancer" le voilier et diminuer la durée du virement de bord.

C' est pour cela que la Règle 42-3-a admet que :

".....a) L'équipage d'un voilier peut bouger le corps pour exagérer le roulis qui facilite la conduite du voilier pendant un virement de bord ou un empannage....."

Mais elle donne par la suite une restriction fondamentale.

".....pourvu que juste après que le virement de bord ou l'empannage soit terminé, la vitesse du voilier ne soit pas supérieure à ce qu'elle aurait été en l'absence de virement de bord ou d'empannage....."

Autrement dit, on peut balancer , mais ne pas en tirer un avantage significatif. La restriction est faite pour éviter la tentation de balancer trop énergiquement par vent léger.

c) saccader : mouvement soudain du corps en avant arrêté brusquement......."

Le but de l'action se définit lui-même, augmenter ou donner de l' erre au voilier.

d) godiller, mouvement répété de la barre qui n'est pas nécessaire pour la conduite.

En effet, la tentation est grande, pour les dériveurs de "godiller" par vent léger, en particulier lors des départs, de manière à lancer le voilier et se dégager.

e) virements de bord ou empannages répétés sans rapport avec des sautes de vent ou des considérations tactiques.

Par vent léger, la multiplication des virements de bord conjugués au balancement décrit ci-dessus permet en effet une progression significative.

 

Quelle sanction pour infraction à cette Règle 42 ?

C'est la Règle 67 qui répond à cette question :

1° cas : Les Instructions de Course donnent la possibilité au Comité de Réclamation de pénaliser sans instruction à condition qu'un membre du Comité de Réclamation ou son observateur mandaté ait vu l'incident.

2° cas : Les Instructions de Course ne précisent rien dans ce domaine, c'est la Règle 60-3-a qui s'applique,

".....un Comité de Réclamation peut réclamer contre un voilier......"

Une instruction devra avoir lieu et le voilier pourra être pénalisé. Le(s) membre(s) du Comité de Réclamation présent(s) sur l'eau pourra(ont) être cité(s) comme témoin(s).

REMARQUE

La Règle A-1-3 dit que, dans le premier cas ci-dessus, la disqualification ne peut être retranchée lorsque le système de classement prévoit qu'un ou plusieurs résultats doivent être retranchés.

Or une prescription de la FFV prescrit que cette disqualification pourra être retranchée.

 

 

V. 16. PÉNALITÉS POUR INFRACTION AUX RÈGLES DU

CHAPITRE 2.

V. 16. 1. LA RÈGLE .

44-1 EFFECTUER UNE PÉNALITÉ.

44-2 PÉNALITÉ DE ROTATION DE 720°.

44-3 PÉNALITÉ EN POINTS.

44-4 LIMITES AUX PÉNALITÉS.

 

V. 16. 2. EXIGENCES DE LA RÈGLE.

 

V. 16. 2. 1. La Règle 44-1 "EFFECTUER UNE PÉNALITÉ"

 

La Règle 44-1 donne la possibilité à un voilier susceptible d' avoir enfreint une Règle du Chapitre 2 de se "racheter" :

- soit en effectuant une pénalité de rotation de 720°.

- soit en acceptant une pénalité en points,

si les Instructions de Course le spécifient.

Cette Règle apporte une restriction nouvelle fondamentale à savoir :

 

"......Cependant, s’il a causé un dommage sérieux ou obtenu un avantage significatif dans la course ou la série grâce à son infraction, il doit abandonner....."

Autrement dit, il sera de la responsabilité du voilier de déterminer la gravité de son infraction et de décider "en son âme et conscience" soit d'effectuer ou d'accepter une pénalité, soit d'abandonner.

 

REMARQUE

Lors de l'instruction de la réclamation, le Comité de Réclamation pourra, dans le cas de sérieux dommages, disqualifier le voilier qui, bien qu'ayant effectué une pénalité de rotation de 720°, n'aurait pas abandonné.

 

V. 16. 2. 2. La Règle 44-2 "PÉNALITÉ DE ROTATION DE 720°".

La Règle 44-2 définit très exactement les conditions de réalisation de la pénalité de rotation de 720°.

Citons les points à retenir :

- dès que possible après l'incident.

- après s'être écarté largement des autres voiliers.

- en faisant rapidement,

* deux tours complets de 360°,

* dans le même sens,

* comprenant deux virements de bord et deux empannages.

Il est évident que toutes ces conditions doivent être remplies. Dans le cas d'une instruction concernant plus particulièrement cette réalisation, il reviendra au Comité de Réclamation d'en apprécier les aspects et de se prononcer.

REMARQUE

- Cas de l'abordage d'une marque.

La Règle 44-4-a prévoit :

".....Lorsqu'un voilier a l'intention d'effectuer une pénalité tel que prévu par la Règle 44-1 (Rotation de 720°) et que, dans le même incident, il a abordé une marque, il n'a pas besoin d'effectuer la pénalité prévue par la Règle 31-2 (Rotation de 360°)......"

- Pénalité de rotation pour les planches à voile.

La Règle B-4-3 supprime dans la Règle ci-dessus :

".....comprenant deux virements de bord et deux empannages...."

Autrement dit, un planchiste peut effectuer sa pénalité en faisant rapidement effectuer à sa planche deux tours complets de 360° dans le même sens.

- Pénalité de rotation pour les catamarans.

Les Instructions de Course modifient la Règle 44-1 en n'exigeant qu'une pénalité de rotation de 360°?

un seul virement de bord et un seul empannage.

 

V. 16. 2. 2. La Règle 44-3 "PÉNALITÉ EN POINTS".

La Règle 44-3-a définit aussi les conditions de l'acceptation de la pénalité en points :

- arborer un pavillon jaune,

- à la première occasion raisonnable après l'incident,

- le garder déferlé jusqu'à ce qu'il finisse,

- attirer l'attention du Comité de Course sur lui à l'arrivée,

- informer le Comité de Course à l'arrivée de l'identité de l'autre voilier impliqué dans l'incident, ou dans l'impossibilité, le faire à la première occasion raisonnable, dans le temps limite de dépôt des réclamations.

Il est évident que toutes ces conditions doivent être remplies. D'ailleurs, la Règle 44-3-b le précise bien :

".....Si un voilier arbore un pavillon jaune, il doit satisfaire aux autres parties de la Règle 44-3-a...."

De même pour la Règle 44-2, dans le cas d'une instruction concernant cette acceptation, il reviendra au Comité de Réclamation d'en apprécier les aspects et de se prononcer.

- Application de la pénalité en points aux Habitables.

Pour ne pas pénaliser sèchement - disqualification - un voilier qui n'aurait pas respecté toutes les exigences prévues ci-dessus. les Instructions de Course prévoient - selon l'infraction commise - des pénalités de 30 à 50 %.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUESTIONS AYANT TRAIT A

L'ETUDE DU CHAPITRE V

 

 

 

 

 

 

 

En utilisant les 90 schémas suivants :

 

 

Etablir quel voilier commet une infraction à l'une des Règles de l'ISAF ?

A quelle Règle ?

Pourquoi ?

 

 

 

 

 

 

 

Il faudra donc, en utilisant le schéma :

- établir les faits.

- rechercher les Règles qui régissent cette situation.

- décider quel voilier a enfreint la Règle.

 

 

NOTA - Le pavillon de série utilisé sur les schémas est le pavillon FIREBALL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RÉPONSES AUX QUESTIONS

 

AYANT TRAIT A L'ÉTUDE DU

 

 

CHAPITRE V

 

 

 

Figure 1 Le bateau comité a envoyé seulement le pavillon d'avertissement (pavillon de série "FIREBALL"), les voiliers ne sont donc pas encore en course.

".....Un voilier est en course depuis son signal préparatoire...." (Définitions).

"....Cependant, un voilier qui n'est pas en course ne doit pas être pénalisé pour une infraction à une des Règles, sauf la Règle 22-1...." (Préambule du Chapitre 2)

Dans ce cas, ce sont les Règles du Règlement International pour Prévenir les Abordages en Mer (RIPAM) qui s'appliquent.

En cas de réclamation, le Comité de Réclamation ne devra pas instruire.

 

Figure 2 Le bateau comité a envoyé les pavillons d'avertissement et préparatoire (pavillon de série et pavillon P).

 

".....Un voilier est en course depuis son signal préparatoire...." (Définitions).

Ainsi les Règles du Chapitre 2 des Règles de l'ISAF s'appliquent.

Les deux voiliers sont sur le même bord, tribord amures, au près, ils sont engagés, le voilier B, au vent de A.

"...Ils sont engagés quand aucun des deux n'est en route libre derrière......." (Définitions).

 

"...Un voilier est en route libre derrière un autre quand sa coque et son équipement, en position normale, sont derrière une ligne perpendiculaire au point le plus arrière de la coque ou de l'équipement de l'autre voilier en position normale..." (Définitions).

"....Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent ..... " (Règle 11)

 

Le voilier B devait se maintenir à l' écart du voilier A et devra être disqualifié.

Figure 3 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement,

A la minute précédant le départ le pavillon "I" a été affalé.

L'étrave du voilier A franchit la ligne de départ alors que le signal de départ n'a pas encore été donné.

".....Un voilier prend le départ quand, après son signal de départ, une partie quelconque de sa coque, équipage ou équipement, coupe la ligne de départ pour la première fois et quand il a satisfait à la Règle 29-1 et la Règle 30-1 si elle s'appliquent......." (Définitions).

"...SI le pavillon "I" a été envoyé avant ou avec son signal préparatoire et qu'une partie quelconque de la coque,.....se trouve du côté parcours de la ligne de départ .....au cours de la minute précédant son signal de départ, le voilier doit revenir du côté pré-départ de la ligne en contournant l'une ou l' autre de ses extrémités avant de prendre le départ....." (Règle 30-1)

A doit revenir du côté pré-départ de la ligne de départ en traversant le prolongement de la ligne au-delà de la marque et prendre son départ en respectant la règle 20.

