CHAPITRE VI
LA COURSE
SUIVRE LE DÉROULEMENT DE LA COURSE
VI. 1 CONNAÎTRE ET COMPRENDRE LES ACTIONS ET DÉCISIONS DU COMITÉ DE COURSE
PRÉAMBULE
Il ne sera pas repris ici les cinq Chapitres consacrés, par ailleurs, au contenu de la formation des Comités de Course, seulement quelques temps forts du déroulement de la course seront retenus.
VI. 1. 1. PRÉPARATION DE LA COURSE.
La responsabilité en incombe au Président du Comité de Course, en liaison avec les Organisateurs.
En effet, la Règle 88-2 précise :
"...a) Le comité de Course doit publier des Instructions de Course écrites conformes à la
Règle M-2......"
Cependant, les membres du Comité de Réclamation, ou tout au moins le Président, se doivent d'assister à la réunion préparatoire, organisée par le Président du Comité de Course.
Le rôle de membre du Comité de Réclamation doit être tout en discrétion, mais il est bon de rester attentif à ce qui est dit ou plutôt à ce qui n'est pas dit.
Quelques points à retenir :
- a) connaître l'organigramme de l'équipe "Comité de Course"
en particulier, les Commissaires aux marques et le Commissaire à l'arrivée.
- b) connaître le réseau radio et les canaux utilisés :
La présence du Comité de Réclamation, par son Président, dans le réseau radio est sujet à débat. C'est affaire de personnalité et d'opportunité.
Deux cas de figures :
* Le Comité de Réclamation reste à terre :
La disposition d'un poste VHF en écoute permanente permet de suivre le déroulement des courses. Mais le Président du Comité de Réclamation ne doit pas interpeller le Président du Comité de Course dans le cadre de ses décisions, sauf sur des questions intéressant la Sécurité ou mot de passe convenu sur son appel.
Il peut être intéressant de convenir d'un canal, autre que ceux utilisés habituellement, sur simple code à l'avance.
Cependant, si un PC Course existe à terre et reçoit les communications, le Président du Comité de Réclamation a toutes les possibilités pour suivre le déroulement de la course.
En annexe 1 à ce Chapitre VI, est présenté un modèle de canevas, qui complété par le PC Course permet, dans le cas d'une épreuve importante (deux ou trois ronds PAV en continu), de suivre correctement le déroulement des courses.
** Le Comité de Réclamation se rend sur l'eau :
La disposition d'un poste VHF semble indispensable. Les réserves exprimées ci-dessus sont encore plus valables, même si le Comité de Course commettait une erreur.
- c) connaître l'organisation de la Sécurité.
Bien que les responsabilités en ce domaine relèvent de l'Organisateur de l'épreuve, pour la mise à disposition des matériels adaptés aux conditions météo et aux difficultés du plan d'eau, et du Président du Comité de Course en ce qui concerne l'emploi, même si un Responsable de la Sécurité a été spécialement désigné, il est bon que le Comité de Réclamation se sente concerné.
Par exemple :
Dans le cadre de la mise en place d'un système d'émargement à terre, surtout dans une épreuve en continu, si l'Organisateur en assume la responsabilité au niveau de l'organisation, il est évident que le Comité de Réclamation sera amené à en suivre l'application et bien malgré lui, à prendre quelquefois des sanctions dans le cas de graves manquements.
Côté pratique, il est indispensable de disposer :
1 - d'un organigramme succinct des équipes, en particulier de la Sécurité
2 - d'un schéma du réseau radio.
QUESTION
Le Président du Comité de Réclamation doit-il intervenir dans le cadre de cette préparation ?
La réponse est en principe négative. Mais il est toujours possible - surtout dans le cas où une concertation préalable avec le Président du Comité de Course n'a pu avoir lieu - de solliciter l'autorisation d'intervenir sur tel ou tel point qui aurait pu être oublié ou traité insuffisamment - rôle des commissaires aux marques, témoignages visuels sans contestation possible.
QUESTION
A partir de quel moment le Président du Comité de Réclamation et les Assesseurs doivent-ils être présents sur l'épreuve ?
Aucun texte ne prévoit une telle disposition. L'heure de mise à disposition, à terre ou du signal d'avertissement, détermine pour les membres du Comité de Course le décompte à rebours.
- durée de l'implantation du parcours.
- durée du trajet base-zone de course.
- durée de la préparation à terre.
Peut-on tenir le même raisonnement pour les membres du Comité de Réclamation, à partir de l'heure limite de dépôt des réclamations ?
La réponse est beaucoup plus complexe. Il faut distinguer :
* Les grandes épreuves internationales ou nationales d'une durée supérieure à un week-end.
** Les épreuves régionales ou inter régionales de courte durée (un ou deux jours).
L'expérience montre que les membres du Comité de Réclamation ou, tout au moins, les Présidents se doivent :
** 1 - de procéder à l'analyse critique des textes élaborés par le Comité d'Organisation, en particulier, les Instructions de Course et/ou les Annexes.
REMARQUE
Il serait indispensable que cette analyse puisse être effectuée, au moins, un mois avant l'épreuve, en concertation avec le Président du Comité de Course, en tout état de cause, avant l'édition par le Comité d'Organisation.
** 2 - De participer à la préparation de l'épreuve ou au moins d'être à même de jouer leur rôle d'Arbitrage dans les situations conflictuelles qui peuvent se produire entre - Comité d'Organisation - Comité de Course - Jauge - Coureurs
** 3 - D'être à même de résoudre conjointement avec le Comité d'Organisation, les problèmes liés aux formalités préliminaires : licences, certificats de conformité, carte de publicité,.
En conséquence, il est du devoir des membres du Comité de Réclamation ou, tout au moins, du Président d'être présent :
- l'avant veille, sinon la veille de l'épreuve dans la matinée, pour les grandes épreuves,
- au cours de la matinée, lorsque le départ est prévu l'après-midi du samedi pour les épreuves se déroulant sur un week-end, au début de la matinée, pour les épreuves se déroulant sur une journée.
On peut admettre que la présence des Assesseurs ne requiert pas tout à fait une telle exigence. En effet, le Comité de Réclamation n'est appelé souvent qu'à siéger en fin de soirée, sauf dans les épreuves en continu comme la Planche à voile, les courses par équipes, la Voile radio commandée, le Match Racing.
VI .1 . 2 . IMPLANTATION DU PARCOURS
Le Comité de Réclamation peut être amené à se préoccuper de cette question de par les demandes de réparation déposées par les concurrents pour action inadéquate ou omission du Comité de Course.
Les Annexes aux Instructions de Course Type - ou les Instructions de Course même des épreuves internationales ou nationales - prévoient les parcours possibles en les accompagnant d'un schéma explicatif et d'un pavillon ou numéro de référence, en précisant en particulier : distance marque au vent - marque sous le vent - angles - lignes de départ et d'arrivée - définition des marques - etc.....
Toutes ces indications sont rigoureuses et ne doivent pas donner lieu à des interprétations différentes possibles. Elles doivent être scrupuleusement respectées par le Comité de Course et, en particulier, par le "Mouilleur" de ces parcours.
Malheureusement, une erreur ou une omission ne passera pas inaperçue des concurrents, en particulier de ceux qui auront intérêt à faire annuler la course.
Lors de l'instruction de la demande de réparation, la réponse du Comité de Réclamation à la question
La place d'arrivée dans une course ou série de courses a-t-elle été aggravée de façon significative de par une action inadéquate ou une omission du Comité de Course ?
Réponse qui sera souvent délicate à exprimer, sans ambiguïté possible. La décision du Comité de Réclamation pourra aller d'une réparation individuelle à l'annulation de la course.
Quelques exemples :
* distance marque sous le vent - marque au vent nettement différente de celle indiquée dans les Instructions de Course.
* ligne d'arrivée insuffisamment éloignée de la marque au vent.
* angles du parcours différents du schéma présenté.
* marque au vent éloignée de l'axe du vent.
* confusion entre les marques de deux parcours trop proches l'un de l'autre.
En conclusion, il est de l'intérêt de tous :
* de bien préciser les caractéristiques du parcours, des marques, des lignes de départ et d'arrivée dans les Annexes,
* de les respecter scrupuleusement.
QUESTION
Un Comité de Réclamation sur l'eau peut-il intervenir, à cette phase de l'épreuve, lorsque les actions inadéquates ou omissions du Comité de Course sont flagrantes ?
La réponse semble affirmative, avec toutes les précautions de langage adéquates à l'intention du Président du Comité de Course. (Les coureurs ne sont pas en course).
VI. 1. 3. DONNER LE DÉPART
VI. 1. 3. 1. Horaires des courses
Les membres du Comité de Réclamation ne peuvent ignorer les différentes situations possibles de par le contenu de l'Avis de Course et/ou des Instructions de Course et/ou des Annexes.
En résumé :
Heure de mise à disposition du Comité de Course à terre (PAV) ou signal d'avertissement.
L'Avis de Course (ou à défaut les Instructions de Course ou l'Annexe) fixe cette heure, en précisant s'il s'agit d'une mise à disposition à terre (voir planches à voile, épreuve en continu) ou signal d'avertissement (sur l'eau évidemment).
