Votez pour le Marin de l'Année 2008 !

 


> Services FFVoile > Développement > Voile et cohésion sociale > Interview : Nautisme Insertion


 

Interview de Luc Diard, médiateur « nautisme insertion » en baie de Morlaix

Représentant du projet second du TopClub FFVoile

 

Pouvez nous décrire le projet que vous avez présenté pour l'appel à projet « voile et cohésion sociale » ?

 

Depuis Juillet 2001, le Département du Finistère impulse un programme « médiation nautisme, insertion sociale et handicap » permettant aux centres nautiques de la Baie de Morlaix de se rapprocher des publics ordinairement absents des pratiques nautiques.

L'action menée consiste à limiter les freins à la pratique pour les publics urbains et ruraux émargeant aux dispositifs et structures à caractère social, prévention, animations de quartiers et handicap : freins financiers, craintes, inhibitions physiques et sociologiques, contraintes matérielles, contacts humains…

L'action proposée dans le cadre de l'appel à projet FFV et cohésion sociale consiste donc à conforter cette expérimentation et la faire reconnaitre.

Preuve est en effet apportée que les activités nautiques développent des qualités physiques sur le plan moteur et sensitif, contribuent à l'enrichissement personnel et au développement des notions de vie collective, introduisent de l'autonomie et des notions de respect des individus et de l'élément naturel, accentuent la dimension culturelle locale forte sur un territoire tourné vers la mer.

 

 

Qu'est ce qui selon vous fait la force de votre de projet ?

 

L'adhésion des centres nautiques à des actions sortant des pratiques habituelles

Le principe du projet construit en amont qui permet de garantir les objectifs des structures du social et du handicap qui mobilisent leurs publics.

Des séances adaptées qui se différencient des programmes habituellement proposés

Des professionnels du nautisme à la « fibre sociale » qui vont vers les publics

Des relations établies au fil du temps qui créent les meilleures conditions de pratiques en toute sécurité tout au long de l'année

 

Dans quelle mesure ce projet a-t-il un impact positif sur les bénéficiaires ?

 

C'est la régularité des interventions, des habitudes prises, la relation établie qui instaure « naturellement » la confiance individuelle. Elle permet également une perception différente des individus dont les acteurs du social et du handicap s'alimentent pour mesurer les progrès constatés.

 

Comment mesurez vous cet impact?

 

Seule une connaissance mutuelle des acteurs et des publics peut permettre d'adopter communément une méthodologie d'intervention.

Chaque structure met en relation ses propres finalités (insertion, prévention, animation sociale, gestion du handicap…) avec les objectifs des centres nautiques qui seront retenus en fonction des outils qu'ils proposent au service de programmes permettant :

Une capacité à s'adapter aux publics

Des supports différenciés

Des encadrants techniques disposés à s'investir sur des actions construites en amont

 

Le long travail de connaissance des partenaires associés et des publics permet de fixer collectivement des objectifs intermédiaires qui permettront une évaluation en cours de programme.

Ainsi les séances organisées tiennent t elles comptent de la réactivité des publics, de leur capacité à aller « plus loin » ou au contraire de réduire les consignes.

Ainsi construites ensemble en amont les actions collectives font enfin l'objet d'un retour concerté entres les partenaires et les publics, soit « à chaud » en cours de séance, soit lors de rencontres prévues à cet effet.

La mission du médiateur permet également dune évaluation régulière et la formulation de nouveaux projets.

 

Quelles ont les difficultés que vous rencontrez dans la mise en place des actions ?

 

L'accès aux activités nautiques pose un frein financier qui suppose d'activer les différents dispositifs existant et un fastidieux travail de montage de fiches projet.

L'importance de placer les publics dans les meilleures conditions de confort, de sécurité et de convivialité demande des moyens complémentaires (fourniture d'équipements, repas collectifs, transports, accompagnements individuels, temps de préparation…)

Les conditions météorologiques imposent souvent la nécessité de prévoir des activités de substitution.

 

Comment envisagez-vous vos actions futures en faveur des personnes en difficulté sociale ?

 

Accentuer d'avantage encore l'objectif insertion dans un paysage ou le milieu marin fait partie intégrante de la culture locale.

S'appuyer sur cette ressource de proximité, sur la relation établie entre les acteurs du nautisme et ceux du social pour associer les jeunes les plus marginalisés à des actions valorisantes qui mettent en évidence leurs compétences et leur donnent un place entière et reconnue sur le territoire.

 

 

 

 

Fédération Francaise de Voile 2006 - 17 rue H. Bocquillon - 75015 Paris - Tel : 01 40 60 37 00 | Conditions générales d'utilisation | Crédits |