 

Figure 4 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et préparatoire, le pavillon I n' a pas été envoyé.

L'une des parties de l'équipage du voilier B franchit la ligne de départ, alors que le signal de départ n'a pas encore été donné.

 

"...Quand, à son signal de départ une partie quelconque.....de l'équipage....d'un voilier se trouve du côté parcours de la ligne de départ.....le voilier doit entièrement revenir du côté pré-départ de la ligne avant de prendre le départ..." (Règle 29-1).

B doit revenir du côté pré-départ de la ligne de départ et prendre son départ en respectant la règle 20.

 

Figure 5 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et préparatoire.

Le voilier A touche la bouée au bout de ligne et le voilier C heurte le bateau comité après avoir franchi la ligne de départ.

".....En course, un voilier ne doit pas aborder.....une marque de départ avant de prendre le départ....." (Règle 31-1).

".....Un voilier qui a enfreint la Règle 31-1 peut, après s' être nettement écarté des autres voiliers aussitôt que possible, accepter une pénalité en effectuant rapidement un tour complet de 360° comprenant un virement de bord et un empannage....." (Règle 31-2).

Le voilier A pourra réparer immédiatement, sur place, en faisant un tour de 360° (un virement de bord, un empannage), mais il devra avoir fini cette réparation avant de franchir la ligne de départ.

Le voilier C se trouve dans la même situation. Aucune Règle ne détermine l'endroit où il doit effectuer sa réparation; il a le choix, soit côté pré-départ, soit côté parcours.

 

Figure 6 Le bateau comité porte le pavillon d'avertissement.

Le voilier A franchit la ligne de départ alors qu'il reste une minute avant le signal de départ.

Suivant les Instructions de Course, deux éventualités peuvent se présenter

* aucune précision n'est apportée par les Instructions de Course, la Règle 29-1 s'applique,

 

"...Quand à son signal de départ une partie quelconque.....de l'équipage....d'un voilier se trouve du côté parcours de la ligne de départ.....le voilier doit revenir entièrement du côté pré départ de la ligne avant de prendre le départ..." (Règle 29-1)

* Les Instructions de Course prévoient l'utilisation du pavillon "I", la Règle 30-1 s'applique :

 

"........en contournant ses extrémités avant de prendre le départ....." (Règle 30-1).

En conclusion :

** sans pavillon "I" , le voilier A pourra abattre et revenir directement et entièrement du côté pré-départ de la ligne, avant le signal de départ, et prendre son départ conformément à la définition.

 

Figure 7 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les deux voiliers se dirigent vers la ligne de départ au près, tribord amures, du côté pré-départ de la ligne de départ. Le voilier B s'est engagé au vent de A. Le voilier A lofe.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l'écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l' écart......" (Règle 16).

Certes, A, voilier sous le vent, prioritaire, peut lofer jusqu'à venir bout au vent. Au vu de la figure, il semble que le voilier A, sous le vent, a lofé rapidement, sans laisser au voilier B, au vent, la place et le temps pour se maintenir à l'écart. Le voilier A pourrait être disqualifié pour infraction à la Règle 16.

Mais, si le Comité de Réclamation reconnaît que A n’a pas enfreint la Règle 16, c’est B qui sera disqualifié (Règle 11).

 

Figure 8 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les voiliers, au près, tribord amures, le voilier B s'est engagé au vent de A.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l'écart d un voilier sous le vent...." (Règle 11).

"....Un voilier en route libre derrière qui devient engagé sous le vent et à moins de deux fois sa longueur de coque d'un voilier au vent ne doit pas naviguer au-dessus de sa route normale tant que les voiliers restent engagés et séparés par une distance inférieure à ces deux longueurs, sauf si cela a pour effet de l'amener en arrière du voilier au vent......"

A, voilier sous le vent, prioritaire, peut lofer jusqu'à venir bout au vent. Au vu de la figure, le voilier A, sous le vent, a respecté la Règle 16 en lofant lentement et en laissant au voilier B, au vent, la place et le temps pour se maintenir à l'écart. Celui-ci, en ne s'écartant pas assez a enfreint la Règle 11, il devra être disqualifié.

 

Figure 9 Le bateau comité a affalé les pavillons d'avertissement et préparatoire.

Les deux voiliers, au près, tribord amures, se dirigent vers la ligne de départ.. Le voilier A s'est engagé sous le vent de B.

Après le signal de départ, le voilier A lofe jusqu'à venir bout au vent.

"....Un voilier n'a pas de route normale avant le signal de départ....." (Définitions)

"....Un voilier qui établit un engagement sous le vent depuis la position en route libre derrière et à moins de deux fois sa longueur de coque d'un voilier au vent ne doit pas naviguer au dessus de sa route normale pendant cet engagement tant que les voiliers sont séparés par une distance inférieure à ces deux longueurs, sauf si cela a pour effet de l'amener en arrière du voilier au vent...." (Règle 17-1)

Le voilier A, sous le vent, prioritaire, n'ayant pas de route normale avant le signal de départ peut naviguer au-dessus de sa route normale jusqu'au signal de départ.

Mais à partir du signal de départ, A ne doit pas naviguer au dessus de sa route normale qui d'après la définition est une route au plus près.

Le voilier A doit être disqualifié.

 

 

Figure 10 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les voiliers naviguent tribord amures vers la ligne de départ. Le voilier B, au vent, s'est engagé sur le voilier A.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l'écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 16)

 

A, voilier sous le vent, prioritaire, peut lofer jusqu'à venir bout au vent. Le voilier A, qui lofe lentement, a respecté la Règle 16. C' est la Règle 11 qui s'applique.

Le voilier B doit être disqualifié.

 

Figure 11 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les voiliers naviguent, tribord amures, vers la ligne de départ. Le voilier A s'est engagé sous le vent de B au vent.

"....Un voilier n'a pas de route normale avant son signal de départ....." (Définition)

Le voilier A a respecté la Règle 16, en effectuant son lof lentement et en laissant au voilier B, au vent, la place et le temps de se maintenir à l' écart.

 

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 16)

Le contact doit être considéré comme une infraction à la Règle 11 de la part du voilier B, au vent. B doit être disqualifié.

 

Figure 12 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les voiliers naviguent au près tribord amures vers la ligne de départ. Le voilier A est engage sous le vent du voilier B.

"....Un voilier n'a pas de route normale avant son signal de départ....." (Définition)

Le voilier A, sous le vent, prioritaire, a lofé lentement et en laissant au voilier B, au vent, la place et la possibilité de se maintenir à l'écart comme lui en fait obligation la Règle 16.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 16)

Le voilier A, sous le vent, n'ayant pas de route normale avant le départ, pouvait lofer. Il revenait au voilier B, au vent ,de se maintenir à l'écart de A, B doit être disqualifié, (Règle 11)

*** Toutefois, il faut remarquer qu'après le signal de départ, A ayant une route normale ne devrait plus naviguer au-dessus de celle-ci.

 

Figure 13 Les voiliers naviguent au près en extrémité de ligne, bâbord amures, vers la ligne de départ. Le voilier A, au vent, abat pour passer la ligne de départ entre le voilier B et la marque en bout de ligne. Le voilier B, sous le vent, au plus près, ne modifie pas sa route. Un contact s'établit entre A et B.

"...La règle 18....ne s'applique pas :

a) à une marque de départ, ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées....." (Règle 18-1-a).

Le voilier B, naviguant au plus près, aussi bien avant qu'après le signal de départ; n'est pas tenu de donner de la place à A.

Le voilier A, en tentant de forcer le passage, a enfreint la Règle 11.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

 

Le voilier A doit être disqualifié en application de la Règle 11.

Une question peut se poser au Comité de Réclamation : le voilier B, prioritaire, a-t-il respecté la Règle 14 " Eviter le contact ".

Figure 14 Les voiliers sont tribord amures à proximité du bateau comité. Le voilier B, sous le vent, abat pour tenter d'éviter le choc avec le voilier A, qui tente de passer la ligne entre le bateau comité et le voilier B.

"...La règle 18....ne s'applique pas :

a) à une marque de départ, ni à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées....." (Règle 18-1-a).

Le voilier B naviguant au plus près, aussi bien avant qu'après le signal de départ, n'est pas tenu de donner de la place à A.

Le voilier B n'a enfreint aucune Règle, mais le choc est dû à une infraction du voilier A qui, en tant que voilier au vent, ne s'est pas maintenu à l'écart d'un voilier sous le vent.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d' un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier A doit être disqualifié en application de la Règle 11.

Figure 15 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les voiliers sont tribord amures, au près, vers la ligne de départ.

Le voilier A, en route libre devant, est au-delà du plus près, il lofe jusq'à bout au vent (sa voile est faseyante au moment du contact). B s'engage entre A et le bateau comité. Un contact s'établit avec A.

"...La règle 18....ne s'applique pas :

a) à une marque de départ, ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées....." (Règle 18-1-a).

Le signal de départ n'étant pas donné, le voilier A. naviguant au-delà du plus près, n'est pas tenu de laisser de la place à B.

Ainsi le voilier A n'enfreint aucune Règle, le choc sera imputable au voilier B qui enfreint la Règle 11.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier B devrait être disqualifié en application de la Règle 11.

Mais, A, prioritaire, qui modifie sa route doit respecter la Règle 16, c’est-à-dire qu’il ne peut lofer brusquement en grand à proximité de B.

Une question peut se poser au Comité de Réclamation : le voilier A, prioritaire, a-t-il respecté la Règle 14 " Eviter le contact ".

Figure 16 Le bateau comité a affalé les pavillons, le signal de départ a été donné.

Les voiliers sont tribord amures, sur la ligne de départ.