Le Comité de Course a toujours la possibilité de retarder cette heure, mais ne pourra pas l'avancer, sans avoir informé au préalable les concurrents de ce changement, la veille avant dix neuf heures.
L’Article 4-1 des Instructions de Course type précise en effet :
"........Tout changement dans le programme des courses sera affiché avant 19 heures la veille du jour où il prend effet....."
- Mise à disposition à terre : application de l'Article 5-2 des Instructions de Course concernant l'envoi de l'Aperçu accompagné de deux signaux sonores.
Le pavillon Aperçu avec deux signaux sonores signifie :
".......La course est retardée. Le signal d’avertissement ne sera pas fait moins de 30 minutes après que l’Aperçu a été affalé (sauf délai différent précisé en Annexe)......"
** - Heure du signal d'avertissement sur l'eau.
a) Le Comité de Course décide de ne pas laisser partir les coureurs sur l'eau : application de l'Article 5-2 des Instructions de Course.
b) Les concurrents sont sur l'eau - Application de la Règle 27-3 des R.C.V 97-2000 - Flamme "Aperçu" Signal de retard.
".....Avant le signal de départ, le Comité de Course peut retarder (pavillon Aperçu)...... la course pour n'importe quelle raison....."
Le Comité de Course peut préciser la durée du retard prévu, il a la possibilité d'adjoindre à l'Aperçu" une flamme numérique de 1 à 6 (Retard de 1 à 6 heures après l' heure prévue du départ.)
En pratique, il est bon que les membres du Comité de Réclamation suivent de près l'évolution de la situation créée par le retard, de se préoccuper des causes, en particulier, si elles ont un rapport avec des conditions météorologiques difficiles qui risquent de s'aggraver. Dans ce cas, une concertation - Comité de Course - Organisateur - Comité de Réclamation - voire Entraîneurs - est à préconiser avant une prise de décision du Président du Comité de Course, responsable en dernier lieu.
L’amenée de l’Aperçu à terre, accompagnée d’un signal sonore, signifie que les concurrents doivent rejoindrez la zone de départ.
L’Article 5-2 des Instructions de course précise que le signal d’avertissement ne pourra être donné qu’après au moins 30 minutes après l’amenée de l’aperçu. Cette restriction à la liberté du Comité de Course est une certaine assurance pour les concurrents. Il est évident que le Comité de course a la possibilité de prolonger ce délai, en fonction de certains facteurs qu’il lui revient de déterminer comme force et direction du vent, courant, nombre de concurrents.
REMARQUE
Ce délai peut varier selon l’éloignement de la zone de course, selon les difficultés de mise à l’eau, selon le nombre de concurrents, il est laissé à l’appréciation des Organisateurs.
Mais, cela ne signifie pas pour autant que le Comité de Course est à la disposition des retardataires, l'expression délai raisonnable prend toute sa valeur.
Et pourquoi les membres du Comité de Réclamation ne prendraient-ils pas l'initiative de mettre en garde les concurrents, contre une sorte de passivité, qui les étreint quelquefois collectivement sur les parcs à bateaux ?
REMARQUE
Cette procédure à terre "APERÇU" est de la responsabilité du Président du Comité de Course. Mais, en général, il sera sur l'eau, achevant la mise en place du parcours. Il doit pouvoir compter sur un "pavillonneur", qui sera en quelque sorte membre du PC Course à terre.
Il est bon de rappeler qu'il revient à ce P.C. Course d'informer le Comité de Réclamation de l'heure d'envoi et d’amenée du signal "Aperçu".
VI .1 .3 .3. Procédure de départ.
VI .1 .3 .3 .1 . Départ d'une Série ou Classe
La connaissance des diverses procédures prévues par les Instructions de Course, selon les pratiques, est indispensable pour un membre du Comité de Réclamation. Un maximum d'uniformisation a été établi dans l'Article 11 des Instructions de Course Type.
** L’Article 11-5 des Instructions de Course type prévoit :
".....Sauf prescription contraire en Annexe, un voilier ne doit pas partir plus de quatre minutes après son signal de départ......"
Côté pratique : il faut reconnaître que cette uniformisation, propre à la FFV, a permis une meilleure acquisition des automatismes à la fois de la part des Comités de Course et des concurrents.. Quelques demandes de réparation parviennent encore au Comité de Réclamation, elles portent sur des erreurs du Comité de Course : erreurs de chronométrage ou d'oubli d'envoi ou d'amenée de signaux visuels. Toujours très délicates, ces demandes de réparation peuvent conduire à l'annulation de la course.
La Règle 26-1 précise :
"....Les temps doivent être comptés à partir des signaux visuels, l'absence d'un signal sonore ne doit pas être prise en considération....."
REMARQUE
Le dépôt de telles demandes de réparation suppose que le Comité de Course n'a pas eu conscience de l'erreur ou de l'omission, car les Règles 27-3, 32, lui donnent la possibilité d'y remédier.
La Règle 27-3, "Avant le signal de départ", le Comité de Course peut :
"....retarder....pour n'importe quelle raison......"
(sous entendu, par exemple, une erreur commise dans le chronométrage, ou l'envoi des signaux visuels, ou même l'absence de signal sonore) par l'envoi du signal "APERÇU" et deux signaux sonores.
La Règle 32-a, "Après le départ", le Comité de Course peut :
".....Après le signal de départ, le Comité de Course peut annuler (pavillon "N" ou "N sur H" ou
"N sur A'........
a) à cause d'une erreur dans la procédure de départ....."
Il est évident qu’il enverra le signal "N"
".....Toutes les courses sont annulées. Revenez vers la zone de départ, le signal d' avertissement sera fait une minute après l'affalée......"
VI. 1. 3. 3. 2. Départ de plusieurs Séries ou Classes ou groupe de Classes
L’Article 11-2 des Instructions de Course types précise nettement
".........Le départ des Classes successives sera donné à n’importe quel moment à partir du signal de départ de la Classe précédente en envoyant le signal d’avertissement de la Classe suivante........."
Aucune équivoque n'est possible même en cas de rappel général d'une série. Et l'ordre non fixé en Annexe permet une souplesse de décision de la part du Comité de Course.
REMARQUE
Il est certain que les départs successifs de plusieurs séries ou groupes de séries augmentent d'autant les possibilités d'erreurs de chronométrage ou d'envois des signaux. Les Comités de Course doivent donc redoubler de vigilance. Les Instructions de Course Type se préoccupent de cette question et de la procédure recommandée. en particulier, en cas de rappel général d'une série appelée à partir. Elles devraient donner satisfaction aux Comités de Course.
Le problème du rappel général est donc simple à résoudre. L’application de la Règle 29-3 des RCV 97-2000 est donc stricte.
- Envoi du Premier Substitut avec deux signaux sonores,
- Après un délai raisonnable permettant aux concurrents de rejoindre le côté pré départ de la ligne, amenée
du Premier Substitut avec un signal sonore.
- Une minute après, envoi du signal préparatoire, (pavillon de Classe avec soit le pavillon P, soit le pavillon I, soit le pavillon Z, soit le pavillon Noir).
VI. 1. 3. 4. Rappels
Là aussi, une uniformisation des Règles R.C.V. 97-2000 utilisées a été traduite dans les Instructions de Course Type, de toutes les pratiques :
Il faut remarquer :
** Rappel individuel - application de la Règle 29-2 des R.C.V 97-2000.
Des procédures spéciales existent, pour la Voile Radio commandée pour le Match Racing, en fonction de la possibilité de la Règle 29-2. (Le rappel individuel n'existe pas pour le slalom en Funboard).
** Rappel général - application de la Règle 29-3 des R.C.V. 97-2000 (procédure spéciale pour la Voile Radio commandée - pas de rappel général pour le Match Racing et les Courses par équipes et pour le slalom en Funboard).
** Règle du "Pavillon Z".
** Règle du "Pavillon Noir".
** Règle du "Pavillon "I" (Règle 30-1).
L’application de ces Règles interpelle le Comité de Réclamation bien souvent.
Il faut retenir quelques points :
** Le non respect de la Règle 30-1 "Règle du Pavillon I", malgré le rappel individuel du Comité de Course, implique l'application de la Règle A-1-1 de la part du Comité de Course, c'est à dire l'enregistrement "OCS" pour un voilier en infraction.
La Règle A-1-1 précise même :
"....Lorsque le Comité de Course classe un voilier comme ayant manqué à prendre le départ......., il n’a pas besoin de réclamer contre lui...."
L'affichage de l'ordre d'arrivée de la première (ou seconde) course de la journée, transmis par courrier spécial, doit donc porter la liste des voiliers enregistrés "OCS". Il est bon que le Président du Comité de Réclamation, s'il est à terre, contresigne cet affichage après avoir vérifié les mentions transmises par le Comité de Course.
Il est évident que le Commissaire à l'arrivée doit noter l'ordre de passage de la ligne d'arrivé des concurrents ayant enfreint les Règles 29-1 ou 30-1. En effet, ces coureurs ont toujours la possibilité de déposer une demande de réparation.