Le voilier A, en route libre devant, est au-delà du plus près (sa voile est faseyante au moment du contact).

Les voiliers sont dans la même position que dans le cas précédant.

"...La règle 18....ne s'applique pas :

a) à une marque de départ, ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées....." (Règle 18-1-a).

Les voiliers A et B n'ont pas doublé le bateau du Comité de Course, marque de départ, le voilier B s’est engagé au vent de A, la Règle 17-1 ne s’applique pas. Le voilier A n'est donc pas tenu de donner de la place au voilier B et n’est pas non plus tenu de reprendre sa route normale.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier B, au vent, qui devait se maintenir à l'écart, doit être disqualifié.

Une question peut se poser au Comité de Réclamation : le voilier A, prioritaire, a-t-il respecté la Règle 14 " Eviter le contact ".

 

Figure 17 Le bateau comité a affalé les pavillons d'avertissement et préparatoire, le signal de départ est donné.

Les voiliers A et B naviguent tribord amures pour prendre leur départ.

Le voilier B au vent touche le bateau comité. Le voilier A, sous le vent, n'a pas modifié sa route, naviguant constamment au plus près.

"...La règle 18....ne s'applique pas :

a) à une marque de départ, ni à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées....." (Règle 18-1-a).

Les voiliers n'ayant pas doublé le bateau du Comité de Course, marque de départ, le voilier A, sous le vent, n'était pas tenu de donner la place au voilier B, B ne pourra réclamer contre le voilier A.

Le voilier B a commis une infraction en abordant le bateau comité.

".......En course, un voilier ne doit pas aborder une marque de départ avant de prendre le départ..." (Règle 31-1).

Le voilier B pourra toutefois se racheter.

"...Un voilier qui a enfreint la Règle 31-1 peut, après s'être nettement écarté des autres voiliers, aussitôt que possible accepter une pénalité en effectuant rapidement un tour complet de 360° comprenant un virement de bord et un empannage......" (Règle 31-2)

Faute de quoi, il devra être disqualifié, en application de la Règle 31-1.

Figure 18 Le bateau comité ne porte plus aucun pavillon. Le signal de départ est donné.

Les voiliers A, B, C naviguent, tribord amures, vers la ligne de départ.

Le voilier C, au vent, abat pour passer sous le vent du bateau comité. Cette manoeuvre contraint les deux voiliers A et B, sous le vent, qui étaient au plus près, à abattre aussi pour éviter le contact.

Si le voilier A réclame contre le voilier B, celui-ci sera disqualifié en application de la Règle 11.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Pour éviter cette disqualification, B devra réclamer contre le voilier C, à son vent,

"...La règle 18....ne s'applique pas :

a) à une marque de départ, ni à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées....." (Règle 18-1-a).

Le voilier B n'a pas enfreint cette Règle (il a été obligé d'abattre), par contre, le voilier C, au vent, doit s'écarter du voilier B.

 

Le voilier C, forçant le passage au bateau comité, a de fortes chances d'être disqualifié en application de la Règle 11.

 

Figure 19 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les voiliers naviguent vers la ligne de départ sur des allures différentes. Pour éviter de franchir prématurément la ligne de départ, le voilier B tribord amures, abat en grand. Il entre en contact avec le voilier A, bâbord amures, qui a entamé une manoeuvre pour éviter le voilier B.

A l'origine de l'incident le voilier B, tribord amures, est prioritaire. Le voilier A, bâbord amures, doit s'écarter en application de la Règle .

"...Sur des bords opposés, un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10)

Mais, la Règle 16 fixe les obligations du voilier prioritaire.

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l' écart......." (Règle 16).

 

Le voilier A ayant commencé à abattre pour passer derrière B, ce dernier doit être disqualifié en application de la Règle 16.

 

Figure 20 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les deux voiliers naviguent vers la ligne de départ sur des bords opposés, le voilier B, tribord amures.

"...sur des bords opposés, un voilier bâbord amures doit se maintenir à l' écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10)

En fonction de cette Règle, le voilier A devait se maintenir à l' écart du voilier B, il doit être disqualifié.

Dans le cas où un dommage aurait eu lieu au cours de cette collision, le Comité de Réclamation devra établir si le voilier A a fait une tentative raisonnable pour éviter le choc.

"...Un voilier doit éviter le contact avec un autre voilier dans la mesure du possible. Cependant, un voilier prioritaire :

a) n'a pas besoin d'agir pour éviter un contact jusqu'à ce qu'il soit clair que l' autre voilier ne se maintient pas à l'écart ou ne donne pas la place et

b) ne doit pas être pénalisé selon cette Règle, sauf si le contact cause un dommage..." (Règle 14).

Il est donc possible que les deux voiliers soient disqualifiés.

Figure 21 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les deux voiliers, engagés, naviguent vers la ligne de départ, sur le même bord. Le voilier A étant voilier sous le vent.

"...un voilier n'a pas de route normale avant son signal de départ....." (Définitions).

"...Ils sont engagés quand aucun des deux n' est en route libre derrière..." (Définitions).

"...Lorsque deux voiliers, sur le même bord, sont engagés, celui qui est du côté sous le vent de l'autre est le voilier sous le vent, l'autre est le voilier au vent...." (Définitions).

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l'écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier B, voilier au vent, devait se maintenir à l'écart. Un choc ayant eu lieu il doit être disqualifié en application de la Règle 11.

Une question peut se poser au Comité de Réclamation : le voilier A, prioritaire, a-t-il respecté la Règle 14 " Eviter le contact ".

 

Figure 22 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les deux voiliers naviguent vers la ligne de départ sur le même bord. Le voilier B est en route libre derrière.

"...Un voilier est en route libre derrière un autre quand sa coque et son équipement, en position normale, sont derrière une ligne perpendiculaire au point le plus arrière de la coque ou de l'équipement de l'autre voilier en position normale..." (Définitions).

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et non engagés, un voilier en route libre derrière doit se maintenir à l' écart d'un voilier en route libre devant..." (Règle 12)

Le voilier B, qui était en route libre derrière, devait se maintenir à l'écart du voilier A, en route libre devant. Il sera donc disqualifié en application de la Règle 12et la première partie de la règle 14 lui est aussi applicable.

 

Figure 23 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les deux voiliers naviguent, vers la ligne de départ, sur le même bord. Le voilier A en route libre devant, lofe brusquement. A la suite de ce lof se produit une collision.

L'incident se produit avant le signal de départ.

* Le voilier A a lofé trop brutalement, sa voile est en ralingue, il est au-delà de la position bout au vent, il a donc commencé un virement de bord. Il devait se maintenir à l'écart de B

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Pendant ce temps, les Règles 10, 11 et 12 ne s'appliquent pas..." (Règle 13).

 

Le voilier A doit être disqualifié en application de la Règle 13.

** Le voilier A a lofé. Sa voile est en ralingue, mais il n'a pas dépassé la position debout au vent, il n'a fait que lofer.

"...un voilier n'a pas de route normale avant son signal de départ....." (Définitions).

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......." (Règle 16).

Le voilier A ayant lofé brusquement doit être disqualifié en application de la Règle 16.

 

Figure 24 Le bateau comité a hissé les pavillons d'avertissement et P en tant que signal préparatoire.

Les deux voiliers naviguent sur le même bord, bâbord amures, vers la ligne de départ. Le voilier B, légèrement en avant, sous le vent, vire de bord.

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l' écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Pendant ce temps, les Règles 10, 11 et 12 ne s'appliquent pas..." (Règle 13).

"...Un voilier doit éviter le contact avec un autre voilier dans la mesure du possible. Cependant, un voilier prioritaire :

a) n'a pas besoin d'agir pour éviter un contact jusqu'à ce qu'il soit clair que l' autre voilier ne se maintient pas à l'écart ou ne donne pas la place et

b) ne doit pas être pénalisé selon cette Règle, sauf si le contact cause un dommage..." (Règle 14).

Le voilier B devra prouver au Comité de Réclamation qu'il avait bien terminé son virement de bord avant le contact. Il devra montrer que le voilier A a eu le temps et la place d'éviter la collision après la fin du virement de bord. Le voilier A, prioritaire pendant toute la durée du virement de B, n' était pas tenu d' agir avant d'être certain que B ne pouvait terminé son virement de bord et devenir à son tour prioritaire. De plus le voilier B aurait été soumis à la Règle 15.

".....Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

Si le voilier B ne peut apporter ces preuves , il sera disqualifié en application de la Règle 13.

Dans le cas contraire, le voilier A devra être disqualifié en application de la Règle 10.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10)

 

Figure 25 Le départ vient d'être donné, les pavillons ont été amenés.

Les deux voiliers, tribord amures, au près, coupent la ligne de départ. Le voilier A, sous le vent, doit virer de bord pour éviter le bateau "bout de ligne" considéré comme marque. Un contact a lieu avec le voilier B.

"...La Règle 19-1 ne s'applique pas à une marque de départ ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable depuis le moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ jusqu'à ce qu'ils les aient doublées..." (Règle 19-2).

Le voilier A, sous le vent, n'a pas droit à de la place pour virer de bord, il a commis une infraction à la Règle 19-2. Il doit être disqualifié. Le voilier A devait abattre en grand pour éviter la marque et prendre ensuite son départ.

 

Figure 26 Le départ vient d'être donné, les pavillons ont été amenés.

Les deux voiliers, bâbord amures, au près, coupent la ligne de départ. Le voilier B, en route libre devant, doit virer de bord pour éviter le mouillage du bateau comité. Un contact a lieu avec le voilier A.

"...La Règle 19-1 ne s'applique pas à une marque de départ ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable depuis le moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ jusqu'à ce qu'ils les aient doublées..." (Règle 19-2).

Le voilier B, en route libre devant a commis une infraction à la Règle 19-2. Il doit être disqualifié.