** Règle du "Pavillon Noir" (Règle 30-3)
Dans le cadre de l'application de la Règle 30-3, après un rappel général, les concurrents disqualifiés par le Comité de Course dont les numéros de voile ont été transcrits sur le tableau prévu ne peuvent plus prendre part aux départs ultérieurs de la course.
Là aussi, le Comité de Course doit indiquer sur l'ordre d'arrivée la mention BFR (Règle du "Pavillon Noir") en vertu de la Règle A-1-1. Dans une épreuve en continu, le Président du Comité de Réclamation doit veiller à cette indication.
REMARQUE
En principe, les concurrents inscrits sur le tableau ne doivent pas participer à la course, mais s'il n'y a pas de nouveau rappel général, ces concurrents font souvent la course et peuvent bénéficier des droits d'un voilier en course.
QUESTION
Si la course courue sous pavillon Noir au départ est annulée ou reportée à une date ultérieure, que faut-il faire ?
Une concertation doit avoir lieu entre le Comité de Course, le Comité de Réclamation et les Organisateurs.
Il est vivement recommandé de préciser, par un avis aux concurrents, que la course annulée sera recourue dès le lendemain, et non à la suite des courses prévues dans l'Avis de Course. Car si les conditions météo ne permettent pas le déroulement de la course, les disqualifiés sous pavillon Noir seraient absous.
Il faut afficher cette décision le soir même avant 19 heures.
Il est bon que le Comité de Réclamation suive attentivement ces procédures de départ. Une succession de rappels généraux sans utilisation de la Règle du pavillon noir appelle quelquefois des réflexions. Il en est de même pour l'utilisation systématique de cette Règle.
Car il ne faut jamais oublier que l'attitude de certains coureurs peut quelquefois trouver là son justificatif.
** Application de la Règle du "Pavillon Z" (Règle 30-2)
Elle permet au Comité de Course d'attribuer une pénalité en points égal à 20 % calculée comme prévu par la Règle 44-3-c et ce sans instruction à un voilier dans des conditions bien précises :
- Une partie quelconque de la coque, de l'équipage ou de l'équipement d'un voiler est identifiée à l'intérieur du triangle déterminé par les extrémités de la ligne de départ et la première marque, au cours de la dernière minute précédant le signal de départ.
- Un rappel général est signalé.
- Le départ de la course est redonné ou dans le cas d'une annulation, la course est recourue.
REMARQUE
Il est évident que le voilier est toujours soumis à la Règle 30-1, c' est à dire qu'il doit entièrement revenir du côté pré départ de la ligne de départ, dans le cas où une partie quelconque de sa coque.......se trouverait du côté parcours au signal de départ.
Le Comité de Course devra gérer ce problème délicat. La pénalité de 20 %devra être portée sur l' ordre d'arrivée provisoire de la course.
Il reviendra au Secrétariat Classement de traiter ces pénalités au même titre que dans le cas de l' application de la Règle 44-3-c.
AUTRE PROBLEME.
Bien des Comités de Course oublient volontairement ou non une précision de la Règle 30-1.
".....ou de ses prolongements..... "
Bien qu'au moment du signal de départ, des concurrents se trouvent encore manifestement du côté parcours de la ligne de départ, (voiliers retardataires, qui viennent du port ou du centre nautique et rejoignent la ligne de départ), le Comité de Course n'envoie pas de signal de rappel individuel, si l'ensemble des concurrents présents derrière la ligne de départ, entre le bateau du Comité de Course et la bouée, a pris un départ correct.
En effet, l’Article 11-4 des Instructions de Course type précise que le pavillon Z déferlé comme signal préparatoire signifie que les Règles 30-1 et 30-2 s’appliquent.
Certes, c'est une erreur, bien que la raison invoquée semble justifiée. Le rappel individuel concernant les voiliers en infraction ci-dessus perturbera les concurrents franchissant correctement la ligne en apportant un doute sur leur propre position.
Le Comité de Course se doit donc de suivre attentivement l'évolution de ces voiliers en infraction et ne peut se permettre d'avoir d'état d'âme. Il doit appliquer la Règle 7-1 "Rappel individuel"
VI. 1. 4. CHANGEMENTS DE PARCOURS
Des demandes de réparation - délicates au possible - portant sur les différents paramètres intervenant dans la procédure d'un changement de parcours sont quelquefois déposées à tort ou à raison.
Les termes de la procédure sont clairement explicités dans les Instructions de Course Type :
- Présence d'un bateau commissaire ou d'un autre bateau du Comité de Course convenablement placé en fonction de l'Article 13 des Instructions de Course, au voisinage de la marque commençant la section de parcours modifiée.
- Présence du pavillon "C" bien en évidence sur ce bateau.
- Présence du tableau noir indiquant s'il y a lieu le nouveau cap bien lisible de la part des concurrents.
- Emission d'un signal sonore répétitif adéquat (très fort en cas de mer forte)
- Comme le Comité de Course peut modifier la longueur de la section suivante, il pourra l'indiquer en affichant au tableau
- si la section est réduite, + si la section est allongée.Un Juge sur l'eau sera, quelquefois, un témoin impuissant des insuffisances ou erreurs commises.
Un Juge doit avoir à l'esprit ces différents paramètres, relativement simples pris individuellement, complexes dans leur ensemble.
Les paramètres du Comité de Course en tant que décideur seront :
- les changements de direction du vent
* nécessité de relevés fréquents en différents points du parcours.
* évaluation de la rotation et de sa constance.
* observation du réglage des voiliers en particulier sur les bords de largue et de vent arrière.
- la position du coureur de tête sur le parcours et sa vitesse sur le bord emprunté.
- le temps nécessaire à la mise en place :
* de la nouvelle marque dans le cas d'un premier changement.
* de la marque initiale dans le cas d'un second changement.
- le temps nécessaire pour le bateau commissaire d'effectuer tous les préparatifs :
* éventuel changement de place.
* matériel adéquat - tableau - pavillon - trompe.
Les conséquences d'une prise de décision tardive sont connues :
- marque mise en place trop tardivement avec risque de confusion avec la marque initiale.
- précipitation du bateau commissaire.
* ancrage non stabilisé.
* tableau non préparé au passage du premier.
* pavillon égaré.
* mauvais positionnement en fonction de l'application de l'Article 13 des Instructions de Course
Type.
REMARQUE
Il est bon d'avoir en mémoire la Règle 34 "Marque manquante" pour remédier à tout moment à tout retard ou impossibilité de mise en place de la nouvelle marque.
On rejoint l'utilité des recommandations et vérifications lors de la préparation de l'épreuve.
VI. 1. 5. RÉDUCTION DE PARCOURS. ANNULATION
Quels sont les possibles paramètres du Comité de Course en tant que décideur ?
a) le temps limite du premier pour finir la course, temps qui est défini dans les Instructions de Course ou les Annexes et variable suivant les pratiques.
Les membres du Comité de Réclamation doivent aussi avoir à l'esprit ce temps limite pour comprendre l'attitude du Comité de Course.
* cas particulier du Secteur Planches à Voile qui, en plus du temps limite pour le premier, établit un paramètre supplémentaire relatif à la vitesse moyenne du vent.
b) les variations de la vitesse moyenne du vent et, en particulier, l'évolution de la fréquence des risées et, de leur force en tenant compte des relevés fréquents en divers points du plan d'eau.
c) l'observation des phénomènes météorologiques, les nuages, le brouillard, le réchauffement, la possibilité des vents thermiques, la proximité d'orages, la fréquence des grains, etc....
d) l'état de l'eau ou de la mer : vagues, embruns, etc....
e) le temps déjà écoulé depuis le départ et, par suite, celui restant avant le temps fixé.
f) la distance déjà parcourue et, par suite, la distance à parcourir avant l'arrivée.
g) la position du voilier de tête et l'évolution de sa vitesse, mais aussi celle des autres voiliers, la position des équipages dans le voilier et en particulier les réactions des planchistes (pumping, rocking, etc.......) ou, au contraire planning.
h) les moyens dont dispose le responsable de la Sécurité ou dont il peut disposer rapidement.
i) les changements brusques de la direction du vent avec une amplitude importante.
j) les moyens sur l'eau (Comité de Course et Comité de Réclamation) pour surveiller le pumping et la godille.
Comme précédemment, les Membres du Comité de Réclamation doivent être à même d'apprécier quantitativement et qualitativement ces paramètres pour être à même de comprendre les décisions du Comité de Course et, bien sûr, de pouvoir diriger convenablement une instruction consécutive à une demande de réparation portant sur ces paramètres.
En particulier, l'application de l'Article 13-2 des Instructions de Course spécifiques aux planches à voile nécessitée par l'autorisation du pumping est sujette à conflits et ce, malgré les recommandations explicitées dans le Guide " Planches à Voile " et que tout Membre du Comité de Réclamation doit avoir à l'esprit.
** Quelles sont les possibilités du Comité de Course ?
L'analyse de certains de ces paramètres ci-dessus en fonction des circonstances conduisent le Comité de Course à prendre une décision :
- laisser se poursuivre la course jusqu'à son terme.
- effectuer une réduction de parcours, si la possibilité en est donnée.