 

Figure 27 Le bateau comité a hissé le pavillon "X" - rappel individuel (Règle 29-2)

Le voilier B, tribord amures, parti prématurément, revient pour prendre un départ correct, il abat et heurte le voilier A, bâbord amures.

"... un voilier naviguant vers le côté pré départ de la ligne de départ ou de ses prolongements doit pour satisfaire à la Règle 29-1......... doit se maintenir à l'écart d'un voilier qui ne fait pas de même jusqu'à ce qu'il soit entièrement du côté pré-départ...." (Règle 20).

Le voilier B, bien que tribord amures, devait se maintenir à l' écart du voilier A, qui prenait correctement son départ. Le voilier B doit être disqualifié pour infraction à la Règle 20.

 

Figure 28 Le bateau comité a hissé le pavillon "X".

Les voiliers A et B, tribord amures, au près, franchissent la ligne de départ, A, sous le vent de B. Après le signal de départ, le voilier A, parti prématurément, abat en grand pour revenir prendre son départ. Il heurte le voilier B.

 

"... un voilier naviguant vers le côté pré départ de la ligne de départ ou de ses prolongements doit pour satisfaire à la Règle 29-1...... doit se maintenir à l' écart d'un voilier qui ne fait pas de même jusqu' à ce qu'il soit entièrement du côté pré-départ...." (Règle 20).

Le voilier A devait s'écarter du voilier B parti correctement. Il doit être disqualifié pour avoir contrevenu à la Règle 20.

 

Figure 29 Le bateau comité a hissé son pavillon "X".

Le voilier B, parti prématurément, revient prendre son départ. Au cours de sa manoeuvre, il gêne le voilier A, qui prend son départ correctement.

 

"... un voilier naviguant vers le côté pré départ de la ligne de départ ou de ses prolongements doit pour satisfaire à la Règle 29-1..... doit se maintenir à l'écart d'un voilier qui ne fait pas de même jusqu'à ce qu'il soit entièrement du côté pré-départ...." (Règle 20).

Le voilier B n'étant pas revenu entièrement du coté pré-départ de la ligne de départ lorsqu'il a gêné le voilier A, l'a contraint d'abattre pour éviter une collision. Le voilier B, ayant contrevenu à la Règle 20, doit être disqualifié.

 

Figure 30 Le bateau comité a hissé son pavillon "X".

Le voilier B, parti prématurément, est revenu entièrement du côté pré-départ de la ligne de départ. Tribord amures, il doit abattre pour éviter une collision avec le voilier A, bâbord amures, qui prend son départ.

Le voilier B qui est revenu du coté pré-départ de la ligne de départ n'est plus soumis à la Règle 20, mais à la Règle 15.

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

Le voilier B a, en abattant, laissé de la place au voilier A, et respecté ainsi la Règle 15.

 

Figure 31 Les deux voiliers sont au près sur des bords opposés. Le voilier B est tribord amures, le voilier A est bâbord amures. Chacun d'eux vire de bord, aucun choc ne se produit.

Le voilier A a respecté la Règle 10.

"..Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10).

Pour qu'il puisse y avoir disqualification du voilier A, le voilier B devra convaincre le Comité de Réclamation que, sans son virement de bord, il y aurait eu choc. Il sera donc nécessaire que les deux voiliers soient proches l'un de l'autre au moment des virements.

 

Figure 32 Les voiliers B, C, D sont tribord amures, engagés l'un sur l'autre, au près. Le voilier A est bâbord amures au portant.

Les voiliers sont sur des bords opposés. La Règle 10 régit cette situation. Si un contact a lieu entre les voiliers B, C ou D avec le voilier A, celui-ci sera disqualifié en application de la Règle 10.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l' écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10).

 

Figure 33 Les deux voiliers A et B sont au portant, sur des amures différentes, le voilier A est bâbord, le voilier B est tribord.

Le voilier B est prioritaire.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l' écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10).

Le voilier A devait s'écarter, il y a eu choc. Le voilier A doit être disqualifié, pour infraction à la Règle 10.

 

Figure 34 Les deux voiliers sont sur des allures différentes. Le voilier A est au largue, alors que le voilier B est au près, mais ils sont tous les deux bâbord amures.

 

".....Ils sont engagés quand aucun des deux n'est en route libre derrière......" (Définitions).

"...Lorsque deux voiliers, sur le même bord, sont engagés, celui qui est du côté sous le vent de l' autre est le voilier sous le vent, l'autre est le voilier au vent...." (Définitions).

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

 

Le voilier au vent est le voilier A, il devait donc se maintenir à l’écart pour respecter la Règle 11. Comme il ne l'a pas fait, le voilier B pour éviter la collision a été contraint de virer de bord. Le voilier A doit être disqualifié pour infraction à la Règle 11.

 

Figure 35 Le voilier A est bâbord amures au près, le voilier B est tribord amures au près. Le voilier B passe devant A, manque son virement de bord, cule et heurte le voilier A, qui est sur un bord.

"...Un voilier qui cule au moyen d'une voile à contre doit se maintenir à l'écart d'un voilier qui ne fait pas de même..." (Règle 20).

"...Le côté sous le vent d'un voilier est le côté le plus éloigné du vent, ou lorsqu'il est bout au vent le côté qui était le plus éloigné du vent..." (Définitions).

La voile de B n'est pas à contre, la Règle 20 n'est pas applicable. Le voilier B n'a pas dépassé la position debout au vent, il est toujours tribord et la Règle 10 est applicable.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10).

Le voilier A doit être disqualifié pour infraction à la Règle 10.

 

Figure 36 Les deux voiliers sont au près, mais sur des amures différentes, le voilier B est tribord, le voilier A est bâbord.

Le voilier A a tenté d'éviter le voilier B prioritaire. Le contact ayant eu lieu malgré tout, le voilier A a enfreint la Règle 10. Il doit être disqualifié.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10).

Figure 37 Les deux voiliers, au près, sont sur des amures différentes, le voilier A est bâbord amures, le voilier B est tribord amures.

Le voilier B est prioritaire, il est tribord par rapport à un autre voilier bâbord amures,

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l' écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10)

Mais le voilier prioritaire modifie sa route. Le voilier A est dans l'obligation de s'écarter du voilier B.

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l'écart......." (Règle 16).

Le voilier B a modifié sa route, provoquant ainsi le contact avec le voilier A qui s'écartait. Le voilier B ayant enfreint la Règle 16 devra être disqualifié.

 

Figure 38 Les deux voiliers sont au près, le voilier B est tribord amures, alors que le voilier A est bâbord amures. Les deux voiliers se croisent sans aucun contact.

Le Comité de Réclamation ne doit prononcer aucune disqualification. Pour qu'il y ait sanction contre le voilier A, il faudrait que le voilier B démontre qu'il a été gêné par le voilier A, mais la figure montre qu'il a poursuivi sa route sans modification de sa route.

 

Figure 39 Les deux voiliers sont au portant, le voilier B est tribord amures, le voilier A bâbord amures. Ils naviguent vers la marque de parcours sous le vent à laisser sur tribord.

Les deux voiliers se présentent pour contourner la marque. Bien que sur des bords opposés, ils sont engagés.

"...Ces termes (route libre derrière, route libre devant, engagement) ne s'appliquent pas à des voiliers sur des bords opposés sauf si la Règle 18 s'applique......" (Définition).

"...La Règle 18 s'applique à une marque...... devant être laissée du même côté lorsque les voiliers sont sur le point de la doubler, jusqu'à ce qu'ils l'aient passée..." (Règle 18-1).

Puisque les voiliers sont aux abords d'une marque de parcours, ils sont soumis à la Règle 18, la Règle 10 n'est plus applicable.

".....Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque......" (Règle 18-2-a).

Le voilier B, tribord amures, qui est à l'extérieur, donc prioritaire devait laisser de la place au voilier A, à l'intérieur, pour empanner et contourner la marque. Il doit être disqualifié pour infraction à la Règle 18-2--a.

 

Figure 40 Les deux voiliers sont au près, bâbord amures, sur le même bord, et engagés.

Le voilier A est au vent.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier A devait s'écarter. Il doit être disqualifié pour infraction à la Règle 11, et s'il y a contact la Règle 14 lui est aussi applicable.

Figure 41 Les deux voiliers sont au près bâbord amures, ils sont sur le même bord, le voilier B est en route libre devant.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et non engagés, un voilier en route libre

derrière doit se maintenir à l'écart d'un voilier en route libre devant..." (Règle 12)

Le voilier A devait se maintenir à l'écart et doit être disqualifié pour infraction à la Règle 12, la Règle 14 lui est également applicable.

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Figure 42 Les deux voiliers sont tribord amures, le voilier B au près, le voilier A au largue. Ils sont engagés, en effet le voilier A est en avant de la ligne imaginaire partant de l'arrière du voilier B.

Le voilier A est au vent.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

 

Le voilier A devait se maintenir à l'écart, il doit être disqualifié pour infraction à la Règle 11, la Règle 14 lui est également applicable.

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Figure 43 Les deux voiliers sont côté pré-départ de la ligne de départ. Ils sont tribord amures. Le voilier B, au près s'engage sous le vent du voilier A, qui longe la ligne voile faseyante.

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

 

Le voilier sous le vent devra donc prouver qu'il a laissé au voilier au vent la place et le temps pour se maintenir à l'écart. S'il ne peut amener cette preuve, il sera disqualifié pour infraction à la Règle 15. Par contre, s'il prouve qu'il a bien respecté cette Règle, c'est le voilier A, voilier au vent, qui sera disqualifié pour infraction à la Règle 11.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

 

Figure 44 Les deux voiliers sont au largue, sur le même bord, bâbord amures; le voilier A s'est engagé au vent du voilier B. Ils ont passé la marque du côté requis. B, à l'extérieur, a laissé la place à A pour doubler la marque.