- annuler la course soit :
* avec possibilité d'un départ ultérieur sur l'eau. (envoi du signal "N").
* avec retour à terre et possibilité de rappel sur l'eau (envoi du signal "N sur H").
* avec retour définitif à terre (envoi du signal "N sur A"
Il convient de bien savoir que cette décision relève de la seule responsabilité du Président du Comité de Course.
Cependant, il ne lui est pas interdit de consulter pour avis le Président du Comité de Réclamation surtout si celui-ci est présent sur l'eau, et l'Organisateur, dans le cas où les conditions atmosphériques risqueraient de se détériorer "mettant les voiliers en danger".
Les procédures de réduction de parcours codifiées plus précisément dans l'Article 13-1 des Instructions de Course Type, de toutes les pratiques, sont relativement simples à mettre en place et ne devraient pas donner sujet à demandes de réparation pour erreur ou omission.
Il convient donc de vérifier que pour tout parcours prévu par l'Annexe ou les Instructions de Course, le parcours réduit soit bien défini - dans le cas où une réduction de parcours est prévue bien sûr avant le départ.
* Avant le départ, c'est ce parcours réduit qui est considéré comme parcours à effectuer.
* Après le départ, le Comité de Course peut réduire à l'une des marques de parcours.
Il est donc de la responsabilité du Comité de Course :
1 - S'il y a lieu, avant le signal d'avertissement, de décider de faire courir un parcours réduit.
2 - De ne pas le faire, tout en prévoyant par anticipation, la mise en place d' une ligne d' arrivée à telle ou telle marque.
Signal de Course "S"
".....Au plus tard avec le signal d'avertissement : accomplissez le parcours réduit
A une marque à contourner ou d'arrivée , finissez entre la marque voisine et ce bateau....."
RAPPEL
Les procédures d'annulation sont précisées à la Règle "Signaux de course" des R.C.V. 97-2000
Signal "N" - Signal d'annulation.
".....a) Toutes les courses sont annulées. Revenez dans la zone de départ......"
Ce signal "N" sera amené une minute avant que le prochain signal soit envoyé.
Signal "N sur H"
".......b) "N sur H". Toutes les courses sont annulées. Des signaux ultérieurs seront envoyés à terre....."
Signal "N sur A"
"......Toutes les courses sont annulées. Plus de courses aujourd'hui......."
Quelquefois, le choix du signal et/ou des pavillons correspondants à utiliser pose problème aux nouveaux Comités de Course, qui demandent alors conseil au Président du Comité de Réclamation. Aussi est-il bon que les circonstances où peuvent s'appliquer ces signaux soient bien connues des Membres du Comité de Réclamation.
Quelques exemples concrets :
** la brise matinale de terre faiblit, en dessous de six noeuds, les planchistes pompent sur le second bord de largue.
-- envoi du signal "N sur H" - retour à terre pour rester à disposition du Comité de Course.
** le soir tombe, le vent faiblit sur le dernier bord de sorte que le temps limite pour le premier n'est ou ne sera pas respecté
- envoi du signal "N sur A"
Les concurrents sont informés que plus aucune course n'aura lieu le jour même. L'heure limite de dépôt des réclamations est déterminée en fonction de l'heure à laquelle est envoyé ce signal.
Le Comité de Course doit indiquer le soir même avant 19 heures, quand et où la course sera recourue.
L'Avis de Course n'indiquant pas précisément les numéros des courses à courir chaque jour, la course serait reportée au lendemain, sinon, elle serait reportée au jour de réserve, s'il y a lieu, en particulier, dans le cas où le nombre de courses nécessaires pour valider l'épreuve n'aurait pas été atteint.
Quelques situations envisageables.
** le premier jour - sauf jour de réserve - en fin de soirée - un orage est très menaçant.
- Envoi du signal "N sur H" puis à terre envoi du signal "APERÇU sur A".
"....Aperçu sur A.
Les courses dont le départ n'a pas été donné sont retardées. Plus de courses aujourd' hui....."
- La course est retardée à une date ultérieure, c'est à dire au lendemain.
** Aussitôt après le départ, le Comité de Course s'aperçoit qu'une erreur de chronométrage a été commise.
- Envoi du signal "N"
- La course est annulée et un nouveau départ va être donné
** Un changement important dans la direction du vent se produit, sur le premier bord de près, affectant très nettement la régularité de la course.
- Envoi du signal "N".
- La course est annulée et un nouveau départ va être donné.
VI. 1. 6. ÉTABLISSEMENT DE L'ORDRE D'ARRIVEE.
Bien des situations conflictuelles s'établissent à propos des arrivées, alors que certaines précautions élémentaires pourraient les éviter, ou tout au moins en réduire le nombre, en particulier, pour ce qui concerne les concurrents débutants moins attentifs en fin de course.
* ligne d'arrivée établie correctement pour un parcours normal en fonction des Instructions de Course (ligne d'arrivée décalée par rapport à la marque au vent de préférence, dans l'axe du vent après un changement de parcours sur le dernier bord de près - ligne courte, etc...).
* ligne d'arrivée bien positionnée dans le cas d'une réduction de parcours prévue dans les Instructions de Course Type après le départ.
* marque "bout de ligne" bien visible.
* double pointage par un bateau-commissaire "bout de ligne" ne portant pas de pavillon "Bleu".
* éloignement général des bateaux spectateurs, sécurité, entraîneurs et autres.
* répartition des tâches au sein de l'équipe "Arrivée".
Là aussi, les Membres du Comité de Réclamation se doivent de pouvoir apprécier ces paramètres. Quelques recommandations au cours de la préparation de l'épreuve par le Comité de Course ne sont pas inutiles :
** l'heure d'arrivée du premier - même si ce premier est disqualifié par la suite - déterminant :
- le temps limite de ce premier à respecter.
- l'heure de fermeture de la ligne d'arrivée en fonction de l'Article 17-2 des Instructions de
Course ou de l'Annexe (30 minutes après en principe, mais variable suivant la pratique).
- le temps compensé limite valable pour tous les concurrents dans les épreuves inter séries
ou à handicap.
** l'heure d'arrivée du dernier ou l'heure de fermeture de la ligne d'arrivée déterminant :
- l'heure limite de dépôt des réclamations et des reconnaissances d'infraction.
- l'heure limite de l'affichage des intentions de réclamer de la part du Comité de Course ou du Comité de Réclamation pour des incidents observés dans la zone de course.
** les pavillons de réclamation (rouges) ou de reconnaissances d'infraction (jaunes) avec le
numéro du voilier contre lequel cette infraction a été reconnue.
** l'ordre d'arrivée - même si le numéro n'est pas complet - et l'heure de passage pour les
épreuves inter séries.
** redoublement d'attention pour les Commissaires du bateau Arrivée "officiel", c'est-à-dire seul
compétent, en cas de litige, à propos des infractions commises sur la ligne d'arrivée ou à
proximité.
Quelques rappels de certaines définitions :
"en course"
"finir"
"dans le sens du parcours depuis la dernière marque"
"soit s'il effectue une pénalité après avoir satisfait à la Règle 31-2 ou à la règle 44-2....."
Le Comité de Course peut ne pas considérer comme arrivé (DNF) un voilier qui a omis de finir la course (au sens de la définition), même s'il a coupé la ligne d'arrivée. Mais, dans ce cas, il est indispensable d'en notifier la raison, et prudent qu'un rapport soit prêt pour le Comité de Réclamation, au cas où le concurrent déposerait une demande de réparation.
VI. 2. CONNAÎTRE LE RÔLE DES MEMBRES DU COMITÉ DE RÉCLAMATION
VI. 2. 1. ARBITRAGE CLASSIQUE
VI. 2. 1. 1. Le Comité de Réclamation peut-il être présent sur l'eau lors d'épreuves classiques ?
La réponse est fournie par les Règles :
Règle 67
"........Quand ceci est spécifié dans les Instructions de Course, le Comité de Réclamation peut pénaliser sans instruction un voilier qui a enfreint la Règle 42, à condition qu'un membre du Comité de Réclamation ou son observateur mandaté ait vu l'incident....."
Règle 60-3 :
".........Un Comité de Réclamation peut :
a) réclamer contre un voilier...."
Règle 61-1-b
"....un Comité de Réclamation ayant l'intention de réclamer contre un voilier, selon la Règle60-2-a ou la Règle 60-3-a, pour un incident qu'il voit dans la zone de course, doit l'informer après la course dans le temps limite déterminé par la Règle 61-3....."
Règle 63-6
"....Un membre du Comté de Réclamation qui a vu l'incident peut témoigner......"
Ces Règles impliquent donc que le Comité de Réclamation peut être présent sur l'eau et suivre le déroulement des courses.
Le Comité de Réclamation peut, au vu d'une infraction à la Règle 42, agir sans instruction et disqualifier le voilier considéré, sous réserve que ceci soit spécifié dans les Instructions de Course. La Règle 67 l'oblige à indiquer cette disqualification dans les résultats. Il pourrait aussi convoquer le concurrent pour l'informer. Sur sa demande éventuelle, ce concurrent devra avoir une instruction.