"...La Règle 18 s'applique à une marque devant être laissée du même côté lorsque les voiliers sont sur le point de la doubler jusqu'à ce qu'ils l'aient passée..." (Règle 18-1).

La marque ayant été doublée, la Règle 18 n'est plus applicable.

Le voilier A est voilier engagé au vent. B lofe normalement pour prendre sa route normale.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier A sera disqualifié pour infraction à la Règle 11.

 

Figure 45 Les deux voiliers se dirigent vers la ligne de départ, bâbord amures, au près. Pour éviter de prendre un départ prématuré, le voilier A, au vent, met sa voile à contre et cule. Il heurte le voilier B.

 

"...Un voilier qui cule au moyen d'une voile à contre doit se maintenir à l' écart d' un voilier qui ne fait pas de même..." (Règle 20).

Le voilier A doit être disqualifié pour infraction à la Règle 20.

 

Figure 46 Les trois voiliers A, B, C, tribord amures, se dirigent vers la ligne de départ. Le voilier C s'engage sous le vent des voiliers B et A qui longent la ligne, voiles faseyantes.

Le voilier C, qui s'est engagé sous le vent, a laissé au début au voilier B la place et la possibilité de se maintenir à l'écart, comme lui en faisait obligation la Règle 15.

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier B devra être disqualifié pour infraction à la Règle 11. Son recours éventuel sera de réclamer contre le voilier A, à son vent, si celui-ci ne s'est pas maintenu à l'écart conformément à cette Règle 11.

 

Figure 47 Les voiliers A et B tribord amures, sont voiles faseyantes côté pré-départ de la ligne de départ. Le voilier C heurte le tableau arrière du voilier B.

Avant le contact, le voilier B, proche de la ligne de départ, est en route libre devant par rapport au voilier C. Le voilier C est en arrière de la ligne perpendiculaire au point le plus arrière de la coque du voilier B.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et non engagés, un voilier en route libre

derrière doit se maintenir à l'écart d'un voilier en route libre devant..." (Règle 12)

Le voilier C devait s'écarter du voilier B . Il doit être disqualifié pour infraction à la Règle 12, la Règle 14 lui est également applicable..

 

Figure 48 Les deux voiliers sont au portant sur des bords opposés, le voilier B, tribord au largue, le voilier A, bâbord au vent arrière. Ils se dirigent vers une marque de parcours sous le vent.

Les voiliers sont à plusieurs longueurs de la marque lorsque se produit le contact. La Règle 18 n'est pas encore applicable.

"...La Règle 18 s'applique à une marque devant être laissée du même côté lorsque les voiliers sont sur le point de la doubler jusqu'à ce qu'ils l'aient passée..." (Règle 18-1).

Les voiliers étant sur des bords différents, c'est la Règle 10 qui s'applique.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10)

Le voilier A, bâbord amures, devait s'écarter. Il doit être disqualifié pour infraction à la Règle 10, la Règle 14 lui est également applicable.

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Cependant, B, tribord amures, semble n'avoir effectué aucune tentative raisonnable pour éviter la collision. B pourra être disqualifié en application de la règle 14, s’il y a dommage.

Figure 49 Les deux voiliers sont tribord amures, au près, le voilier B, en route libre derrière. Le voilier B, plus rapide, s'engage au vent. Le voilier A lofe brusquement.

A pouvait naviguer au dessus de sa route normale, c'est-à-dire lofer, mais il est soumis à la Règle 16.

 

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......." (Règle 16).

Comme le voilier B s'est engagé au vent de A, il reviendra au Comité de Réclamation de déterminer si le lof brusque est une infraction à cette Règle 16. Dans l’affirmative, A sera disqualifié, dans le cas contraire, B sera disqualifié pour infraction à la Règle 11, la Règle 14 lui est également applicable.

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Figure 50 Les deux voiliers sont au vent arrière, sur le même bord, tribord amures. Le voilier B est en route libre devant. Le voilier A, s'engage au vent. Le voilier B, sous le vent lofe. Le voilier A, au vent, répond au lof, mais un contact se produit.

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l'écart......." (Règle 16).

Comme le voilier A s'est engagé au vent de B. A devait répondre plus complètement au lof de B. A sera disqualifié en application de la règle 11, la Règle 14 lui est également applicable.

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"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Mais, si le Comité de Réclamation considère que le lof trop rapide du voilier B n'a pas permis au voilier A de se maintenir à l'écart.

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l' écart......." (Règle 16).

Le voilier B sera disqualifié pour infraction à la Règle 16, la Règle 14 lui est également applicable si dommage.

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Figure 51 Les deux voiliers A et B, au près, tribord amures, s'approchent de la ligne de départ. B établit un engagement au vent de A. Le voilier A, sous le vent, lofe et heurte le voilier B.

Les voiliers n'ont pas encore dégagé la ligne de départ et comme un voilier n'a pas de route normale avant son signal de départ, A, sous le vent, peut naviguer au-dessus de sa route au plus près, donc venir jusqu'à la position bout au vent.

Le Comité de Réclamation établit que le voilier B a eu le temps et la place pour se maintenir à l' écart et que le lof du voilier A n'a pas été brusque.

Le voilier B, qui n'a commencé aucune manoeuvre pour s'écarter, doit être disqualifié pour infraction à la Règle 11, la Règle 14 lui est également applicable.

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"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

 

Figure 52 Le voilier A est bâbord amures, au près, le voilier B est tribord amures, au près. Le voilier B vire de bord sous le vent du voilier A.

Le voilier B après avoir terminé son virement de bord, est engagé sous le vent du voilier A.

".....Ils sont engagés quand aucun des deux n'est en route libre derrière......" (Définitions).

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

Le voilier B, sous le vent, prioritaire pourra lofer.

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l'écart......." (Règle 16).

Le voilier B, prioritaire, a respecté les Règles 15 et 16, le voilier A ayant répondu au lof de B, aucune Règle n'a été enfreinte.

 

Figure 53 Les deux voiliers sont au vent arrière, tribord amures. Le voilier A s'engage au vent du voilier B. Celui-ci lofe et les deux voiliers se heurtent.

Le voilier B, sous le vent, prioritaire, pouvait naviguer au dessus de sa route normale tout en respectant la Règle 16.

 

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l'écart......." (Règle 16).

Le Comité de Réclamation déterminera si le lof brusque de B lui a permis de respecter la Règle 16.

Si la réponse est négative, B pourra être disqualifié infraction à la Règle 16, la Règle 14 (2° partie) lui est également applicable.

Si la réponse est positive, A pourra être disqualifié, pour infraction à la Règle 11, la Règle 14 (1° partie) lui est également applicable.

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"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Figure 54 Les deux voiliers sont tribord amures, au largue. Le voilier A s'engage au vent, et plus rapide, passe en route libre devant le voilier B, mais son spi ne portant plus, le voilier B s'engage sous le vent de A et lofe.

"....Un voilier qui établit un engagement sous le vent depuis la position en route libre derrière et à moins de deux fois sa longueur de coque d'un voilier au vent ne doit pas naviguer au dessus de sa route normale pendant cet engagement tant que les voiliers sont séparés par une distance inférieure à ces deux longueurs, sauf si cela a pour effet de l'amener en arrière du voilier au vent...." (Règle 17-1)

 

Le voilier B ayant établi un engagement sous le vent du voilier A à moins de deux fois sa longueur, ne pouvait naviguer au dessus de sa route normale.

Le voilier B doit être disqualifié en application de la Règle 17-1.

 

Figure 55 Les deux voiliers sont au près, bâbord amures, le voilier A s' engage au vent de B. Le voilier B lofe, mais plus rapide, A vient en route libre devant B.

A reprend sa route normale, mais B le heurte sur son tableau arrière.

A, en route libre devant, prioritaire, pouvait reprendre sa route normale tout en respectant la Règle 15.

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l' autre voilier la place de se maintenir à l' écart......" (Règle 15)

Le Comité de Réclamation déterminera si le voilier A a respecté cette Règle 15 :

- dans l'affirmative, B sera disqualifié pour infraction à la Règle 12, la Règle 14 (1° partie) lui est également applicable.

 

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et non engagés, un voilier en route libre

derrière doit se maintenir à l'écart d'un voilier en route libre devant..." (Règle 12)

- dans la négative, le voilier A sera disqualifié pour infraction à la Règle 15.

 

Figure 56 Trois voiliers naviguent tribord au largue et sont engagés. C, sous le vent de B, lui même sous le vent de A. Le voilier A, au vent, des deux autres ne répond pas au lof.

".....Ils sont engagés quand aucun des deux n'est en route libre derrière ou quand un voilier situé entre eux établit un engagement sur les deux......" (Définitions).

Le voilier C, sous le vent de B et de A est prioritaire, il peut naviguer au-dessus de sa route normale, donc lofer. Le voiler B, au vent, devait se maintenir à l'écart de C, mais, voilier sous le vent de A, donc prioritaire par rapport à ce dernier, A devait se maintenir à l'écart de B.

Le voilier C devra réclamer contre le voilier B, qui devra lui-même réclamer contre le voilier A, voilier au vent.

Le voilier A, voilier au vent, ne s'est pas maintenu à l' écart de B, voilier sous le vent, qui lui-même a répondu au lof de C.

A sera disqualifié en application de la Règle 11.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Figure 57 Trois voiliers naviguent au largue, tribord amures, et sont engagés. C, sous le vent de B, lui-même sous le vent de A. Le voilier C, sous le vent, lofe. Les deux autres répondent au lof, mais un contact se produit entre C et B, B et A.

C, voilier sous le vent de B et de A, est prioritaire. C peut naviguer au dessus de sa route normale donc lofer. B, devait se maintenir à l'écart de C, mais B, étant voilier sous le vent de A donc prioritaire par rapport à ce dernier, A devait se maintenir à l'écart de B.