Le Comité de Réclamation peut au vu d'une autre infraction ouvrir une instruction selon les Règles prévues.
VI. 2. 1. 2. Le Comité de Réclamation doit-il systématiquement réclamer dès qu'il voit une infraction ?
La réponse n'est pas aussi simple.
Rappelons le PRÉAMBULE des R.C.V. 97-2000
"......Sportivité et Règles.
Les concurrents du sport de la Voile sont soumis à un ensemble de Règles dont on s' attend à ce qu'ils les suivent et les respectent.
Un principe fondamental de sportivité est que les concurrents qui enfreignent une Règle effectueront rapidement une pénalité ou abandonneront....."
La Règle 2 "Navigation loyale"
".....Un voilier et son propriétaire doivent concourir selon les principes reconnus de sportivité et de jeu loyal. Un voilier peut être pénalisé selon cette Règle seulement s'il est clairement établi que ces principes ont été bafoués........"
Ces deux Règles constituent le fondement de l'éthique du sport de la Voile, à savoir qu'il revient aux concurrents d'appliquer eux-mêmes, sur l'eau, les modalités d'une sorte d'auto-arbitrage concernant les Règles du Jeu.
Logiquement, un Comité de Course ou un Comité de Réclamation ne devrait pas avoir à intervenir pour des infractions, car pour toute infraction
ou bien.
- une pénalité est effectuée (rotation de 720°).
- une acceptation de pénalité en points est déclarée et déposée.
- une réclamation d'un ou plusieurs concurrents est établie.
Exemple
* Abordage d'une marque,
- le concurrent doit ou bien:
- accepter une pénalité de rotation de 360°.
- déposer une réclamation valide contre le concurrent qui l'a obligé à aborder la marque.
* Infraction à la Règle 10 ou 13,
ou bien
- le voilier en infraction effectue une pénalité de rotation de 720° ou envoie son pavillon jaune de reconnaissance de faute
- un voilier réclame correctement de manière que sa réclamation soit valide.
Exemples
- Un voilier tribord peut ne pas affirmer son droit, abattre et laisser passer le voilier bâbord car son intérêt tactique à effectuer cette manoeuvre lui parait évident.
- Lors du contournement d'une marque, un voilier engagé à l'intérieur, avant les deux longueurs, peut avoir intérêt à ralentir pour laisser passer devant lui le voilier à l'extérieur.
L'Arbitre sur l'eau est à un endroit donné à l'instant T, il ne peut donc voir que les voiliers qui sont présents, à cet endroit, à l'instant donné. Combien de voiliers naviguent au-delà des possibilités de perception de cet Arbitre?
Sur ce sujet, deux thèses sont en présence
** Premières réflexions
Les Membres du Comité de Réclamation jouent un rôle actif et systématiquement relèvent toutes les infractions réelles ou importantes qu'ils constatent.
Par exemple :
- refus de tribord, 2° bord de près, 322 tribord, 57 bâbord, contact.
- place insuffisante marque de largue, 432 à l'extérieur, 27 à l'intérieur engagé avant les deux longueurs.
- contact 47 tribord 57 bâbord - fin du dernier bord de près.
De retour à terre, systématiquement dans le cas où aucune réclamation ou reconnaissance concernant l'incident n'a été établie le Comité de Course ou le Comité de Réclamation réclame contre le ou les voiliers (Règle 60-2-a et 60-3-a)
** Secondes réflexions :
Les Membres du Comité de Réclamation jouent un rôle d'observateurs. Ils se contentent de noter les circonstances de l'incident où des réclamations de concurrents sont clairement exprimées sous leurs yeux, de manière à pouvoir apporter leur témoignage lors de l'instruction de la réclamation.
Il est cependant de leur devoir de noter aussi les circonstances des contacts en course,
- lorsqu'à priori aucune intention de réclamer n'a été exprimée.
- pavillon "de réclamation".
- aucune pénalité n'a été effectuée (720° ou pavillon "jaune").
L'ouverture d'une instruction de sa propre initiative ne devrait intervenir que dans des cas particuliers.
Par exemple
- contact non suivi de réparation, ou de reconnaissance, ou de réclamation.
- non contournement volontaire d'une marque.
VI. 2. 1. 3. Quelles sont les modalités d'exercice de ce rôle ?
Les Membres du Comité de Réclamation doivent disposer d'un bateau rapide et évolutif, repéré par un pavillon "JURY", précisé dans les Instructions de Course.
- Ils doivent observer par groupe d'au moins de deux personnes.
- Les observations devraient être notifiées, sur bandes magnétiques et pourquoi pas par camescope, avec les réserves d'usage prévues dans le texte de la Règle P-7.
Des croquis ou des schémas seraient les bienvenus.
REMARQUES
La Commission Centrale d'Arbitrage a essayé de déterminer des recommandations dans l'observation d'un voilier suspecté d'enfreindre la Règle 42 avant, pendant et après.
Elles figurent au verso du formulaire "Action du Comité de Réclamation sans instruction - Règle 67.
Elles comportent les observations générales portant sur le vent, les vagues, le voilier observé, les autres voiliers et l'observateur lui-même et des observations possibles relatives aux actions interdites prévues dans la Règle 42 (Pomper - Balancer - Saccader - Godiller - Virements de bord ou empannages répétés).
Les membres du Comité de Réclamation se doivent de l'étudier en application sur l'eau (rôle important du magnétophone)
L'ISAF a édité une cassette vidéo montrant des voiliers qui justement commettent des infractions à cette Règle 42. Les Membres de Comité de Réclamation peuvent la visionner, avec toutes les réserves à formuler du fait des modifications intervenues à cette Règle 42 dans les R.C.V. 97-2000.
VI. 2. 2. ARBITRAGE IMMÉDIAT OU DIRECT.
PRÉAMBULE
Depuis quelques saisons, la mise en oeuvre d'épreuves spécifiques comme le Match-Racing, la Course par Équipes, les défis inter clubs nécessitant de déterminer promptement le résultat d'une course, qui sert d'éliminatoire, pour participer aux étapes suivantes de la ou des manifestations ultérieures, a soulevé deux questions :
* l' application de la Règle 70-4, c' est à dire la suppression du droit d'appel pour ces
manifestations sous réserve de l'autorisation de l'Autorité Nationale.
** la mise en oeuvre de modalités d'arbitrage immédiat, de par l'impossibilité d'instruire des
réclamations éventuelles, selon le processus habituel.
".....De plus, si l' Avis de Course et les Instructions de Course le prescrivent, le droit d'appel peut être supprimé sous réserve que :
a) il soit essentiel de déterminer rapidement les résultats d'une course qui qualifient un voilier pour concourir ultérieurement dans l'épreuve......." (Règle 70-4)
Ces modalités ont été expérimentées, puis affinées par une équipe d'Arbitres qualifiés.
L'Annexe D "Règles de Course par équipes" des R.C.V. 97-2000 n'est pas appliquée in extenso en FRANCE. Des Instructions de Course mises au point s'en inspirent, mais elles se substituent à cette Annexe D.
L'Annexe C "Règles du Match-Racing des R.C.V 97-2000 est appliquée en FRANCE.
VI. 2. 2. 1. De la nécessité de cet Arbitrage immédiat
Quelques observations
1 - Les modalités de recours prévues par le Chapitre 5 des R.C.V 97-2000 concernant la possibilité de réclamations pour des infractions aux Règles de course ne sont pas ou mal adaptées à ces formes de pratique qui consistent en définitive en un marquage étroit de l'adversaire.
En effet, l'établissement des faits serait très difficile à réaliser de la part du Comité de Réclamation à terre, de par les déclarations souvent contradictoires des deux adversaires, des faux témoignages des partenaires respectifs. Et l'on pourrait aller à l'encontre absolue du comportement d'auto-arbitrage qui doit régner dans les courses individuelles.
2 - La décision est immédiate et permet de continuer le déroulement des épreuves, sans souci du résultat, qui pourrait être modifié par une décision du Comité de Réclamation à la suite de réclamations.
Tout le temps disponible est consacré au déroulement des matches.
3 - Les résultats des matches et par suite de l'épreuve sont connus dès l'arrivée des concurrents et en règle générale - problèmes de jauge exceptés - ne seront pas modifiés.
De sorte que les Organisateurs peuvent distribuer, sans crainte, les récompenses et prix, même relativement importants.
De sorte, que les médias peuvent sans risque d'être démentis, publier des résultats très rapidement, et pourquoi pas anticiper en fonction des résultats des matches disputés.
4 - Le spectateur peut suivre et comprendre en temps réel le match qui se dispute. L'intérêt "publicitaire" pour le Club Organisateur en est renforcé.
5 - Le concurrent a, dans l'instant, la réponse à son interrogation, aussi bien, lorsqu'il fait l'objet d'une réclamation-protestation que lorsqu'il proteste-réclame lui-même.
.
Il apprend à faire respecter ses priorités, à reconnaître ses fautes, et rencontre, en un minimum de temps, un maximum de situations qui doivent lui permettre de progresser rapidement sur les plans tactique et règlement.
6 - A la lumière de l'expérience, si l'Arbitre n'était pas présent, le match risquerait de dégénérer rapidement, une réclamation appelant une autre réclamation.
VI. 2. 2. 2. De l'esprit de cet arbitrage immédiat pour les courses par équipes
PRÉAMBULE
L'Annexe D "Règles de Courses par équipes" des RCV 97-2000 n'est pas utilisée jusqu'à présent dans les compétitions "Courses par équipes".
En fait, c'est une autre conception s'inspirant de l'Annexe C "Règles de courses du Match-Racing" qui a été étudiée, mise au point depuis quelques années.
1 - Le concurrent qui réclame devra héler le concurrent contre lequel il réclame, montrer le pavillon de réclamation (pavillon rouge) et avertir immédiatement le Juge présent sur l'eau (Article 10-2-1 des I.C. des Courses par équipes)
La Règle D-2-1-a précise en effet :
"...Un voilier ayant l’intention de réclamer doit immédiatement héler l’autre voilier, et montrer son pavillon rouge....".
2 - L'esprit "d'auto-discipline" a été respecté.
C'est pourquoi le concurrent qui reconnaît avoir enfreint une Règle du Chapitre 2, pourra remédier à sa faute, en s'écartant suffisamment le plus tôt possible après l'incident, de tous les autres voiliers et tout en restant bien dégagé, effectuer une pénalité d'un tour complet. (Article 10-2-2 des I.C. des Courses par équipes)
La Règle D-2-1-b précise en effet :
"...Un voilier qui, lorsqu’il est en course, est susceptible d’avoir enfreint une Règle du Chapitre 2, sauf la Règle 14 ou la Règle D-1 peut effectuer une pénalité....".
3 - Il est évident qu'un concurrent qui aurait enfreint une Règle du Chapitre 2 et qui, après réclamation ne remédierait pas à sa faute, serait pénalisé par le Juge sur l'eau de deux tours (720°) (Article 10-2-3 des I.C. des Course par équipes).
Autrement dit, une réclamation étant annoncée correctement, le réclamé peut reconnaître, s'il y a lieu, sa faute et y remédier en conséquence, mais il peut ne pas être convaincu de son erreur, et à son tour porter réclamation normalement.
"...Le voilier réclamant peut montrer un pavillon jaune et demander une décision en hélant "ARBITRE"....". (Règle D-2-3-a)
Le Juge sur l'eau est alors obligé d'intervenir avec deux solutions possibles :
* ou bien, il considère qu'aucune infraction n'a été commise, ou bien il ne peut déterminer le voilier qui a commis l'infraction. Il indique alors, par un pavillon Vert "Pas de pénalité, l’incident est clos" et les concurrents peuvent continuer la course.
* ou bien, il peut se prononcer et à ce moment là en montrant un pavillon rouge, applique l'article précédent, c'est-à-dire pénalise le fautif de deux tours complets (720°)
4- Dans le cas où le(s) voilier(s) ne se conformerait(ent) aux injonctions du Juge sur l'eau, l’Arbitre peut imposer un ou plusieurs tours supplémentaires de 360° en hélant en conséquence, ou l’Arbitre peut faire un rapport de l’incident à un Comité de Réclamation qui peut pénaliser davantage le voilier concerné.
5 - Règles du Chapitre 3.
5-1 Application de la Règle 31-1 "Abordage d'une marque".
En cas d'abordage d'une marque, le concurrent pourra de lui-même se racheter conformément à la Règle 31-1 des RCV 97-2000.
S'il n'y a pas réparation du concurrent en infraction, et en cas de réclamation, et/ou quand le Juge sur l'eau en a été témoin, celui-ci infligera une pénalité de deux tours complets (Article 10-3-1 des I.C des Courses par équipes).
5-2 Application de la Règle 24 "Propulsion"
Lorsque les actions interdites dans cette Règle ont permis, de manière évidente, à un concurrent d'obtenir un avantage (gain de distance, gain en places, gain de priorité) quand il y a eu réclamation d'un autre concurrent, et/ou quand le Juge sur l'eau en a été témoin, le Juge sur l'eau pourra disqualifier le concurrent fautif avec ou sans avertissement préalable (Article 10-3-2 des I.C. des Courses par équipes)
REMARQUE
Il était difficile d'appliquer les modalités prévues pour les infractions au Chapitre 2 à ces deux Règles essentielles du Chapitre 3 et 4. En effet, un concurrent n'est pas obligatoirement témoin lors d'une infraction à ces Règles, trop absorbé par la conduite de son propre voilier. De sorte que, cette infraction pouvait ne pas être sanctionnée du fait de l'absence de réclamation. C'est pour cela, que dans ce cas, le Juge, témoin de l'infraction, pourra agir de sa propre initiative.
6 - Réclamations basées sur d'autres Règles et demandes de réparation.
6-1 Un voilier peut réclamer contre un autre voilier pour une infraction supposée aux Instructions de Course ou une Règle autre que celles indiquées ci-dessus ou peut demander réparation conformément à la Règle 62.
Quelques exemples :
- l'autocollant portant le numéro d'identification sur la coque a disparu.
- un voilier n'a pas respecté une Règle de Jauge prescrite par la Classe.
- à la suite d'un abordage, un voilier endommagé a été obligé d'abandonner et demande réparation.
Une telle réclamation doit être signalée au Comité de Course aussitôt après avoir fini la course, en montrant le pavillon de réclamation (pavillon rouge).
A la suite de la course ou du tour éliminatoire, les Juges devront recueillir, de la manière qui leur semblera appropriée, les témoignages qu'ils estimeront convenables, et pourront prendre une décision qui pourra être communiquée oralement (Article 10-4-1 des I.C. des Courses par équipes).
6-2 Les Juges pourront décider qu'un voilier a enfreint une Instruction de Course ou une Règle autres que celles indiquées ci-dessus (Chapitre 2, Règles 31-1 et 42) et pourront communiquer leur décision oralement (Article 10-4-2 des I.C. des Courses par équipes).
Autrement dit, les Juges pourront de leur propre autorité, sans réclamation préalable, instruire et sanctionner une infraction à une Règle autres que celles sanctionnées sur l'eau.
7- Appels
Il n'y aura pas d'appel sur les décisions rendues par les Juges (Article 10-5 des I.C. des Course par équipes).
REMARQUE
Conformément à la prescription fédérale adjointe à la Règle 70 "Droit d'appel" des RCV 97-2000 une autorisation écrite préalable doit être obtenue et affichée au tableau d'affichage officiel pendant la compétition.
Dans la pratique, il revient à la Commission Centrale d'Arbitrage de délivrer aux Organisateurs cette autorisation écrite préalable.
8 - Règles de Course spécifiques aux Courses par équipes.
Les Instructions de Course de l'épreuve considérée préciseront les Règles des RCV 97-2000 non appliquées ou éventuellement modifiées.
Ces Règles dites de "navigation" devront être étudiées très attentivement par les Juges désignés sur l'épreuve afin de s'en imprégner fortement avant d'aller sur l'eau.
Il faut citer, les principales Règles utilisées modifiées et regroupées dans l'Article 10-1 des I.C. des Courses par équipes
8-1 La Règle 17-2, modifiée, ne comporte pas le cas où le voilier en route libre derrière choisit une route sous le vent du voilier en route libre devant, de sorte, que ce dernier peut abattre en dessous de sa route normale.
8-2 Les Règles de priorité peuvent ne pas être respectées entre voiliers d'une même équipe, mais si un contact se produit et qu'aucun des voiliers ne répare immédiatement, le Juge sur l'eau pénalisera l'un des deux voiliers de deux tours complets (720°) en principe, le voilier qui a commis l'infraction.
8-3 Un voilier sur une section de parcours ne peut "aller chercher" un adversaire sur une autre section de parcours.
8-4 Il convient d’ajouter à la Règle 18-4 : cette Règle s’applique seulement si le voilier à l’intérieur a établi un engagement depuis la position en route libre derrière.
8-5 Il convient d’ajouter à la Règle 16 : la non possibilité pour le voilier tribord de modifier sa route si cela oblige immédiatement le voilier bâbord à modifier sa route.
CONCLUSIONS
Il est évident que les modalités de cet Arbitrage direct, prévues dans les Instructions de Course utilisées actuellement, lors des épreuves "Courses par équipes" telles que les Coupes de France ou l'Open de Touraine, ne sont pas immuables.
Au fur et à mesure de leur mise en pratique, des modifications ou adaptations sont faites pour améliorer cet Arbitrage.
Le fait du jugement immédiat sans appel demande à s'interroger sur les qualités dont devraient faire preuve les Juges pour assumer ces nouvelles responsabilités.
POURQUOI ?
Les actions d'attaque et de défense de la part des concurrents sont très rapides, de sorte que les images de leurs positions respectives se succèdent aussi rapidement. Il convient donc pour le Juge observateur de procéder, à chaque instant, à l'analyse de la situation dont le caractère évolutif est évident.
Autrement dit, sans préjuger de la décision d'un concurrent de porter réclamation ou non, le Juge doit être à même à chaque instant de pouvoir appliquer telle ou telle Règle correspondant à la situation donnée à un instant déterminé.