Ainsi A, voilier au vent, devait se maintenir à l'écart de B, voilier sous son vent.

"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le voilier C réclamera contre le voilier B, qui devra lui-même réclamer contre le voilier A.

Le voilier A, voilier au vent, sera disqualifié, en application de la règle 11, pour ne pas s'être écarté de B, voilier sous le vent, qui a répondu au lof de C.

Ces trois voiliers sont soumis à la Règle 14.

 

Figure 58 Trois voiliers A, B, C, sont au largue, tribord amures. B et A s'engagent au vent de C. C, sous le vent, peut naviguer au dessus de sa route normale, c' est à dire lofer, tout en respectant la Règle 15.

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

Le voilier B devra répondre au lof de C. Il lui faudra toutefois héler le voilier A pour le faire lofer, celui-ci ne pourra refuser. Le voilier B ne devra entamer sa manoeuvre qu'après que le voilier A ait commencé à s'écarter. La position du voilier B est tout à fait délicate dans cette situation.

 

Figure 59 Les deux voiliers sont au largue, tribord amures, les voiliers sont proches l'un de l'autre. Le voilier A est au vent, il laisse porter sur le voilier B.

"......Sauf lors d'un louvoyage au vent, pendant qu'un voilier est à moins de deux fois sa longueur de coque d'un voilier sous le vent .....il ne doit naviguer au-dessous de sa route normale, sauf s' il empanne....." (Règle 17-2)

En laissant porter, le voilier A a commis une infraction. Il doit être disqualifié en application de la Règle 17-2.

 

Figure 60 Les deux voiliers sont au près, bâbord amures. Les voiliers sont proches l'un de l'autre. Le voilier A est au vent, il laisse porter sur le voilier B.

La Règle 17-2 ne concerne pas les voiliers sur les bords de près.

"......Sauf lors d'un louvoyage au VENT, pendant qu'un voilier est à moins de deux fois sa longueur de coque d'un voilier sous le vent .....il ne doit naviguer au dessous de sa route normale, sauf s' il empanne....." (Règle 17-2)

Aucun incident, la Règle 17-2 ne s'applique que lorsque les voiliers sont sur des allures portantes.

Cependant, le voilier B, sous le vent, demeure prioritaire, et en cas de collision le voilier A sera disqualifié pour infraction à la Règle 11, la Règle 14 (1° partie) lui est également applicable.

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"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Figure 61 Les deux voiliers sont au près, bâbord amures. Le voilier B, sous le vent, légèrement en avant, tente un virement de bord.

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Pendant ce temps, les Règles 10, 11 et 12 ne s'appliquent pas..." (Règle 13).

Jusqu'à la position debout au vent, le voilier B, prioritaire, lofe, ensuite, il vire de bord et la Règle 13 régit la situation.

Le voilier B ayant dépassé le lit du vent a entamé son virement de bord et commet une infraction à la Règle 13, il devra être disqualifié.

 

Figure 62 Les deux voiliers sont au près, bâbord amures. Le voilier B, sous le vent, légèrement en avant, tente une manoeuvre.

 

Jusqu'à la position debout au vent, le voilier B, prioritaire, lofe.

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Pendant ce temps, les Règles 10, 11 et 12 ne s'appliquent pas..." (Règle 13).

Le voiler B est sous le vent, le voilier A s'est engagé au vent, donc B peut lofer à sa convenance.

Le voilier A, au vent, devait répondre au lof, il sera disqualifié en application de la Règle 11, la Règle 14 lui est également applicable.

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"...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l' écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

Le Comité de Réclamation devra s’interroger sur une éventuelle infraction de B à la Règle16.

Figure 63 Les deux voiliers sont au près, bâbord amures. Le voilier B, en route libre devant A, tente une manoeuvre.

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Pendant ce temps, les Règles 10, 11 et 12 ne s'appliquent pas..." (Règle 13).

Après son virement de bord, le voilier B est au près, il a bien laissé porter sur une route au plus près. Il est tribord à la suite de son virement, il vient d'acquérir une nouvelle priorité.

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

Le voilier B a viré de bord sans laisser au voilier A la possibilité de répondre à cette nouvelle obligation. Le voilier B sera disqualifié pour non respect de la Règle 15.

Par ailleurs, les deux voiliers sont soumis à la Règle 14.

 

Figure 64 Le voilier B navigue au près, tribord amures. Le voilier A navigue au près, bâbord amures. Le voilier A vire de bord devant B, le voilier B abat pour éviter une collision.

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près.

Pendant ce temps, les Règles 10, 11 et 12 ne s'appliquent pas..." (Règle 13).

"....Lorsqu'un voilier prioritaire modifie sa route, il doit laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......." (Règle 16).

Le voilier A aura donc la charge de convaincre le Comité de Réclamation qu'il avait terminé son virement avant que le voilier B ne soit contraint de modifier sa route pour éviter le choc.

Le voilier B a dû modifier sa route avant que le voilier A n'ait terminé son virement de bord. Le voilier A ayant viré trop près d'un voilier sur un bord sera disqualifié en application de la Règle 13.

 

Figure 65 Les deux voiliers sont au près, bâbord amures, ils virent de bord au même moment.

"...Si deux voiliers sont soumis à cette Règle en même temps, celui qui est du côté bâbord doit se maintenir à l'écart..." (Règle 13).

Le voilier A, qui était à bâbord du voilier B, devait se maintenir à l' écart avant d'entamer son virement. Il a contrevenu à la Règle 13, il doit être disqualifié.

 

Figure 66 Les deux voiliers sont au vent arrière, le voilier B bâbord amures, le voilier A tribord amures, le voilier B empanne et son hauban heurte la bôme du voilier A.

"......Lorsqu'un voilier acquiert une priorité, il doit au début laisser à l'autre voilier la place de se maintenir à l'écart......" (Règle 15)

Le voilier B, bâbord amures en empannant, devient tribord amures, sous le vent de A. B qui vient d'acquérir une priorité devait au début laisser à A la place de se maintenir à l'écart.

Ainsi, le voilier B a commis une infraction par rapport à la Règle 15, il devra être disqualifié.

 

Figure 67 Les deux voiliers A et B, bâbord amures, naviguent vers la marque au vent à contourner à bâbord . Le voilier B est engagé au vent du voilier A, au-delà de deux fois sa longueur hors tout de la marque.

Les deux voiliers lofent et un contact a lieu alors que les voiliers sont à la hauteur de la marque.

"...La Règle 18 s'applique à une marque devant être laissée du même côté lorsque les voiliers sont sur le point de la doubler jusqu'à ce qu'ils l'aient passée..." (Règle 18-1).

".....Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque......" (Règle 18-2-a).

Le voilier A, à l'extérieur, sous le vent, prioritaire, devait donner au voilier B la place pour contourner la marque au vent. Il a commis une infraction. Le voilier A doit être disqualifié en fonction de la Règle 18-2-a.

Figure 68 Les deux voiliers naviguent vers la marque au vent. Le voilier A est bâbord amures, le voilier B, tribord amures. Un choc se produit alors que les voiliers sont à hauteur de la marque.

 

"...Cependant elle (la Règle) ne s'applique pas

b) entre des voiliers sur des bords opposés lors d'un louvoyage au vent..." (Règle 18-1-a).

 

La situation est donc régie par la Règle 10, les voiliers étant sur des bords opposés.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10)

Le voilier A n'ayant pas respecté la Règle 10 devra être disqualifié, la Règle 14 (1° partie) lui est également applicable.

.

Figure 69 Les deux voiliers, engagés, au-delà des deux longueurs de la marque, naviguent tribord amures en direction de la marque de largue, le voilier B, sous le vent. A la hauteur de la marque, le voilier B, à l' intérieur, empanne, et sa voile heurte le gréement du voilier A.

"..Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'intérieur est prioritaire, le voilier à l’extérieur doit se maintenir à l’écart...." (Règle 18-2-a).

Le voilier B, à l’intérieur, sous le vent de A, était prioritaire.

Le voilier A ne s'est pas assez écarté du voilier B à l'intérieur. Il a commis une infraction à la Règle 18-2-a, il doit être disqualifié.

 

Figure 70 Les deux voiliers naviguent bâbord amures, vers la marque au vent. Le voilier A s'est engagé au vent, à l'intérieur, au-delà de deux fois sa longueur hors tout de la marque. Le voilier B ne s'écarte pas malgré les appels du voilier A. Le voilier A vire de bord pour éviter de toucher la marque.

".....Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque......" (Règle 18-2-a).

 

Cette Règle impose au voilier B, à l'extérieur, de laisser au voilier A, engagé à l'intérieur, une place suffisante en fonction des conditions du moment et en particulier de la force du vent.

Le voilier B devait donner au voilier A une place suffisante pour lui permettre de contourner la marque. Il a enfreint la Règle 18-2-a, il devra être disqualifié.

 

Figure 71 Les deux voiliers naviguent au près, bâbord amures, vers la marque au vent.

Lorsque le voilier B, à l'extérieur, arrive à deux fois sa longueur de la marque, le voilier A est engagé à l'intérieur.

A la hauteur de la marque, le voilier B lofe et heurte le voilier A.

 

".....Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque......" (Règle 18-2-a).

Le voilier B, sous le vent de A, prioritaire n'a pas accordé au voilier A, engagé sur lui à l'intérieur, et avant que le voilier B n'arrive à moins de deux longueurs de la marque, la place nécessaire pour contourner cette marque. Le voilier B doit être disqualifié pour infraction à la Règle 18-2-a.

 

Figure 72 Les deux voiliers, A et B, naviguent au près vers la marque au vent.

A, à l'intérieur, a établi un engagement au-delà des deux longueurs de la marque. B, à l' extérieur rompt l' engagement dans les deux longueurs. A la hauteur de la marque, le voilier B vire et heurte le voilier A.