On pourrait s'interroger sur les qualités nécessaires que devrait posséder un Juge pour réaliser ces processus mentaux d'analyse et de synthèse.
- Avoir une connaissance approfondie des Règles de Course Internationales, en particulier celles du Chapitre 2 et les Annexes s'y rapportant.
- Avoir une grande expérience d'un Comité de Réclamation.:
- Avoir une bonne compréhension des déplacements des voiliers en match-racing ou en courses par équipes.
- Avoir une bonne expérience de la pratique de la compétition sportive.
- Etre capable de décider en quelques secondes dans des conditions de pression psychologique.
- Etre capable de rester de longues heures, plusieurs jours consécutifs sur l'eau sur de petits bateaux, dans toutes les conditions de mer et de vent.
CONCLUSIONS DU CHAPITRE VI
- Si un Comité de Course peut, à la rigueur, insuffisamment connaître certaines Règles de procédure propres aux Juges, il est quasiment impossible à un Juge de ne pas être instruit des problèmes relatifs à la conduite de la Course. Comme l'expérience de la compétition peut lui être bénéfique, l'expérience en tant que Comité de Course lui assurera une plus grande compréhension des actions du Comité de Course indiscutable à une sage prise de décision immédiate, il pose la question de la responsabilité des coureurs quant à la pratique d'une sorte d'autodiscipline qui avait l'avantage de participer à la formation morale de l'individu.
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QUESTIONS RELATIVES A
L'ETUDE DU CHAPITRE VI
1
- Le parcours prévu à l'Annexe aux Instructions de Course est un parcours classique - Triangle isocèle rectangle - Par suite de la présence d'un haut-fond, le parcours est légèrement "aplati". Un concurrent B dépose une demande de réparation .Que peut décider le Comité de Réclamation ?
2 - Les bouées utilisées pour l'implantation de deux parcours juxtaposés sont peu différenciées de par la forme et la couleur de sorte que des concurrents après avoir contourné la marque de près pour leur parcours se dirigent et contournent la marque de près de l'autre parcours au lieu et place de leur marque de largue. Le Comité de Course réclame contre le voilier et établit un rapport.
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
3 - Trois voiliers A - B - C - prennent un départ anticipé. Le Comité de Course envoie le pavillon "X" mais la corne de brume utilisée pour les signaux sonores est hors d'usage. A et B reviennent à proximité du bateau Comité pour prendre un départ correct. C prés de la marque opposée continue la course. Le Comité de Course classe C comme OCS. C établit une demande de réparation.
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
4 - Le Comité de Course a affiché le cap approximatif de la première marque de parcours avant le signal d'avertissement. Il décide d'effectuer un changement de parcours après le bord de vent arrière. Mais le bateau commissaire n'affiche pas le cap de la ligne d'arrivée, comme le pres crivait un Article des Instructions de Course. Un concurrent demande réparation.
.
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
5 - Lors du premier bord de près d'une course en planches à voile, le vent faiblit. Un concurrent établit une demande de réparation en vertu de la Règle 62-a. Le Comité de Course n'aurait pas respecté un article des Instructions de Course qui prévoyait :
"Limite de vent : après le départ, la manche devra être annulée ou réduite si la vitesse moyenne du vent tombe d'une manière durable au dessous de six noeuds sur une section quelconque du trajet qu'un concurrent doit emprunter pour faire le parcours prescrit dans un minimum de temps"
.
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
6 - Dans des conditions de mer difficiles - nombreux abandons - le Comité de Course décide une modification de parcours avant le second bord de près : bateau-commissaire - pavillon "C" - tableau pour le cap - signaux sonores brefs.
Un groupe de concurrents en tête de la course va virer la première marque au vent. Le Comité de Course réclame contre ces concurrents pour infraction à la Règle 28 "Effectuer le parcours".
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
7 - Trois séries A - B - C courent sur le même parcours. Le Comité de Course décide de réduire le parcours après le second bord de près. Il établit la ligne d'arrivée au vent de la marque au vent telle qu'elle avait été définie pour un parcours normal. Un coureur de la première série établit une demande de réparation du fait que les Instructions de Course prévoyaient qu'en cas de réduction de parcours après le départ, l'arrivée se ferait conformément à la Règle "Signaux de Course" des RCV 97-2000.
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
8 - Après avoir contourné la marque de parcours au vent, les voiliers de tête commencent leur bord de largue mais la marque de parcours de largue s'est enfoncée. Le Comité de Course demande au bateau commissaire de se déplacer et de la remplacer en arborant le pavillon "M" et en émettant des signaux sonores. Le bateau se mouille alors que le voilier de tête est à 50 mètres environ. Un concurrent demande réparation
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
9 - Le voilier A tribord amures coupe la ligne d'arrivée de son étrave, mais est obligé d'abattre pour éviter une collision avec le voilier B bâbord amures qui vient aussi de couper la ligne. Au cours de la manoeuvre, le voilier A aborde la marque d'arrivée, effectue un tour pour se racheter et recoupe la ligne d'arrivée. Le voilier A porte réclamation contre B qui ne reconnaît pas sa faute (les Instructions de Course prévoient des pénalités en points)
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
10 - Une planche à Voile s'approche de la ligne d'arrivée, passe entre le bateau pointeur et la marque d'arrivée (il laisse la marque sur tribord), puis constatant sa méprise, il fait demi-tour, mais revient côté parcours en traversant la ligne d'arrivée (il laisse la marque d'arrivée sur tribord), enfin il coupe la ligne d'arrivée pour finir sa course .
Le Comité de Course enregistre "DNF", la planche en vertu de la Règle A-1-1. La planche demande réparation.
Que peut décider le Comité de Réclamation ?
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REPONSES AUX QUESTIONS AYANT
TRAIT A L'ETUDE DU CHAPITRE VI
1 - Le Comité de Réclamation est amené à ouvrir une instruction, en présence du Président du Comité de Course.
Le Comité de Réclamation doit se poser la question :
- le Comité de Course a-t-il commis une action inadéquate dans l'implantation du parcours prévu. De quelle importance ?
Si la réponse est positive, le Comité de Réclamation doit donc décider si la place d'arrivée de ce voilier dans la course a été aggravée de façon significative.
Tous les concurrents ont effectué le parcours dans les mêmes conditions de navigation - vent - courant - etc..., il ne semble pas que le concurrent réclamant ait été obligé, par l'implantation de ce parcours, de naviguer dans d'autres conditions. Le préjudice relatif par rapport aux adversaires ne semble pas établi et, même s'il existe, par exemple, de par une adresse supérieure au spi sur les largues, il ne peut être que minime.
Le Comité de Réclamation, semble-t-il, ne devrait pas accorder réparation.
2 - Au vu des réclamations et du rapport du Comité de Course, le Comité de Réclamation convoque, par voie d'affichage, les concurrents impliqués, en précisant la Règle enfreinte 28 "Effectuer le parcours".
Le Comité de Réclamation instruit, en présence du Président du Comité de Course et des coureurs, (Leur accord est nécessaire pour procéder à une instruction collective).
Les faits sont relativement faciles à établir - feuille de pointage à la bouée de largue - témoignage du Commissaire - témoignage possible du Commissaire à la bouée de l'autre parcours - etc....
En principe, la disqualification devrait être prononcée par le Comité de Réclamation (infraction à une Règle du Chapitre V).
Mais le Comité de Réclamation sera amené à s'interroger, à propos des arguments que les concurrents ne manqueront pas de développer :
- positions exactes des marques des deux parcours, les unes par rapport aux autres.
- forme et couleur des marques des deux parcours.
- force du vent et état de la mer.
- nombre de concurrents impliqués et leur rang de passage.
- aides éventuelles aux concurrents n'ayant pas commis l'infraction.
Le Comité de Réclamation sera amené à établir si les conditions dans lesquelles s'est déroulée la course permettaient un jeu loyal et sportif de la part des concurrents. De sa réponse découle une décision qui pourrait aller vers l'annulation de la course.
3 - La Règle 26-1
".......l'absence d'un signal sonore ne doit pas être prise en considération..."
ne s'applique que pour les signaux de départ, et un raté ou une erreur de temps du coup de canon ou de tout autre signal sonore ne doit pas être pris en considération.
Mais pour les autres signaux - rappel individuel - rappel général - réduction de parcours - annulation - etc...- ils doivent être accompagnés de signaux sonores.
L'exigence de la Règle 29-1 "Rappel individuel" en ce qui concerne l'émission d'un signal sonore est impérative. Quand il est en doute, un voilier n'a pas la responsabilité de répondre à un rappel lorsque le signal sonore n'est pas émis. (Cas IYRU 70)
En conséquence, le Comité de Réclamation doit examiner si le voilier C pouvait avoir un doute quant à son départ prématuré.
Dans l'affirmative - et la négative serait difficile à démontrer -, à moins que le voilier ait été seul largement en avant de la ligne dans la dernière minute, le Comité de Réclamation sera donc amené à lui donner réparation en le classant à son ordre d'arrivée.
REMARQUE
Si de nombreux voiliers s'étaient trouvés dans le cas du voilier C, le Comité de Réclamation devait s'interroger sur la régularité de la course. En effet, les dits voiliers partis prématurément auraient bénéficié d'un avantage réel, le Comité de Réclamation pourrait peut être amené à annuler la course et la faire recourir.
Il est évident que, dans le cas précis, le Comité de Course aurait du annuler la course (pavillon "N") dès l'incident, et reprendre une procédure de départ.
4 - L'omission du Comité de Course au sens de la Règle 62 est établie.
Le Comité de Réclamation doit donc décider (Règle 62) si la place d'arrivée du voilier a été aggravée d'une façon significative, et pour lui permettre de donner une réponse à cette question, le Comité de Réclamation sera amené à examiner :
- le rang de passage à la bouée sous le vent et le rang d'arrivée.
- les conditions qui auraient du permettre au concurrent de déterminer, sinon l'amplitude de la variation de
cap, tout au moins le sens positif ou négatif de cette variation.
- position des voiles au vent arrière.
- cap au près aussitôt la marque sous le vent franchie comparée aux précédents bords de près.
- choix de la route des concurrents qui le précédent - etc...
Si le Comité de Réclamation considère que la place d'arrivée n'a pas été aggravée de façon significative, la demande de réparation ne sera pas fondée.
5 - Le Comité de Réclamation doit ouvrir une instruction en présence du Président du Comité de Course mis en cause.
Il doit prendre note de l'argumentation du concurrent justifiant sa demande : sur quels critères s'appuie-t-il pour affirmer que la vitesse du vent n'était pas supérieure ou égale à 6 noeuds d'une manière durable.
Il doit prendre note des observations faites par le Comité de Course puisqu'il s'agit de la vitesse mesurée sur le Bateau du Comité de Course mais aussi sur le bateau du commissaire au vent.
Remarquons que, dans les recommandations édictées par la Commission Technique Planche à Voile, au paragraphe 9-3, il est précisé qu'il s'agit de la moyenne des vitesses sur quelques secondes mesurées, en un point donné, et non de la vitesse instantanée.
Mais cette recommandation n'a absolument aucune valeur de Règle contrairement à ce que croient certains concurrents et il ne peut en être fait état.
Le Comité de Réclamation sera amené à prendre en considération ces observations chiffrées et à nouveau, à s'interroger si la place du concurrent a été aggravée de façon significative avant de prendre une décision.
Mais, il est évident que le Comité de Réclamation devra tenir compte de la Règle 64-2 avant d'annuler éventuellement cette manche.
"...S'il y a un doute sur les faits ou sur les résultats probables de tout arrangement pour la course ou la série, spécialement avant d'annuler la course, le Comité de Réclamation doit recueillir les témoignages de sources appropriées......"
REMARQUE
La Règle 42 "Propulsion" n'étant plus appliquée au sens strict pour les planches à voile, le Comité de Course doit être très vigilant et ne pas hésiter à appliquer cet Article des Instructions de Course Type.
La Règle 42 est modifiée comme suit :
".....Une planche à voile ne doit pas être propulsée que par l'action du vent sur la voile, par l'action de l'eau sur le flotteur et par les actions sans aide du concurrent...." (Règle B-4-1)
6 - Le Comité de Réclamation ouvre une instruction en présence du Président du Comité de Course.
Il convient de déterminer d'abord si la Règle 62-a s'applique. Autrement dit, le Comité de Course a-t-il commis une action inadéquate ou fait une omission qui aurait aggravé d'une façon significative la place de ces voiliers sans qu'il y ait eu faute de leur part.
Des questions se poseront.
Les obligations précisées dans les Instructions de Course ont-elles été correctement exécutées ?
Autrement dit, les concurrents ont-ils été informés d'une manière efficace compte tenu des conditions de mer difficiles ?
La présence de la première marque au vent non relevée pouvait-elle induire les concurrents en erreur ?
Le bateau commissaire à cette marque était-il toujours en place augmentant ainsi les risques d'erreurs ?
Les bouées utilisées étaient-elles bien différentes et visibles par mer formée ?
En résumé, les réponses à ces questions justifient-elles et excusent elles l'erreur de parcours commise par les concurrents.
- Dans la négative, la faute incombe aux concurrents et la Règle 62-a ne s'applique pas. Les concurrents seront disqualifiés pour infraction à la Règle 28 "Effectuer le parcours"
- Dans l'affirmative, le Comité de Réclamation considérant que les conditions de course n'ont pas permis la pratique d'un jeu loyal serait amené à annuler la course et à la faire recourir.
REMARQUE
La Règle A-1-1 donne pouvoir au Comité de Course de classer "DNF" tout voilier qui ne finit pas au sens de la définition.
Mais, un Comité de Course doit réclamer contre le voilier et établir un rapport au Comité de Réclamation pour toute infraction à la Règle 28 "Effectuer le parcours". Il revient au Comité de Réclamation de disqualifier ou non les concurrents.
7 - Le Comité de Réclamation ouvre une instruction en présence du Président du Comité de Course qui ne peut que confirmer les faits, en particulier la mise en place de la ligne largement au vent de la marque de parcours au vent.
Le concurrent, persuadé que la ligne était positionnée à la marque de parcours, avait adapté sa tactique en conséquence et désorienté de ne pas la trouver, considérait avoir été lésé.
Le Comité de Réclamation est amené à replacer l'action de ce coureur dans l'ensemble de la course, fin du bord de près, mais aussi sur le parcours jusqu'à la ligne d'arrivée très éloignée. Le Comité de Réclamation serait donc amené à donner réparation, en application de la Règle 64-2, plutôt que d'annuler la course et la faire recourir.
REMARQUE
Si la confusion avait concerné, une partie importante de la flotte, le Comité de Réclamation aurait été conduit à annuler la course.
Aucune demande de réparation n'ayant été formulée par un coureur des séries B et C , le Comité de Réclamation n'aurait pas à annuler la course de ces deux séries.
8 - Le Comité de Réclamation instruit la demande, en présence du Président du Comité de Course, et cite comme témoin le Commissaire.
La seule question qu'il convient de poser est celle-ci.
- Le Comité de Course a-t-il remplacé la marque, à savoir par le bateau commissaire portant le pavillon "M", en temps voulu pour que les voiliers puissent la contourner ?
Si la réponse est affirmative, la demande de réparation n'est pas recevable sur le fond, la place d'arrivée du voilier n'a pas été aggravée d'une façon significative.
REMARQUE
Il est évident que si le bateau commissaire n'avait pas, en temps voulu, remplacé la marque manquante (impossibilité de se déplacer - absence de pavillon "M"), le Comité de Réclamation aurait été amené à annuler la course (Règle 32-d) et à la faire recourir.
9 - Le Comité de Réclamation convoque les voiliers A et B, au vu de la réclamation du voilier A contre le voilier B, et cite le Commissaire à l'arrivée comme témoin.
Le voilier B, qui n'a pas satisfait aux exigences de la Règle 44-3 ne reconnaît pas son infraction avant l'instruction.
Le Comité de Réclamation procède à l'instruction de la réclamation du voilier A. Il sera amené à déterminer si le voilier B était encore en course lorsque l'incident s'est produit. Il avait, certes, fini la course au sens de la définition, mais comme il n'avait pas suffisamment dégagé la ligne d'arrivée et les marques d'arrivée, il était toujours en course et était soumis aux Règles de course.
"...Un voilier est en course depuis son signal préparatoire jusqu'à ce que soit il ait fini et dégagé la ligne et les marques d'arrivée....."
En effet, si le voilier B avait largement dégagé la ligne d'arrivée et la marque, le voilier A n'aurait pas abordé la dite marque. En vertu de la Règle 10 le voilier B sera disqualifié.
REMARQUE
Si le Comité de Réclamation avait considéré que le voilier B avait largement dégagé la ligne d'arrivée et la marque, il n'était donc plus en course et il appartenait au voilier A de manoeuvrer de façon à ne pas aborder la marque. La réclamation du voilier A ne serait donc pas fondée, mais dans cette éventualité, le voilier A était soumis à la Règle 31-1 et le fait de se racheter et de couper la ligne lui permettait de finir la course au sens de la définition. (le témoignage du Commissaire à l'arrivée serait primordial pour établir les distances des voiliers par rapport à la ligne d'arrivée)
10 - Le Comité de Réclamation instruit la demande de réparation. La question posée est simple.
- Le Comité de Course pouvait-il enregistrer la planche "DNF" ?
La planche n'a pas fini la course au sens de la définition puisqu'elle n'a pas coupé la ligne d'arrivée dans le sens de la route depuis la dernière marque. La planche doit être considérée comme n'ayant pas fini, et le Comité de Course pouvait prendre cette décision sans instruction.
Mais le Président du Comité de Course pouvait réclamer contre le voilier et établir un rapport au Comité de Réclamation concluant à l'infraction à la Règle 28 "Effectuer le parcours". Le Comité de Réclamation aurait instruit et aurait disqualifié la planche.
La planche aurait dû revenir sur ses pas, repasser entre la bouée en la laissant à tribord et le bateau commissaire, puis recouper la ligne d'arrivée en venant de la dernière marque. Le filin tendu aurait laissé la marque à bâbord comme l'impose la Règle 28.
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