"....S'ils sont encore engagés lorsque l'un d'entre eux atteint la zone des deux longueurs, l'obligation du voilier à l’extérieur est maintenue même si l'engagement est rompu ultérieurement .." (Règle 18-2-a).

Le voilier B, à l'extérieur, sous le vent de A, était prioritaire, il devait donner de la place à A pour doubler la marque. (Règle 18-2-a)

".....Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque......" (Règle 18-2-a).

Le voilier B sera disqualifié pour infraction à la Règle 18-2-a.

Dans le cas où il aurait convaincu le Comité de Réclamation, qu’il était en route libre devant A,il était soumis à la Règle 18-2-b donc à la Règle 13 "Virement de bord" .

"....Si un voilier est en route libre devant quand il atteint la zone des deux longueurs, le voilier en route libre derrière doit se maintenir à l'écart, même si un engagement est établi ultérieurement.....

Si le voilier en route libre devant vire de bord, la Règle 13 s'applique...." (Règle 18-2-b)

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l''écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près...." (Règle 13).

En virant de bord devant A, B commettait aussi une infraction à la Règle 13, il sera disqualifié.

 

Figure 73 Les deux voiliers sont au largue, tribord amures.

Le voilier B, à l'intérieur, s'engage sous le vent à plusieurs longueurs de la marque. Le voilier B, à l'intérieur, poursuit sa route sans empanner à la marque.

"....Lorsque la Règle 18-2-a s'applique et qu'un voilier prioritaire engagé à l'intérieur doit empanner à une marque pour suivre sa route normale,...... il ne doit pas passer plus loin de la marque qu' il n' est nécessaire pour suivre cette route...." (Règle 18-4).

Le voilier B, étant à l'intérieur, sous le vent de A, le voilier A doit se maintenir à l'écart de B, mais celui-ci doit empanner à la hauteur de la marque. Le voilier B, en poursuivant son bord, a enfreint la Règle 18-4. Il doit être disqualifié.

 

Figure 74 Les deux voiliers sont au largue, tribord amures. A s'engage au vent, à plusieurs longueurs de la marque. Le voilier B, à l'intérieur, poursuit sa route sans empanner à la marque.

Le voilier B, à l'intérieur, sous le vent de A, est prioritaire, A doit donc se maintenir à l'écart, mais B doit empanner à la hauteur de la marque.

"....Lorsque la Règle 18-2-a s'applique et qu'un voilier prioritaire engagé à l' intérieur doit empanner à une marque pour suivre sa route normale,..... il ne doit pas passer plus loin de la marque qu'il n' est nécessaire pour suivre cette route...." (Règle 18-4).

Le voilier B sera disqualifié pour infraction à la Règle 18-4.

 

Figure 75 Les deux voiliers sont au portant, le voilier B est tribord amures, le voilier A, bâbord amures. Ils naviguent vers une marque de parcours sous le vent à laisser sur tribord.

Les deux voiliers se présentent pour contourner une marque. Bien que sur des bords opposés, ils sont engagés au delà des deux longueurs de la marque.

"...Ces termes.....(route libre derrière, route libre devant, engagement) ne s'appliquent pas à des voiliers sur des bords opposés, sauf si la Règle 18 s'applique......" (Définitions).

Puisque les voiliers sont aux abords d'une marque de parcours, ils sont soumis à la Règle 18. La Règle 10 n'est plus applicable.

 

".....Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'extérieur est prioritaire, il doit donner de la place au voilier à l'intérieur pour doubler la marque......" (Règle 18-2-a).

Le voilier B, qui est à l'extérieur, devait laisser de la place au voilier A, à l'intérieur. Il doit être disqualifié pour infraction à la Règle 18-2-a.

 

Figure 76 Les deux voiliers naviguent vers la marque au vent, le voilier A. bâbord amures, le voilier B, tribord amures. A la hauteur de la marque, le voilier A vire de bord.

 

".....Cependant elle (la Règle 18) ne s'applique pas.......

b) entre des voiliers sur des bords opposés lors d'un louvoyage au vent ou lorsque la route normale pour l'un d'entre eux est de virer de bord pour doubler la marque....." (Règle 18-1-b).

La situation est régie par la Règle 13.

 

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près...." (Règle 13).

Le voilier A a fini son virement de bord, et s' il a convaincu le Comité de Réclamation qu'il a permis à B de se maintenir à l'écart, sans avoir à modifier sa route, avant l'achèvement du virement de bord, le voilier B doit être disqualifié pour infraction à la Règle 12.

" ...Lorsque des voiliers sont sur le même bord et non engagés, un voilier en route libre

derrière doit se maintenir à l'écart d'un voilier en route libre devant..." (Règle 12)

Mais, comme A a viré de bord dans la zone des deux longueurs, il est soumis à la Règle 18-3. A ne doit pas obliger B à naviguer au plus près pour l’éviter.

".....Si deux voiliers étaient sur des bords opposés et que l'un d'eux a viré de bord à l'intérieur de l zone des deux longueurs pour passer une marque ou un obstacle, la Règle 18-ne s'applique pas. Le voilier qui a viré de bord

    1. ne doit pas obliger l'autre voilier à naviguer au-dessus du plus près pour l'éviter, ou empêcher l'autre voilier de passer la marque ou l'obstacle , et

b) doit se maintenir à l'écart si l'autre voilier devient engagé à l'intérieur, auquel cas la Règle 15 ne

s'applique pas.

Si B avait lofé pour éviter A , A aurait été disqualifié.

 

Figure 77 Les deux voiliers naviguent vers la marque au vent, le voilier A, bâbord amures, le voilier B, tribord amures. A la hauteur de la marque le voilier A vire de bord.

".....Cependant elle (la Règle 18) ne s'applique pas.......

b) entre des voiliers sur des bords opposés lors d'un louvoyage au vent ou lorsque la route normale pour l'un d'entre eux est de virer de bord pour doubler la marque....." (Règle 18-1-b).

La situation est régie par la Règle 13.

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l' écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près...." (Règle 13).

Le voilier A n'a pas terminé son virement de bord. Le voilier A doit être disqualifié pour infraction à la Règle 13,

Le Jury doit s'interroger si la Règle 18-3 est applicable. A qui vire de bord dans les deux longueurs ne doit pas empêcher B de passer la marque.

 

Figure 78 Les deux voiliers naviguent vers la marque au vent, le voilier A, bâbord amures, le voilier B, tribord amures. Le voilier A vire de bord sous le vent du voilier B, alors qu'ils sont encore à plusieurs longueurs de la marque.

A l'issue de son virement de bord le voilier A devient prioritaire, il est voilier sous le vent.

A, est engagé à l'intérieur, sous le vent de B, prioritaire, A doit respecter la Règle 11.

".....Lorsque des voiliers sont sur le même bord et engagés, un voilier au vent doit se maintenir à l'écart d'un voilier sous le vent...." (Règle 11).

La Règle 18 s'applique lorsqu'ils sont sur le point de contourner la marque. A reste prioritaire à la marque.

Aucune infraction n'a été commise.

 

Figure 79 Les deux voiliers tribord amures, au près, se dirigent vers un bateau qui porte un pavillon bleu barré en diagonale de blanc. Le voilier A, sous le vent, ne peut parer cet obstacle.

Le pavillon bleu barré en diagonale de blanc est le pavillon " M " (pavillon de marque) et qui signifie :

".......L'objet portant ce signal remplace une marque manquante......" (Signaux de course).

Le voilier A, qui ne peut parer la marque sans virer de bord, hèle pour virer. Le voilier B refuse.

".....La Règle 19-1 ne s'applique pas........... à une marque que le voilier hélé peut parer...." (Règle 19-2).

 

Le voilier B qui considérait qu'il pouvait parer la marque, n'était pas tenu de répondre à l'appel de A lui demandant de virer de bord, mais la Règle 18-2-a s'appliquant, B devait se maintenir à l'écart de A. A pouvait donc lofer et essayer de doubler la marque.

"...Lorsque des voiliers sont engagés avant que l'un d'eux atteigne la zone des deux longueurs si le voilier à l'intérieur est prioritaire, le voilier à l’extérieur doit se maintenir à l’écart...." (Règle 18-2-a).

"...En course, un voilier ne doit pas aborder.......une marque.....qui termine la section de parcours qu'il est en train d'effectuer..." (Règle 31-1)

"...Un voilier qui enfreint la Règle 31-1 peut, après s'être nettement écarté des autres voiliers, aussitôt que possible, accepter une pénalité en effectuant un tour complet de 360° comprenant un virement de bord et un empannage..." (Règle 31-2).

Si le voilier A aborde la marque et ne se rachète pas conformément à la Règle 31-2, il doit être disqualifié.

B, à l'extérieur, doit respecter la Règle 18-2-a, si A lofe pour parer la marque, et B doit se maintenir à l'écart.

 

Figure 80 Les deux voiliers tribord amures, au près, se dirigent vers un bateau qui porte un pavillon bleu barré en diagonale de blanc.

Le voilier A, sous le vent, ne peut parer cet obstacle. Le voilier A demande de la place pour lui permettre de virer. Le voilier A vire aussitôt après son appel.

Le pavillon bleu barré en diagonale de blanc est le pavillon "M" (pavillon de marque) et qui signifie :

"...L'objet portant ce signal remplace une marque manquante..." (Signaux de course).

".....La Règle 19-1 ne s'applique pas........... à une marque que le voilier hélé peut parer...." (Règle 19-2).

Le voilier B pouvait parer la marque sur son bord, il était en droit de refuser de répondre à l' appel du voilier A. Le voilier A n'avait pas le droit de virer. Il enfreint la Règle 19-2 et il doit être disqualifié.

Mais, dans le cas où le voilier B n'aurait pu doubler la marque, celui-ci aurait dû abandonner ou accepter une pénalité de remplacement (en principe rotation de 720°).

 

Figure 81 Les deux voiliers, au près, tribord amures, se dirigent vers la marque au vent. Le voilier A, à l'intérieur, prioritaire, obtient de la place pour contourner la marque mais, malgré tout, touche celle-ci.

"...En course, un voilier ne doit pas aborder.......une marque.....qui termine la section de parcours qu'il est en train d'effectuer..." (Règle 31-1)

"...Un voilier qui a enfreint la Règle 31-1 peut, après s'être nettement écarté des autres voiliers, aussitôt que possible, accepter une pénalité en effectuant un tour complet de 360° comprenant un virement de bord et un empannage..." (Règle 31-2).

A doit accepter une pénalité de 360°, faute de quoi, le voilier A devra être disqualifié.

 

Figure 82 Les deux voiliers se dirigent tribord amures vers la marque au vent. Le voilier A, à l'intérieur, ne passe pas la marque, et touche celle-ci sur son côté sous le vent.

"...En course, un voilier ne doit pas aborder.......une marque.....qui termine la section de parcours qu'il est en train d'effectuer..." (Règle 31-1)

"...Un voilier qui a enfreint la Règle 31-1 peut, après s'être nettement écarté des autres voiliers, aussitôt que possible, accepter une pénalité en effectuant un tour complet de 360° comprenant un virement de bord et un empannage..." (Règle 31-2).

Le voilier A devra donc réparer en effectuant un tour de 360°, ensuite, il devra contourner la marque en passant au vent de celle-ci de façon à accomplir son parcours correctement.

Faute de quoi, le voilier A devra être disqualifié.

 

Figure 83 Le bateau comité a amené les pavillons, le départ vient d'être donné. Le voilier A coupe la ligne de départ bâbord amures. Le voilier B passe tribord amures, les deux voiliers se touchent après le départ.

Les voiliers sont sur des bords opposés, la situation est régie par la Règle 10.

"...Un voilier bâbord amures doit se maintenir à l'écart d'un voilier tribord amures..." (Règle 10)

Le voilier A doit être disqualifié, infraction à la Règle 10.

la Règle 14 est également applicable aux deux voiliers.

.

Figure 84 Les deux voiliers naviguent vers la ligne de départ. Les pavillons ont été amenés. Le signal de départ est donné.

Le voilier A, au plus près, passe juste sur l'arrière bâbord du bateau comité. Le voilier B, au vent, arrive également sur une route un peu plus abattue. Le voilier B heurte le tableau arrière du bateau- comité. La présence du voilier A ne lui permettant pas d'abattre.

La Règle 18 ne doit pas s'appliquer à une marque de départ entourée d'eau navigable.

"...La règle 18....ne s'applique pas :

a) à une marque de départ, ou à sa ligne de mouillage entourées d'eau navigable à partir du moment où les voiliers s'en approchent pour prendre le départ et jusqu'à ce qu'ils les aient doublées....." (Règle 18-1-a).

A, engagé à l'extérieur, n'est donc pas tenu de donner la place à B.

"...En course, un voilier ne doit pas aborder.......une marque de départ avant de prendre le départ......" (Règle 31-1)

"...Un voilier qui enfreint la Règle 31-1 peut, après s'être nettement écarté des autres voiliers, aussitôt que possible, accepter une pénalité en effectuant un tour complet de 360° comprenant un virement de bord et un empannage..." (Règle 31-2)

Faute de quoi, le voilier B sera disqualifié, pour infraction à la Règle 31-1. Il faut noter que si le voilier B avait heurté le voilier A, il commettait une infraction à la Règle 11 et risquait la disqualification, (à moins que ne soit applicable la Règle 44-1, rotation de 720°)

Figure 85 Les voiliers A et B sont au près, bâbord amures, le voilier A au vent légèrement en arrière du voilier B, le voilier C tribord amures.

Pour respecter la priorité du voilier C (Règle 10), le voilier B doit virer de bord, mais sa proximité avec le voilier A ne lui permet pas de virer sans risquer d'entrer en collision avec le voilier A. Il hèle pour obtenir de la place, A vire de bord immédiatement. Le voilier B vire de bord également sous le vent du voilier C.

Les voiliers ont évolué sans commettre d'infraction.

".....Cependant, un voilier en course n'est pas un obstacle pour les autres voiliers à moins qu' ils ne soient obligés de s'en maintenir à l'écart ou de lui donner de la place....." (Définition).

"....Lorsque la sécurité exige d'un voilier au plus près qu'il fasse un changement de route important pour éviter un obstacle, et qu'il a l'intention de virer de bord, mais ne peut pas virer de bord et éviter un voilier sur le même bord, il doit héler pour demander la place de le faire. Avant de virer de bord, il doit donner au voilier hélé le temps de répondre, le voilier hélé doit, soit :

a) virer de bord dès que possible, auquel cas le voilier qui a hélé doit également virer de bord dès que possible, ou

    1. répondre immédiatement "Vous virez" auquel cas, le voilier qui a hélé doit virer de bord immédiatement et le voilier hélé doit donner de la place, et les Règles 10 et 13 ne s'appliquent pas...." (Règle 19-1).

 

Figure 86 Les voiliers A et B sont au près, bâbord amures, le voilier A, au vent, légèrement en arrière du voilier B, le voilier C tribord amures.

Pour respecter la priorité du voilier C (Règle 10), le voilier B doit virer, mais sa proximité avec le voilier A ne lui permet pas de virer, sans risquer d'entrer en collision avec le voilier A.

Il hèle pour obtenir de la place, le voilier A continue sa route. Le voilier B pour éviter la collision vire de bord et heurte le voilier A.

Le voilier A devait, soit virer de bord, soit répondre, "virez de bord" et donner la place à B pour virer de bord et s'en écarter.

Le voilier A n'a ni viré de bord, ni répondu "Vous virez"

"....Lorsque la sécurité exige d'un voilier au plus près qu'il fasse un changement de route important pour éviter un obstacle, et qu'il a l'intention de virer de bord, mais ne peut pas virer de bord et éviter un voilier sur le même bord, il doit héler pour demander la place de le faire. Avant de virer de bord, il doit donner au voilier hélé le temps de répondre, le voilier hélé doit :

a) virer de bord dès que possible auquel cas, le voilier qui a hélé doit également virer de bord dès que possible ou,.

b) répondre immédiatement "Vous virez" auquel cas, le voilier qui a hélé doit virer de bord dès que possible et le voilier hélé doit donner de la place et les Règles 10 et 13 ne s' appliquent pas...." (Règle 19-1).

Le respect de la Règle 19-1 par le bateau sous le vent (il ne doit pas héler et virer simultanément), l'autorise à virer et à réclamer contre le voilier hélé si un incident se produit.

N'ayant pas répondu à l'appel, le voilier A sera disqualifié pour non respect de la Règle 19-1.

Figure 87 Les voiliers A et B sont au près, bâbord amures, le voilier A, au vent, légèrement en arrière du voilier B, le voilier C tribord amures.

Pour respecter la priorité du voilier C (Règle 10), le voilier B doit virer, mais sa proximité avec le voilier A ne lui permet pas de virer sans risquer d'entrer en collision avec le voilier A. Il hèle pour obtenir de la place et vire aussitôt. Un contact se produit avec le voilier A.

"....Lorsque la sécurité exige d'un voilier au plus près qu'il fasse un changement de route important pour éviter un obstacle, et qu'il a l'intention de virer de bord, mais ne peut pas virer de bord et éviter un voilier sur le même bord, il doit héler pour demander la place de le faire. Avant de virer de bord, il doit donner au voilier hélé le temps de répondre....." (Règle 19-1)

Le voilier B, après avoir hélé et avant de virer de bord, devait donner au voilier A le temps de répondre.

Le voilier B a commis une infraction à la Règle 19-1, il doit être disqualifié.

 

Figure 88 Les voiliers A et B sont au près, bâbord amures, le voilier A, au vent, légèrement en arrière du voilier B, le voilier C tribord amures.

Le voilier B vire de bord, une collision se produit avec le voilier A.

La situation n'est pas régie par la Règle 19-1, le voilier B n'ayant pas hélé pour demander de la place.

L'un des deux voiliers vire de bord. C'est la Règle 13 qui s'applique.

"...Quand un voilier a dépassé la position bout au vent, il doit se maintenir à l'écart des autres voiliers jusqu'à ce qu'il soit sur une route au plus près...." (Règle 13).

Le voilier B, ayant enfreint la Règle 13, doit être disqualifié.

 

Figure 89 Au contournement de la marque au vent, le voilier B, à l' extérieur, n'a pas laissé de la place au voilier A, à l'intérieur. Il a commis une infraction à la Règle 18-2-a. Les Instructions de Course prévoient la pénalité de rotation de 720°.

Pour effectuer une réparation correcte, il faut que les deux tours soit effectués dans le même sens de rotation.

Le voilier B tourne d'abord dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, puis fait son second tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Il n'a pas effectué une réparation correcte.

Le voilier B sera disqualifié.

 

Figure 90 Au franchissement de la ligne d'arrivée, le voilier heurte la bouée "bout de ligne", il dégage la ligne d'arrivée, répare en faisant un tour de 360°, puis revient couper à nouveau la ligne d'arrivée.

 

"...Un voilier qui a enfreint la Règle 31-1 peut, après s'être nettement écarté des autres voiliers, aussitôt que possible, accepter une pénalité en effectuant un tour complet de 360° comprenant un virement de bord et un empannage.

Quand un voilier effectue une pénalité après avoir abordé une marque d’arrivée, il doit revenir entièrement du côté parcours de la ligne avant de finir..." (Règle 31-2).

Le voilier n'a commis aucune infraction.

 

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